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Général fait sonner la charge contre de bruits de couloir

Le Général fait sonner la charge contre de bruits de couloir

Utiles mises au point et clarification du Général Salimou Mohamed Amiri

Par ARM

     Ce lundi 26 octobre 2015, le taiseux Général Salimou Mohamed Amiri fait donner de la voix. Il a fait sonner la charge contre les rumeurs de bouchère qui polluent le climat politique dans des Comores qui suffoquent sous les effets conjugués des supputations, conjectures, suppositions hasardeuses et affirmations gratuites. Il a accordé une interview à Mme Mariata Moussa du journal gouvernemental Al-Watwan (p. 6) et tord le cou aux bruits de couloir, la plus grande spécialité politique des Comores. S’expliquant sur les facteurs saillants et les soubresauts de l’alliance qu’il essaie de mettre en place en vue des élections de 2016 avec Mohamed Abdouloihabi et Mzé Abdou Soulé Elbak, il déclare que «nous avons lancé une alliance qui s’est fixée comme objectif de produire la meilleure équipe possible et mobiliser l’adhésion des Comoriens pour assurer une victoire en 2016. Au sein de cette alliance, se trouvent les candidats à tous les niveaux (gouvernorats et l’Union) et nos équipes ont travaillé d’arrache-pied pour la mise en place d’un programme de développement commun. Un projet de société à partir duquel nous devons discuter et trouver les moyens de désigner la meilleure équipe pour les postes de Président de l’Union, des Vice-président et des Gouverneurs». Il saisit l’occasion pour expliquer qu’il est hasardeux de confondre information et rumeurs de sorcières, notamment sur son alliance avec les acteurs politiques précités: «Par rapport à l’échec des négociations que vous venez d’évoquer, à moins d’avoir des informations dont je ne dispose pas, je dirais plutôt que nous avions des divergences au niveau des critères à adopter et de la procédure à suivre pour désigner ces candidats dans la plus grande transparence. Finalement, Mohamed Abdouloihabi a préféré quitter l’alliance, mais les discussions se poursuivent avec les autres».

     On sait que le Général Salimou Mohamed Amiri, alors chef d’État-major de l’Armée nationale de Développement (AND), n’avait qu’à ramasser le pouvoir politique en mai 2010 pendant qu’Ahmed Sambi s’incrustait obstinément et anticonstitutionnellement à la Présidence de la République, en divisant les Comoriens. Son sens du devoir, cher à Ibrahim Abdou Saïd, le lui interdisait et cela lui a coûté bon face à un Ahmed Sambi qui ne voulait pas d’obstacle à la réalisation de son projet anticonstitutionnel de Président à mort et jusqu’à ce que mort s’ensuive.

     Et pourquoi a-t-il des ambitions politiques et présidentielles aujourd’hui alors qu’hier il regardait le monde politique comorien avec suspicion et réserve? Sa réponse a la limpidité de l’eau de roche: «Il est normal pour un militaire qui se respecte de se méfier de la politique et des politiciens. Je me rappelle que la loi portant statut des militaires stipule que le militaire en état de service peut avoir des opinions, y compris politiques, mais le plus important à savoir, c’est le cadre et le contexte dans lesquels ces opinions sont exprimées. Ces opinions doivent être exprimées partout sauf en public, et dans la discrétion et la réserve recommandées à tous les militaires. Quand j’étais en activité, j’ai choisi de me tenir loin de la politique et des politiciens pour éviter une politisation de l’armée, qui était, hier, minimale ou plutôt velléitaire, et qui est devenue aujourd’hui une réalité. Pourquoi ai-je décidé de me lancer dans la politique dans ce contexte? Tous les indicateurs sont au rouge et quand on se rend compte que nous avons un pays, aujourd’hui, qui n’a ni eau, ni électricité, ni route, j’ajoute à cela le risque de dislocation, ce serait irresponsable de ma part de rester indifférent face à la paupérisation permanente des Comoriens. Le pays a besoin de personnes neuves. Je crois faire partie de ces personnes puisque je n’ai jamais été en politique. Pour s’en sortir, le pays a besoin de personnes qui ont le sens du devoir, de responsabilité, du dévouement au service de notre pays, et sur ces points, beaucoup de nos concitoyens m’ont dit que je possède certaines de ces qualités. Depuis mon placement en résidence surveillée en 2010, ils m’ont demandé de me porter candidat aux élections de 2016. Je prends cela comme un appel au devoir et j’ai décidé de répondre à cet appel». Une fois encore, on retrouve le fameux «devoir national» d’Ibrahim Abdou Saïd.

