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Hachim Said Hassane, un taliban perdu à Moroni

On le savait malade depuis longtemps mais le temps a fini malheureusement par jouer contre lui. Hachim Said Hassane est atteint d’une maladie grave à savoir la schizophrénie. La maladie s’aggrave au fil des mois et des années en l’absence de psychiatres pour le prendre en charge aux Comores. L’homme a besoin de grands professionnels en psychiatrie pour lui prodiguer des soins intensifs. Les psychiatres-traitants pourront l’accompagner à quitter la planète Mars pour vivre sur la planète Terre.

A part son complexe de supériorité du fait qu’il soit un fils bien né, Hachim Said Hassane développe une folie intérieure jusqu’à se convaincre tout seul qu’il est très doué en économie, en droit, en gouvernance politique, en sciences islamiques, en mathématique, en biologie, en médecine, en sciences sociales, en relations internationales et en diplomatie. Personne ne maîtrise le monde que lui et il le dit avec fierté à des amis dans ses longues palabres sans tête ni queue.

Hachim Said Hassane a la clé des Comores. Il a participé à la rédaction des accords de défense entre la France et les pays africains et pourrait négocier la bombe atomique pour les Comores. Il connait les secrets de la Françafrique et capable de convaincre Biden, Poutine, Macron et Merkel à investir aux Comores. Bref, il est « Monsieur Connait tout ». Et c’est là où il dérape en se croyant l’homme le plus éclairé de tous les temps, très intelligent, loin et très loin même, qu’Albert Einstein.

Il y a quelques jours, Hachim Said Hassane lance un message au président Azali de libérer l’ancien président Sambi. Le fond et la forme du message font une grande honte à sa grande famille « des Hachim » connue pour son incarnation aux grandes valeurs sociétales d’honneur, de modestie et de respect aux autres. En tout cas, ce n’est pas lui qui va incarner ces valeurs et le charisme légendaire de son père défunt. L’homme n’a pas le sens de la retenue et se laisse tromper par son statut de petit Charif.

Hachim Said Hassane est-il la brebis galeuse « des Hachim » de Foumbouni ? On peut le croire du fait du virage dangereux qu’a pris cet homme aux mille couleurs et dont on ne connait même pas la moindre contribution dans le pays si ce n’est qu’il soit né dans une famille des Charif. Point barre. Hachim Said Hassane, après des années à Genève en Suisse s’est transformé en taliban éclairé, il est aujourd’hui perdu à Moroni. Echarpe nouée sur la tête, il passe son temps à raconter des hadiths, se comparant même à Al-Ghazzali.

D’abord, il est qui pour demander au président Azali de libérer un homme en détention pour des faits de détournement de fonds publics ? Hachim Said Hassane fait preuve d’une ignorance manifeste du fonctionnement d’un système judiciaire. Malgré les 15 doctorats obtenus à la Sorbonne et le Master 14 obtenu à Oxford, Hachim Said Hassane ne sait pas que la décision de mettre une personne en détention émane de la seule et unique volonté d’un juge d’instruction.

Comment peut-il, d’un côté, souhaiter un Etat de droit dans un pays et, de l’autre côté, refuser que le même pays poursuive ceux qui sont soupçonnés de détournements des biens publics ? Les Comoriens ont finalement compris qu’ils ne doivent pas demander une chose et son contraire. Que ceux qui avaient pillé ce pays et livré les Comores à des escrocs répondent de leurs actes.

Ce pays nous appartient tous, Il faut commencer par nettoyer les écuries d’Augias et défendre l’éthique dans la gestion des ressources publiques. Et ceux, comme Hachim Said Hassane, qui défendent les voleurs en col blanc, ne sont que leurs prototypes. Gageons que Hachim Said Hassane ne tombe pas dans une sale défense d’un Sambi qui a fait miroiter tout un peuple à coup de discours trompeurs aux conséquences désastreuses sur l’image et l’honneur d’une nation.

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