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Hachim Saïd-Hassane y croit fort et se voit Président

Hachim Saïd-Hassane y croit fort et se voit Président

Il croit à sa «crédibilité internationale» et à ses diverses «légitimités»

Par ARM

     Ce vendredi 27 novembre 2015, ceux qui connaissent l’entregent et l’épaisseur du carnet d’adresses de Hachim Saïd-Hassane, Président de la Fondation de France et candidat à l’élection présidentielle comorienne de 2016, ne sont nullement surpris de le voir aux Invalides, à Paris, lors de l’hommage national aux victimes des odieux attentats terroristes du vendredi 13 novembre 2015. Pourtant, même ceux qui connaissent ce qu’ils appellent la «crédibilité internationale de Sultan Hachim» ont appelé leur champion pour lui dire que des quatre coins du monde, ils l’ont vu à la Télévision française lors de la cérémonie organisée Invalides aux côtés des plus grandes personnalités de la République française. Les appels sont venus de partout, surtout des États-Unis, du Canada, d’Australie, du Maroc, du Sénégal, de la Côte-d’Ivoire, de Madagascar et des Comores. Le message était le même: «Sultan Hachim, tu as fait fort. Tu es dans la bonne voie. Tu viens d’affirmer définitivement et indubitablement ta crédibilité internationale. Continue comme ça et tu iras loin, notamment à Beït-Salam. Te voir aux Invalides ce matin est la preuve vivante de ta crédibilité dans les chancelleries. Tu fais notre fierté à merveille et nous te suivons les yeux fermés». Les messages de cette nature, Hachim Saïd-Hassane en reçoit depuis sa sortie des Invalides, après la cérémonie du vendredi 27 novembre 2015. L’un de ses partisans ira plus loin en parlant d’un «honneur au-dessus des honneurs» puisque l’invitation venait de Français Hollande, le Président de la République française lui-même. De quoi enflammer l’entourage de l’homme du Mbdjini, qui se veut «national» et qui se voit déjà à Beït-Salam.

     Quand on lui parle de sa présence aux Invalides, Hachim Saïd-Hassane ne boude pas son plaisir et ne feint aucune fausse modestie. Il est content et ne cherche même pas à occulter sa joie: «Je suis un républicain. Je suis à la fois un patriote comorien et français baignant dans une francophilie atavique et multiséculaire. Quand il y a eu les horribles et terribles attentats du 7 janvier 2015, j’avais immédiatement réagi en demandant à présenter les condoléances de la communauté comorienne de France aux plus hautes autorités françaises, et le 23 février 2015, j’étais à la tête d’une délégation comorienne de 37 personnalités qui a été reçue au Palais de l’Élysée. Par la suite, il y a eu les attentats terroristes et sauvages du vendredi 13 novembre 2015. Je devais avoir un meeting électoral le dimanche 15 novembre. En signe de solidarité sincère avec la France, j’ai spontanément tout annulé, alors qu’un autre candidat franco-comorien a maladroitement et inopportunément maintenu son meeting et une danse de collecte de fonds pour sa campagne électorale, s’attirant une réprobation générale, puisque personne ne pouvait comprendre son geste malheureux. L’attachement à la France n’est pas fait de mots vides de sens mais d’actes concrets, sincères et responsables. Je comprends la colère des Comoriens qui n’ont pas compris le maintien de tels événements, qui pouvaient bien attendre au lieu de provoquer des polémiques».

