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Hamada Madi Boléro, banni de la maison qu’il a bâtie

Hamada Madi Boléro, banni de la maison qu’il a bâtie

Après l’interdiction d’aimer ses enfants, celle de vivre chez lui

Par ARM

   Qu’on se le dise dès aujourd’hui. L’élection présidentielle de 2016 aura la particularité de n’offrir aux Comoriens qu’un débat politique pauvre, rachitique et rabougri. Et, le comble c’est que les injures haineuses et les insultes grossières qui vont la caractériser vont tellement prédominer que les acteurs politiques en présence ne proposeront rien d’utile aux Comoriens, mais vont passer leur temps à s’invectiver comme des mauvais garçons. Injures et insultes iront jusqu’à des personnalités publiques qui ne seront candidates à rien en 2016. Parmi les victimes non candidates de cette débauche de haine à venir, Hamada Madi Boléro occupera une place à part. Naturellement, à partir de décembre 2015, il sera le nouveau secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI) et vivra hors des Comores, mais cela n’aura aucune espèce d’importance pour ses ennemis. Comme «son nom a bon goût dans la bouche», on ira le chercher au siège de la COI pour lui coller sur le dos tout ce qu’on voudra. On l’accusera même de télécommander et téléguider «la fraude électorale» et le «coup d’État institutionnel» de l’étranger. Ceci est d’autant plus vrai que ses ennemis ne reculent devant rien pour essayer de le traîner dans la boue. Il y a peu, on l’accusait, sur un seul et même tract pamphlétaire, d’avoir détourné tantôt une somme de 100.000 euros, tantôt une somme de 1.000.000 euros, jusqu’à ce qu’on dise finalement aux Comoriens que la somme est passée à… 6.000.000 d’euros. On l’a également accusé d’user jusqu’au sang son front sur le tapis de prière pour avoir artificiellement une auréole de prière («Sidjida») sur le front. Il a été interdit d’acheter un téléphone portable de 120 euros à chacune de ses filles, à Paris.

   Et aujourd’hui, sur Internet, on lui dit qu’il n’a pas le droit de vivre dans la maison qu’il a construite pour sa mère. On le bannit de sa propre maison. Voici ce que ses ennemis ont écrit sur Internet: «Boléro et sa femme de Djoiezi Mohéli sont chassés de leur domicile qu’ils occupent ils se trouvant maintenant chez la mère de boléro a Bangoma. En fait ils ont pas un toit ils résidaient dans un appartement de la sœur de sa femme et la sœur de sa femme qui habite a Paris est marié avec le grand frère d’iki une sorte de mariage familiale». Il a fallu supprimer la suite du texte parce qu’elle constituait une suite d’injures inutiles et infâmes contre d’autres personnes, qu’on insultait par le biais de Hamada Madi Boléro.

   Pour commencer, Hamada Madi Boléro et son épouse n’ont jamais «une sorte de mariage familial», puisque l’époux et l’épouse n’ont aucune relation de famille. Ensuite, la maison dans laquelle Hamada Madi Boléro et son épouse vivaient dans l’attente de la fin des travaux en cours dans leur propre maison, à moins de 50 cm de ma maison familiale, n’est pas celle de la belle-sœur du Président Ikililou Dhoinine. Enfin, la maison de la mère de Hamada Madi Boléro à Boigoma a été construite par qui? Elle a été bâtie par le même Hamada Madi Boléro, et, dans ce monde, il n’y a aucune loi qui interdit de vivre provisoirement dans la maison qu’on a construite. Hamada Madi Boléro étant le plus jeune enfant de sa mère, où est le mal si l’enfant est revenu provisoirement dans sa maison familiale, le temps que finissent les travaux dans sa maison en soi? Si ailleurs ces choses-là ne se font pas, à Mohéli, elles se font et ne relèvent pas de la honte. Bien au contraire, à Mohéli, vivre dans la maison qu’on a construite pour sa mère est un grand motif de fierté personnelle, même si cette maison est une paillotte. Si, ailleurs, vivre chez soi est une honte, à Mohéli, la chose prend une autre dimension, celle de la fierté. Donc, Hamada Madi Boléro ne peut pas ne pas avoir un toit à Mohéli, et il ne sera chassé d’aucune maison à Mohéli ou ailleurs, et le Tout-Mohéli peut témoigner de l’effort personnel que Hamada Madi Boléro a déployé pour offrir un toit très digne à sa mère. Donc, si construire une maison pour sa propre mère est une honte, cela doit être expliqué aux Comoriens. Si vivre chez soi est relève de l’opprobre, cela doit être également expliqué aux Comoriens.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 9 octobre 2015.

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