You are here: Home » Actualités » Halte à la désinvolture.

Halte à la désinvolture.

Halte à la désinvolture.En lisant la contribution de patrice sur les anciens cadres de la politique comorienne, je suis sidéré et confirmé à l’idée que la culture politique comorienne est de très mauvais dégout. Sinn comment comprendre qu’un homme politique, de surcroit qui défend le programme d’un homme aspirant à la magistrature suprême peut-il se permettre un telle règle à l’égard de ceux qui ont fait de nous ce que nous sommes à savoir des hommes libres allant jusqu’à élire un président d’un Etat libéré ?

En lisant la liste que l’auteur a dressé, je n’ai pas m’empêcher de me souvenir de ce récit que mon père m’a donné le 18 décembre 1974, alors qu’il revenait de la campagne du referendum sur l’indépendance à Mayotte. Il m’a dit je cite : « en voulant nous rendre à Hacouoi, alors que la piste était impraticable et que les hommes de Marcel Henry barraient la route, nous avons empruntés des vedettes et des pirogues. Du haut des collines du bord de la mer, les hommes de Bamana, ont commencé à nous lancer des pierres ; Ahmed Abdallah est le premier a sauté en mer, nous avons tous suivi alors que certains ne savaient pas nager. Les gendarmes sous le commandement de Mkadara, Ahmed Mohamed et Soidiki pour ne citer que cela se sont lancé à nos secours et portaient certains sur leur dos. Une fois sur la terre ferme, nous nous sommes dirigés vers le lieu prévu pour le meeting et nous avons trouvé que les chaises étaient saccagées mais la population nous attendait. » .

Il m’a cité les noms de tous ceux qui étaient présents, force est de constater que tous ceux qui sont cité dans ce diatribe de Patrice étaient là. Où étaient ce jour là, nos fameux champions aujourd’hui candidats à la présidence de la République ? Mamadou était à Toulouse en train de se disputer les vertus de la politique d’André Hoja contre Idrisse Mohamed défendant celle de Mao Zedoung, quant à Azali et Sambi, ils étaient des jeunes lycéens à Moroni.

De grâce, un monument reste un monument quelque soit son âge. Sans ces vieux sages, il n y aurait pas d’élections présidentielles aujourd’hui aux Comores. Ce n’est pas parce qu’ils ont une opinion contraire à un candidat que cela leur enlève le rôle primordial qui fait que chaque homme épris de liberté aux Comores aujourd’hui leur doit le salut.

J’aurais souhaité que Patrice se ressaisisse et présente ses excuses. Il n’y a pas de honte à cela c’est au contraire une preuve de responsabilité digne d’un intellectuel. Tout le monde peut se tromper.

Halte à la désinvolture.Mohamed Chanfiou Mohamed

Powered by Comores infos