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Histoire: VALÉRY GISCARD D’ESTAING et les Comores

J’ai lu dans certains post ce matin accusant à tort Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la République Française, responsable de la séparation de Mayotte et des autres îles soeurs.

En réalité, VGE a toujours défendu l’unité nationale.
Comme il l’a dit lui-même, le 24 octobre 1974 :  » La population des Comores est homogène, serait-il raisonnable d’imaginer qu’une partie de l’archipel devienne indépendante, alors qu’une autre, quels que soient les sentiments de ses habitants, conserverait un statut différent ? Les Comores sont indivisibles ».

Le soir du 6 juillet 1975, il a félicité les Comores en réitérant l’unité de l’archipel.

Pourquoi il y a eu séparation de Mayotte avec les autres îles?
D’abord, c’est la majorité parlementaire qui a imposé au gouvernement français cette décision. A cette époque, de nombreux centristes et les gaullistes sous la pression de Michel Debré et Pierrre Messmer ont soutenu de tenir compte les résultats île par île. D’où la modification de la loi le 30 juin 1975.

Ensuite, la naïveté des autorités comoriennes. A cette époque, Abdallah n’avait à aucun moment pensé que les parlementaires français pouvaient changer les procédures liées aux résultats de référendum, puis il se disait être dans la certitude de gagner le référendum île par île.

Monsieur Bernard STASI, ministre des Outre-Mer avait défendu devant l’Assemblée l’Unité de l’Archipel. Selon lui, lors d’une rencontre avec lui, en 1998, en marge d’une rencontre organisée avec des étudiants à Paris, il a interpellé Abdallah sur ce sujet glissant et l’aurait demandé de soutenir l’initiative de Mouzawar Abdallah d’organiser une Constituante impliquant les Mahorais en prenant le modèle mauricien. Ce ministre aurait confié aux autorités comoriennes le poids des parlementaires notamment de Messmer et Debré sur la prise en compte des résultats île par île.

Les autorités politiques de l’époque n’ont jamais cherché à faire un lobbying en faveur de l’Unité de l’Archipel auprès des parlementaires français, d’autant que la Gauche minoritaire dans son ensemble était acquise aux Comores.

Monsieur Ali Mroudjaé, un des négociateurs des accords du 15 mai 1973 et ancien Premier Ministre des Comores, m’avait confié que le drame des Comores était lié à la mort de Pompidou. Ce dernier aurait pu peser face à ces deux parlementaires et les autorités comoriennes n’avaient pas immédiatement prises en compte cette paramètre dans les décisions prises.

NAKIDINE Mattoir

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