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Heureux comme un Coelacanthe !

Il y a encore quarante-huit heures, pendant que l’Europe du football s’écharpait gentiment dans le but d’arracher un billet automatique pour l’Euro 2016 en France, le continent africain vibrait lui au rythme du tour d’écrémage des éliminatoires du Mondial Russie 2018. Enfin, pour ce qui concernait les plus modestement classés. Et ces éliminatoires ont accouché de quelques exploits, comme la qualification du Tchad contre la Sierra Leone ou encore celle des Comores au Lesotho (0-0, 1-1). Auteurs d’un but qui vaut cher à Maseru – merci Mohamed M’Changama, l’attaquant des Herbiers (National) – les Comoriens du jeune technicien Amir Abdou se sont même offert un tour supplémentaire contre le Ghana, vice champion d’Afrique et triple participant à la Coupe du monde. Une qualification oui, mais est-ce vraiment une surprise ?

A travers l’exemple des Comores, transpire une vérité universelle dans le monde du football : l’argent ne fait pas tout.

En mars 2014 à Marseille, nous avions eu le privilège de vivre trois jours durant en totale immersion auprès des Coelacanthes (prononcez célacanthe, un poisson préhistorique qui a survécu, et qu’on trouve aux Comores) le surnom des Comoriens. Une formation 193e au classement FIFA, mais qui vaut beaucoup, beaucoup mieux que ça. Cette même équipe avait d’ailleurs été toute proche de battre le Burkina Faso finaliste de la CAN 2013 (1-1).