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Hamidou Karihila Hamadi n’a pas fait de la gnognotte

Hamidou Karihila Hamadi n’a pas fait de la gnognotte

Il lâche Assoumani Azali avec panache, honneur et dignité

Par ARM

     De par sa capacité à plonger dans l’âme de la société comorienne, son objectivité, le sérieux de ses investigations, son sens profond de la probité et du courage, la finesse de ses analyses et la justesse de son propos, mon ami Ahmed Wadaane Mahamoud est l’un des meilleurs connaisseurs des ressorts intimes de la politique aux Comores. Au lendemain du 26 mai 2016, il avait dénoncé, dans sa ville de Mbéni et face à Mohamed Chatur Badaoui la goujaterie suprême qui avait conduit à la désignation de Hamidou Karihila Hamadi, de Mbéni comme lui, à la dernière place au sein du «gouvernement». Dialecticien au raisonnement ayant le tranchant du laser, il expliquait doctement et intelligemment ceci: Hamidou Karihila Hamadi étant le secrétaire général de la Confrérie des Criminels et des Renégats (CRC), il n’aurait jamais dû être le dernier membre du gouvernement, qui plus est, flanqué d’un déshonorant titre de secrétaire d’État, mais le dirigeant d’un ministère de souveraineté.

Se croyant toujours à l’époque où il était gardien de parkings à Paris, Mohamed Chatur Badaoui avait tout fait pour démentir la justesse du propos de mon ami Ahmed Wadaane Mahamoud. Aujourd’hui, le monde entier découvre, preuves à l’appui, que l’érudit Ahmed Wadaane Mahamoud avait eu une vision prémonitoire sur la relation surréaliste entre Hamidou Karihila Hamadi et le «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger».

Ceci est d’autant plus vrai que, ce jeudi 15 novembre 2018, Hamidou Karihila Hamadi, lors d’une rencontre spéciale avec la presse, a fait une déclaration de très belle facture par laquelle il a exprimé toute son indignation, mais en choisissant soigneusement ses mots, face à l’ingratitude manifeste et aux mauvaises manières du «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri. Sur ce sujet, nous pouvons retenir les points forts suivants:

–     Le rejet et la non-reconnaissance de sa personne et de sa contribution au «ventriote» Assoumani Azali Boinaheri au lendemain du 26 mai 2016, nonobstant tout ce qu’il lui a apporté. Il estime avoir été en situation de marginalisation «comme si j’étais un zéro», «comme si je n’étais pas à la cuisine au moment de la préparation du repas et que je ne devais pas prendre part au partage de ce repas», comme s’il n’avait pas travaillé pour la CRC, comme s’il n’avait rien apporté au dictateur fou et borné de Mitsoudjé.

–     Hamidou Karihila Hamadi rappelle qu’avant sa déclaration du jeudi 15 novembre 2018, il était le légitime secrétaire général de la CRC, dans la mesure où aucun congrès n’avait désigné un autre premier responsable à sa place.

–     Il retire sa confiance au «Seigneur saignant» Assoumani Azali Boinaheri, qui conduit le pays dans une direction qui n’est pas celle convenue au départ, plongeant les Comores dans un vrai péril. Il n’est pas derrière lui et ne cautionne pas ses choix et actions. Il rompt avec lui. Ces deux dernières années ont été graves. Il demande pardon à Dieu pour ce qui va se passer aux Comores dans les jours à venir. Il démissionne de la CRC.

En réalité, le compagnonnage de Hamidou Karihila Hamadi avec le bambochard Assoumani Azali Boinaheri n’aurait jamais dû commencer. En fait, autant Hamidou Karihila Hamadi est un homme de savoir, autant le putschiste Assoumani Azali Boinaheri est un rustre, un inculte, un ignorant. Autant Hamidou Karihila Hamadi est respectueux des valeurs sociales du pays, autant le chef de la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé ne respecte rien, ni personne. Autant Hamidou Karihila Hamadi a une famille et une généalogie, autant Assoumani Azali Boinaheri n’en a pas. Charles de Gaulle, alors chef de l’État français, avait dit d’Ahmed Balafrej, premier ministre des Affaires étrangères et ancien Premier ministre du Maroc: «Celui-là, au moins, a une vie de famille correcte» (Lettre de Pierre de Leusse, Ambassadeur de France au Maroc, 17 juillet 1963, à Robert Gillet, Directeur du Cabinet du ministre français des Affaires étrangères). Mais, comme on sait, le tyran psychotique de Mitsoudjé aime un entourage sans généalogie, ni famille, des gens sans éducation, ni manières, toujours prompts à l’injure, et incapables du moindre raisonnement et respect.