     Et quand Mme Mariata Moussa signale que «certains interprètent votre candidature comme une sorte de revanche contre vos adversaires, tant politiques que militaires», l’enfant de Dzahadjou-Hambou sursaute comme piqué par un essaim des guêpes affamées avant de répondre méthodiquement: «Réduire mes ambitions au service de mon pays est quelque chose qui ne peut pas ne pas me révolter puisque, c’est considérer que je fais de la politique pour assouvir mes pulsions et mes fantasmes. Je pense que ce n’est pas cela le sens de la politique et la gouvernance d’un pays. J’ai toujours été au service de mon pays et j’ai toujours considéré que l’intérêt supérieur de la nation passe avant mon intérêt personnel. Je pense que les aléas liés à ma modeste personne n’équivalent pas au besoin urgent et impérieux de redressement national. Un besoin qui doit être l’œuvre de tous les Comoriens et Comoriennes et pour les Comoriens et Comoriennes. Si des personnes ont enfreint la Loi, que ça soit à mon détriment ou au détriment d’autres, il est normal que ces personnes répondent de leurs actes devant la Loi, hier, comme aujourd’hui ou demain. Cela est normal dans tout État de Droit, respectueux de sa population».

     Si au moins, ceux qui causent le malheur des Comoriens, notamment en assassinant des Comoriens pour faire accuser d’autres injustement pouvaient «répondre de leurs actes» devant la Justice! Si seulement ces assassins pouvaient être entendus par la Justice et subir sa sanction! Il n’y aura pas de paix aux Comores tant que le plus grand assassin des Comores, celui qui a été l’instigateur et le commanditaire de l’assassinat du Lieutenant-colonel Combo Ayouba avant de faire porter le chapeau à autrui, n’a pas répondu de ses crimes odieux devant la Justice. Cet homme horrible et horrifiant a sa place en prison et non dans un Palais présidentiel. Que chacun reste à sa place, et les vaches seront mieux gardées. Aucun État ne peut se payer le luxe de placer dans un Palais présidentiel un assassin qui a utilisé son pouvoir politique personnel pour briser des vies individuelles et familiales, et qui a le culot de se poser en sauveur. Et quand on sait que cet homme a entraîné les Comores dans les bas-fonds du sous-développement et menace les Comores des pires choses, on ne peut qu’être révolté par ses excès et ses outrances.

     On retient de l’interview du Général Salimou Mohamed Amiri l’incarnation d’une vraie opposition républicaine et démocratique, contrairement à celle des revanchards haineux et obsédés de pouvoir qui menacent les Comoriens de «chaos». Ceux qui connaissent le Général Salimou Mohamed Amiri savent qu’il n’est pas homme à vivre dans les vengeances et dans les revanches interpersonnelles. Il lui sera difficile, voire impossible, de jeter la rancune à la rivière parce qu’Ahmed Sambi s’était jeté sur lui avec la hargne d’une bête sauvage assoiffée de sang, mais l’homme de Dzahadjou-Hambou s’en remet à Dieu et à la Justice. Il sait qu’un jour, la Justice finira par passer et qu’il ne voudra pas être l’exécuteur de la Justice qui débarrassera les Comores de la présence politique néfaste d’Ahmed Sambi. Le coup viendra ailleurs. Il viendra. Les Comoriens vivent très mal les prétentions de cet homme habitué à faire le mal partout où il pose son regard. On ne peut pas faire autant de mal aux gens à titre individuel et à tout un pays et vivre en paix. Un jour ou un autre, ce qui doit arriver arrivera. Le Général Salimou Mohamed Amiri pense à l’avenir et non à un passé douloureux et injuste, mais d’autres pensent que ce qui lui est arrivé doit être tranché par la Justice, et si cette dernière continue à se comporter de façon indigne et irresponsable, l’affaire se réglera ailleurs, par des voies extrajudiciaires. Les Comoriens sont très fâchés contre Ahmed Sambi et finiront par exprimer bruyamment leur colère un jour contre leurs ennemis. Et ces ennemis sont clairement identifiés. La gentillesse naturelle des Comoriens affichera un jour ses limites…

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 28 octobre 2015.

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