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Hachim Saïd-Hassane pavoise et se frotte les mains

Hachim Saïd-Hassane pavoise et se frotte les mains

Ses partisans plastronnent et crient «Hachim, Président!»

Par ARM

     De nouveau, les partisans de Hachim Saïd-Hassane sont dans une ébullition proche de l’éruption volcanique. Souriant d’une oreille à une autre, ils hochent la tête d’un air entendu et se contentent de dire: «Vous allez voir ce que vous allez voir parce que Sultan Hachim n’est pas candidat à cette élection présidentielle pour jouer le rôle de raccommodeur de porcelaine, mais pour gagner. Et ceux qui n’ont pas encore compris cela vont bientôt s’en mordre les doigts. Chaque jour, il fait un pas dans la direction voulue, celle de la victoire lors de l’élection présidentielle de 2016». Naturellement, quand on est normalement constitué et qu’on assiste à une telle envolée lyrique, on est obligé de chercher à en savoir plus. Et c’est en ce moment que les choses commencent à devenir très intéressantes parce que Hachim Saïd-Hassane vient de voir son nom apparaître sur les pages de la Lettre de l’océan Indien (LOI) avec la question de savoir s’il sera le Président que les Comoriens vont élire en 2016. Et comme on sait, la LOI est une lettre confidentielle destinée aux décideurs mais à laquelle peuvent s’abonner tous ceux qui en ont les moyens. Pourquoi? Parce qu’elle est connue pour la fiabilité de son information, une information qui ne court pas les rues puisqu’il s’agit de la crème de l’information. Pour tout dire, il n’y a pas un seul chercheur sérieux travaillant sur un ou plusieurs pays de l’océan Indien qui ne se documente pas sur cette lettre confidentielle qui, si elle a jugé nécessaire de parler des chances de Hachim Saïd-Hassane à l’élection présidentielle de 2016, c’est parce que le descendant d’une longue lignée de Sultans de la Grande-Comore dont la généalogie remonte jusqu’au Prophète Mohammed, sait ce qu’il veut. Et il veut quoi? Il veut devenir Président des Comores pour la période 2016-2021.

     Voici donc ce que nous apprend cet article très court du 4 décembre 2015 intitulé «Hachim Saïd Hassane, un descendant de sultan bientôt président?» et publié à la rubrique «Hommes d’influence», et dont chaque mot, pesé sur une balance d’orfèvre très radin et sur celle d’un bijoutier très pingre, vaut son pesant d’or: «Ambitieux Hachim Saïd Hassane? Assurément Et la présence du patron de la Fondation des Comores aux côtés de François Hollande, lors de l’hommage national aux victimes des attentats du 13 novembre à Paris, n’a fait que le conforter dans ses aspirations à remporter la présidentielle de 2016 aux Comores. Déjà, après avoir présenté en janvier les condoléances de la communauté comorienne de l’Hexagone aux autorités françaises, il avait été reçu le 23 février par la conseillère Afrique de l’Élysée, Hélène Le Gal. S’il n’a pas constitué de parti, l’arrière-arrière-petit-fils du sultan Ahmad Mugni Mku considéré comme le fondateur des Comores n’est pas un inconnu en politique. Disposant de la double nationalité franco-comorienne, il a été conseiller de l’exsénateur et maire de Nice, Jacques Peyrat». La mention «le fondateur des Comores» est tout de même exagérée. Allons!

     Existe-t-il de l’exagération sur le reste du texte? «Pas le moins du monde», nous dit Hachim Saïd-Hassane, parce que l’homme de Foumbouni, dans le Mbadjini, dit mériter tout le bien qu’on dit de lui: «Souvent, on me reproche de mettre en avant mon ascendance. Je le fais non pas par forfanterie, mais parce que je souhaite que la chose ne soit pas une arme politique dont se serviraient certains contre moi. Alors, je crève l’abcès. Et personne ne peut venir ainsi me sortir mes origines familiales pour m’abattre sur le plan politique et électoral. Ambitieux, oui, je le suis, mais pas pour moi-même, mais pour les Comores, parce que j’ai les moyens de tirer mon pays vers le haut, et je ne peux pas attendre que les choses se fassent sans moi. Je suis partie prenante et non partie prise. Oui, je dirige la Fondation des Comores et avec elle, je réalise des projets très intéressants pour les Comores. Vais-je devenir le Président des Comores en 2016? Oui, la chose ne fait pas de doute. Je serai ce Président-là parce que les Comoriens voient en moi un homme qui veut du bien au pays. Je suis à l’écoute des Comoriens. Je connais leurs problèmes. On me dit que je suis jeune. Oui, je suis jeune, mais assez mature pour assumer mes responsabilités de prochain Président des Comores. Ce pays a besoin à la fois de jeunesse et d’expérience. Et puis, qui nierait tout le travail que je fais pour consolider les relations entre les Comores et la France? En tout cas, personne de sérieux. Et je travaille non pas pour moi-même, mais pour les Comores, pendant que je vois des gens se livrer à une gesticulation dramatique sans rien proposer aux Comoriens. Dieu est en conflit avec certains de ces gens qui n’auront même pas leur nom dans le bulletin de vote que leurs propres mamans vont glisser dans l’urne. Alors, il faudra que chacun assume ses responsabilités et évalue ses propres chances parce que je ne suis pas du genre à me présenter à l’élection présidentielle de 2016 juste pour faire du cinéma, mais pour être le prochain chef d’État des Comores. Et la nouvelle qui sera connue bientôt par les Comoriens permettra d’affirmer définitivement que je me présente à cette élection pour la remporter. Qui aura la patience d’attendre verra, et que Dieu nous prête longue vie».

     Hachim Saïd-Hassane est très mystérieux quand il parle de certaines choses qui sont en cours. Quand on lui demande de quoi il s’agit, il se contente d’afficher son sourire le plus énigmatique et de dire, un rien sibyllin, «chaque chose en son temps». Oui, d’accord, «chaque chose en son temps», mais pourquoi faire languir les gens? Pourquoi annoncer des choses qu’on ne veut pas dire tout de suite? Toute la question est là. En attendant, Hachim Saïd-Hassane est imperturbable et ne se fatigue pas de répéter que «quand ce qui se prépare en coulisses sera su, toute la donne de l’élection présidentielle de 2016 sera bouleversée, en ma faveur». Ayons donc la patience d’attendre, surtout que «Sultan Hachim» promet que tout sera réglé avant le lundi 7 décembre 2015. On attend, donc.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 5 décembre 2015.

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