Plus grave encore, pendant des années, Hamidou Karihila Hamadi avait été le paillasson sur lequel le dictateur inculte de Mitsoudjé s’essuyait les pieds sales. Le «Petit Bokassa» avait la détestable habitude d’instrumentaliser et de trahir Hamidou Karihila Hamadi. Pour preuve, en 2016, alors que Hamidou Karihila Hamadi était le candidat officiel de la CRC à l’élection du Gouverneur de la Grande-Comore, le vrai candidat du premier homme enceinte dans l’Histoire de l’humanité avait été le voleur de poules Maoulana Charif, un individu détestable et détesté. En même temps, la candidature de Hamidou Karihila Hamadi avait pour but de semer la zizanie à Mbéni, ville natale de Mohamed Ali Soilihi, qui avait fait le plein de voix dans la capitale du Hamahamet. D’ailleurs, en 2018, Hamidou Harihila Hamadi, qui a un sens profond de l’honneur et un respect sacerdotal des valeurs traditionnelles comoriennes, s’était réconcilié avec son frère Mohamed Ali Soilihi, sous l’œil bienveillant et attendri des Mbéniens, qui souhaitaient, de longue date, cette union des cœurs.

La relation entre Hamidou Karihila Hamadi et le soudard de Mitsoudjé relevait du mariage de la carpe et du lapin: mission impossible et périlleuse. Pendant que le dictateur de Mitsoudjé s’enferme dans la folie avec une poignée de desperados de type Bellou Magochi, Kiki, Baguiri et Mahmoud Salim Hafi, on ne voyait pas où devait être la place d’un homme raffiné, instruit, policé et né dans un milieu social respectable et respecté comme Hamidou Karihila Hamadi. Ce dernier n’a jamais été chez lui aux côtés de l’homme malade de Mitsoudjé.

Il n’était pas rare d’entendre ce dernier se référer au «Professeur Hamidou Karihila» lors des réunions publiques, sachant que, comme a dit l’autre, quand la science s’approche de la politique, elle s’avilit, mais quand la politique s’approche de la science, elle s’anoblit.

Ici et là, les hommes de mains et de bouche de la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé prétendent bêtement que Hamidou Karihila Hamadi est comptable de la politique désastreuse du tyranneau qui a aboli l’État, alors que, selon Pierre Vérin, Ali Soilihi était juste désireux de le faire. Or, Hamidou Karihila Hamadi n’a jamais été un vrai décideur, mais un faire-valoir, aux côtés d’un malade mental qu’il a finalement décidé de ne plus côtoyer.

Au même moment, Saïd Larifou, qui avait cautionné tous les crimes du dictateur dérangé de Mitsoudjé de 2016 à 2018, a décidé, lui aussi, de s’éloigner d’un mégalomane suicidaire qui va entraîner prématurément dans la tombe bien de ses proches, dont Ambari Darouèche dite Makapihi, «La Mère qui ne prépare jamais à manger», sa première femme, plus cupide et fesse-mathieu que son chéri.

Le samedi 16 juin 2018, le Vice-président Djaafar Ahmed Saïd Hassani avait dénoncé et désapprouvé publiquement la dérive dictatoriale du satrape fou de la satrapie de Mitsoudjé. Le jeudi 15 novembre 2018, c’est Hamidou Karihila Hamadi qui exprime le même dégoût envers un tyran sans imagination. Ces deux personnalités ne sont pas n’importe qui. Leur rejet de l’individu qui tue actuellement un pays qu’il n’a jamais aimé est le plus éclatant et le plus explicite des désaveux. Mais, le taureau lancé dans l’arène fonce tête baissée jusqu’au moment où une pique mettra fin à une vie basée sur le mal absolu.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 17 novembre 2018.

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