     Mais, qu’en est de l’élection elle-même? Sur le sujet, Hachim Saïd-Hassane est intarissable et prolifique: «Compte tenu de la particularité de la sociologie sociopolitique de notre pays, il est très prudent de tenir compte de la cartographie électorale des Comores. Dans ma région d’origine du Mbadjini, on ne veut pas d’une pléthore de candidatures. Or, les ambitions n’y manquent pas puisqu’il y a Saïd Larifou et Ibrahima Hissani Mfoihaya qui se déclarent candidats également, alors que le Mbadjini ne veut pas entendre parler de ces candidatures qui ne feront que diviser notre région sans rien apporter de positif. Je l’ai emporté parce que j’ai expliqué avec conviction aux Mbadjiniens que pour capitaliser les chances lors des élections présidentielles de 2016, il faut être un homme neuf, être propre, être capable de mobiliser un électorat réparti sur toute l’étendue de la Grande-Comore et des autres îles, être soutenu par des personnalités de toutes les îles, prouver sa crédibilité auprès des Comoriens, avoir des moyens propres dans tous les sens du mot et avoir un projet de société qui parle aux Comoriens. Dieu soit loué, je réunis toutes ces conditions. J’ai déjà bouclé mon budget de campagne électorale. J’ai mes soutiens dans toutes les régions de la Grande-Comore, d’Anjouan et Mohéli. La dynamique est très bonne. À l’heure qu’il est, j’ai la certitude d’être majoritaire dans trois régions parmi les plus peuplées de la Grande-Comore et d’être au second tour avec deux autres candidats, dont je vais taire le nom pour d’évidentes raisons de stratégie électorale. Nous allons vers une élection présidentielle très ouverte, une élection qui sera remportée par celui qui fera les meilleures propositions au peuple comorien, un peuple arrivé à l’âge de la maturité et qui se moque des vendeurs de palais dorés au Paradis. J’ai l’avantage de faire des propositions programmatiques et de pouvoir tenir absolument toutes mes promesses. Dès que je serai élu, des investisseurs viendront aux Comores pour travailler sur des secteurs névralgiques de notre économie nationale et nous aider à relever celle-ci. C’est de cela qu’il faut aux Comores et non des discours décousus, sans queue, ni tête. Le temps des paroles sans suite est révolu. Personnellement, je suis dans une dynamique de travail et de réalisation de projets et des promesses que je vais faire aux Comoriens. Au début de la deuxième semaine de décembre 2015, je dois aller aux Comores pour déposer ma candidature. Après, je reviendrai en France pour constituer la délégation comprenant des personnalités des 10 régions de la Grande-Comore qui vont m’accompagner au cours de la période électorale. Ce sont des patriotes dévoués à leur pays qui ont pris la décision de rester aux Comores jusqu’à ma victoire finale au second tour de l’élection présidentielle».

     Ça promet. En tout cas, dans moins d’un mois, le dossier des candidatures sera entièrement et définitivement traité pour permettre aux Comoriens d’entamer les travaux pratiques. C’est alors qu’on verra certains prétendants se retirer de la course, soit parce qu’ils ne remplissent pas toutes les conditions juridiques devant leur permettre d’être candidats, soit parce qu’ils n’ont même pas un clou et à plus forte raison l’argent pour constituer une caution. Quand les Comoriens verront des prétentieux rentrer piteusement chez eux pour au moins l’une des deux raisons évoquées, ils auront une bonne occasion de ricaner pendant des années. En tout état de cause, Hachim Saïd-Hassane est formel sur la question, lui qui dit: «Je sais combien il faut en termes de fonds pour faire une bonne campagne électorale lors d’un scrutin présidentiel aux Comores. De ce côté, il n’y a aucun problème à signaler. Il y a ce qu’il faut, et je le dis sans forfanterie, ni flagorneries. Maintenant, j’attends l’arrivée de la date de déclaration des candidatures, et le Président Ikililou Dhoinine a eu la sagesse et l’intelligence de convoquer le corps électoral sans avoir à être bousculé. Il a agi en dirigeant responsable. C’est le premier signe qui présage des élections démocratiques et transparentes en 2016. Maintenant, il appartiendra à chacun d’assumer pleinement ses responsabilités pour qu’à l’issue de ce scrutin que je vais remporter, les Comores ne soient pas plongées dans des polémiques stériles et dans des contestations sans fin des résultats».

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 28 novembre 2015.

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