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Honneur à Mchangama Oubeid et Ali Abdou Mkouboi

Honneur à Mchangama Oubeid et Ali Abdou Mkouboi

Le travail de ces deux journalistes est au-dessus des éloges

Par ARM

     De son vivant, Nelson Mandela était déjà devenu une icône mondiale. Le phénomène est très rare. Pendant ses 27 ans de prison, il n’était pas seul en cellule. Pendant les années de lutte contre le hideux système de l’apartheid, il n’était pas le seul combattant de la liberté. D’autres figures sud-africaines étaient engagées dans un courageux combat qui a fini par avoir raison de l’apartheid, qualifié de crime contre l’humanité: Albert Luthuli, Oliver Tambo, Walter Sisulu, Govan Mbeki, Ahmed Kathrada, et bien d’autres. En prison, les compagnons de Nelson Mandela avaient eu une brillante idée: faire lancer le slogan «Libérez Nelson Mandela!», puisque citer tout le monde aurait été fastidieux, et parler des «prisonniers politiques» sans citer de noms n’aurait pas été vraiment productif. D’une modestie à la mesure de leur intelligence, ils proposèrent de sacrifier leur propre renommée et renforcer celle de Nelson Mandela. Cela a été payant, surtout pour la Cause. Nelson Mandela n’était pas mégalomane.

Toutes proportions gardées, aujourd’hui, dans la lutte des patriotes comoriens pour l’État de Droit et la démocratie, on a vu émerger le combattant de la liberté qu’est Abdallah Agwa. Partout où il y a un combat à mener pour la liberté aux Comores, on retrouve Abdallah Agwa, l’homme qui a accepté de placer sa liberté et même sa vie au bout de ses lèvres et devant un micro. Les haineux, les acariâtres, les fielleux, les jaloux et les grincheux, qui croient former une «élite journalistique» à Moroni le détestent à mort et l’accusent de ne pas parler la langue française, comme si c’était un vice rédhibitoire dans le métier de journaliste. C’est tout simplement un prétexte fumeux, vaseux et oiseux! Ceux qui parlent ainsi sont les chantres des fautes de français dans la presse comorienne. En réalité, ils sont jaloux parce qu’Abdallah Agwa est plus professionnel et plus crédible qu’eux. Il sait ce qu’il faut dire et comment le dire, toujours pour défendre l’État de Droit et la démocratie.

Le frère Abdallah Agwa lutte de manière honorable pour son pays, qu’il aime. Dans ce noble combat, il a une formidable équipe, une équipe de choc, comprenant les frères Mchangama Oubeid et Ali Abdou Mkouboi. Ce sont tous des frères qui n’attendent aucun salaire à la fin du mois, mais qui se dévouent pour l’information, pour que les Comoriens sachent ce qu’il en est, pour que les Comoriens sachent où va leur pays. Là où il y a un événement présentant un intérêt digne de la remarque, les frères Abdallah Agwa, Mchangama Oubeid et Ali Abdou Mkouboi sont présents. Ils filment, interviewent, demandent des explications, attirent l’attention, préviennent, mènent des investigations, et reçoivent des confidences venant du centre du pouvoir. Ils sont crédibles, et cela suffit aux Comoriens. Rappel: ces passionnés de la vérité et de l’information n’attendent aucun salaire de personne.

Personnellement, depuis le licenciement malheureux de Mme Faïza Soulé Youssouf et le limogeage d’Ahmed Ali Amir du journal gouvernemental Al-Watwan dit Al-WawaCelui qui fait démanger», «pique» ou «fait gratter»), je n’ai jamais consulté le site de ce journal, devenu la Pravda tropicale, les innombrables fautes de français en plus. Je refuse de regarder une image de l’ORTC, «l’odieux-visuel» public comorien, et quand je dois me rendre chez quelqu’un, je le préviens à l’avance: «Pas d’ORTC en ma présence, sinon, je ne viens pas». À plusieurs reprises, mes fournisseurs d’accès Internet et de télévision m’offrent gratuitement l’ORTC, et je ne regarde jamais cette horreur. Mais, quand je vois une vidéo de Facebook FM, du trio le plus honorable de la presse comorienne, je me jette dessus avec délectation.

Abdallah Agwa, Mchangama Oubeid et Ali Abdou Mkouboi aiment et respectent l’information et le peuple. Ils ne travaillent pas pour devenir riches, mais pour informer le peuple. Ils ont l’honnêteté et l’intelligence de s’interdire la langue de bois et l’autocensure. Sur le fronton de l’Institut supérieur de l’Information et de la Communication (ISIC, ex-Institut supérieur de Journalisme) de Rabat, Maroc, est inscrite une parole du Roi Mohammed V: «L’information est sacrée, et le commentaire libre». Abdallah Agwa, Mchangama Oubeid et Ali Abdou Mkouboi en font un usage très digne et valant la remarque. Qui a pu les accuser de mensonge et de diffamation, alors que le régime politique actuel ne serait pas fâché de les voir carrément morts, tous les trois? Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt. Parlons vrai!

«L’élite journalistique» de Moroni est en plein naufrage. Elle a perdu toute crédibilité, tout comme les faux juristes qui avalisent les crimes de la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé, pendant qu’Abdallah Agwa, Mchangama Oubeid et Ali Abdou Mkouboi engrangent des points auprès de la vraie opinion publique comorienne. Les trois journalistes précités savent aller au cœur de l’information et secouer le manguier. Le travail formidable qu’ils ont accompli contre le projet de la scélérate loi d’habilitation reste à jamais gravé dans le cœur et la mémoire des Comoriens.

Bien évidemment, si on confiait l’ORTC à Abdallah Agwa, Mchangama Oubeid et Ali Abdou Mkouboi et si on leur donnait carte blanche, il en serait fini de la constipation qui affecte «l’odieux-visuel» public comorien. Là, on aurait eu autre chose…

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 4 décembre 2018.

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