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Hamada Madi Boléro: théâtralité sur Mayotte à la COI

Hamada Madi Boléro: théâtralité sur Mayotte à la COI

De la mise en scène de l’incendie de sa maison à celle à la COI

Par ARM

     Pour essuyer les larmes d’émotion consécutives au mensonge immonde, à l’inadmissible escroquerie politico-diplomatique et à l’inacceptable théâtralité de l’ancien fugitif international Hamada Madi Boléro dès son arrivée au secrétariat général de la Commission de l’océan Indien (COI), il faudrait un camion de plusieurs tonnes rempli de kleenex. Oui, il y a eu des larmes d’émotion sur le front de tous les Comoriens aimant leur pays quand ils apprirent que le bon, valeureux et courageux ancien fugitif international Hamada Madi Boléro a décidé tout seul de mettre fin à l’administration française de Mayotte. Les oracles et les augures de la vie politique comorienne ont répandu comme une traînée de poudre les mensonges imaginés par Hamada Madi Boléro lui-même pour faire croire à l’univers entier que dès son arrivée à la tête de la COI, en présence du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Baba, lui, l’ancien chef des Mohéliens de Beït-Salam, aurait fait fort en demandant la libération immédiate de Mayotte de toute présence française. Naturellement, la presse – y compris électronique – aux ordres s’est jetée sur la vulgaire manipulation avec une incroyable famine mâtinée de mauvaise foi pour faire croire que désormais, ce que les autorités comoriennes n’ont pu faire depuis le 22 décembre 1974, l’ancien fugitif international Hamada Madi Boléro, désormais connu sous le sobriquet de «Makridine» («le religieux de la magouille»), l’a fait tout seul: il va «libérer» Mayotte…

     Comme la magouille politique se nourrit souvent de théâtralité, on veut faire croire aux Comoriens que dès la première prise de parole de l’ancien fugitif international Hamada Madi Boléro, tout le monde à la COI a voulu lui couper la tête pour son «amour» envers son pays. Depuis, c’est l’explosion de superlatifs laudatifs sur les réseaux sociaux et antisociaux. Pourtant, il aurait fallu situer le personnage, avec son sens de la magouille et de la combine, pour savoir que toute cette histoire est basée sur l’escroquerie, la manipulation, le mensonge et la duplicité. Mais, pourquoi, donc? La réponse est très simple: l’ancien fugitif international Hamada Madi Boléro se moque du dossier de Mayotte comme de sa première magouille politicienne. Mayotte n’a jamais intéressé ce garçon. Il s’en fout. Il ne s’occupe de l’affaire que pour se mettre en scène, pour qu’on parle de lui, pour faire croire à l’humanité entière qu’il est incontournable sur ce dossier embourbé dans des couches d’aveuglements et de bêtises qui s’accumulent depuis la période de l’autonomie interne. Même maintenant qu’il ne s’occupe plus des affaires internes des Comores, il souhaite avoir la main sur cette affaire, en supplantant la diplomatie comorienne. Il se prend pour Dieu. Il veut faire l’intéressant.

     Aux Comoriens, il dit qu’il s’occupe de Mayotte et qu’il va ramener l’île dans le giron de l’État comorien. Aux autorités françaises à qui il parle, il dit qu’il est obligé de faire semblant pour ne pas énerver Ali Abdou El Aniou et à Idriss Mohamed Chanfi, «les bons et vrais Comoriens» chantres du prétendu «Comité Maoré». Il y a peu, un diplomate étranger de haut rang basé à Moroni disait: «Comment faire confiance à un homme qui a juré de ne jamais dire la vérité? En tout cas, il peut continuer à gigoter comme il sait le faire, mais moi, je ne peux pas faire confiance à un type aussi faux et fourbe, et qui croit qu’on est obligé de gober ses mensonges les plus grossiers et les plus inacceptables». Un autre diplomate étranger qui l’a pratiqué a eu ce mot: «En lui, tout est simulacre. Il a mis en scène la fameuse “tentative d’incendie de sa propre maison” avant de fuir vers l’île Maurice et la France, se posant en victime. Il avait juste fait brûler quelques papiers devant sa porte. Maintenant, et même s’il était avéré qu’il avait évoqué Mayotte à la COI, ça serait pour venir dire à ses interlocuteurs par la suite que c’était juste du théâtre destiné à donner aux Comoriens une raison de le prendre au sérieux». Un Mohélien vivant en France est plus «gentil» encore: «Ce type est comme ces gens qui embrassent passionnément leurs femmes dans la rue, comme si les passants devaient être les témoins de leus flamme, mais qui, une fois à la maison, sont des ramollis. Toute cette histoire relève du cinéma et de la manipulation de ce type».

     En tout état de cause, un homme qui met en scène une parodie d’incendie de sa maison pour se donner en spectacle et se faire passer pour une victime expiatoire est capable de tout, surtout du pire. Et quand on connaît la propension de l’individu à prendre le reste de l’humanité pour des imbéciles, on n’a pas besoin de se faire des nœuds au cerveau. Tout son cinéma à la COI est une mise en scène pour les gogos et les beaufs.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 20 juillet 2016.

 

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