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Houmed Msaïdié et le pantalon de Dassoukine

Houmed Msaïdié et le pantalon de Dassoukine

Le pigeon voyageur du RADHI vole, vole et vole

Par ARM

     Le pauvre chéri! Maman, donne vite le sein au gros bébé, au plus digne successeur du «Vieux Nègre et la médaille» de Ferdinand Oyono. Fais téter bébé. Tatie, donne vite le biberon au bébé. Tata, chante une berceuse au bébé. Papy, offre des bonbons Pecto au bébé. Mamy, donne des Carambars au bébé. Ah! Maintenant, il faut le soulever convenablement pour qu’il puisse roter. Ah! Le bébé a roté. Ce bébé est connu des Comoriens. Pour les pessimistes, il n’a aucune clientèle politique tant il suscite mépris, honte et réprobation. Pour les optimistes, il n’a qu’un fonds de commerce: sa grande gueule. Pour les réalistes, il va bientôt tomber, en même temps que le «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». Ce bébé n’est autre que Houmed Msaïdié Mdahoma.

Je me souviens encore du 27 février 2014, quand Houmed Msaïdié Mdahoma m’appela des Comores alors que j’étais en France, et ce, pour me dire que le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri venait de se faire corriger par un bœuf à Fomboni, Mohéli, lors de la danse autour du bovin à l’occasion du Mariage d’État, celui de la petite sœur de la Première Dame. C’est à la suite de l’appel de Houmed Msaïdié Mdahoma que j’avais rédigé l’article «Azali Assoumani a failli se faire tuer par le bœuf de la danse à Mohéli – Les gens avaient déjà lancé: “À Dieu nous sommes, à Dieu nous retournonsˮ».

Sur cet article, figure le passage suivant: «Le monde entier est au courant du rôle de marieur qu’a joué avec professionnalisme, brio, abnégation et patriotisme l’ancien Président Azali Assoumani lors du “mariage d’Étatˮ, celui de la petite sœur de la Première Dame des Comores, à Mohéli, un mariage qui avait réuni le ban et l’arrière-ban de la classe politique comorienne à Fomboni, la semaine passée. Les initiés savent que de tous les invités officiels venus des quatre coins des Comores, seul Azali Assoumani, honneur suprême, avait eu l’autorisation de la Première Dame pour aller voir la mariée. Ne fait-il pas partie de la Famille présidentielle, grâce au “génie diplomatiqueˮ de son plus qu’ami Hamada Madi Boléro, Directeur du Cabinet du Président chargé de la Défense, le plus proche collaborateur du chef de l’État?

     En plus, entre personnes de bonne compagnie, on lui devait bien ça, après tout ce qu’il a fait pour accueillir le Président de la République et beau-frère de la mariée, les invités et les badauds, pour égorger les bœufs, pour inspecter chaises et bâches du Madjliss, pour apprendre aux gens comment faire la danse du bœuf. Justement, en parlant de bœuf, celui bien gras autour duquel on a bien dansé sur la place centrale de Fomboni au cours du mariage a failli provoquer un drame, en tentant de tuer à coups de cornes et de coups de pattes notre bon Colonel Azali Assoumani, qui eut la veste déchirée. Entièrement déchirée. Ce fut sale. Très sale. Ce fut un spectacle poignant.

     Très émus par la scène qui se déroula sous leurs yeux, les danseurs avaient poussé des cris et avaient commencé à psalmodier le verset du Coran en cas de décès: “À Dieu nous sommes, à Dieu nous retourneronsˮ».

On retrouve également le passage suivant dans l’article précité: «Le verset du Coran a été psalmodié avec un tel empressement et avec une telle ferveur que même les gens qui étaient à Djoiezi avaient entendu le cri de détresse. Ils avaient les mains sur la tête, sachant qu’un malheur venait de se produire. Très sensibles, les Djoieziens. Mais, au moment où se déroulait le “drame bovinˮ, Azali Assoumani n’était pas seul, mais en compagnie de Razida qui, lui aussi, avait failli y laisser la vie. Comme quoi le métier de “lèche-bottisteˮ (un mot aimable de Mohamed Daoud, dit “Kikiˮ pour parler d’Azali Assoumani) peut conduire à une mort violente. À Mohéli. Où, souvent, il ne se passe rien. Une île tranquille, Mohéli… Alors, allez imaginer la mort violente d’un ancien Président de la République sur l’île par un bœuf, à coups de pattes et de cornes. Ça ferait du désordre sur l’île pour des siècles. Un bœuf qui tue un ancien Président…».

Dans le même article du 27 février 2014, j’avais prédit la trahison d’Ikililou Dhoinine et de ses Mohéliens de Bête-Salam deux ans à l’avance: «Ravalant toute fierté personnelle, Azali Assoumani rampa sur la moquette de Beït-Salam, se jeta aux pieds d’Ikililou Dhoinine, roula des mécaniques, raconta des histoires décousues, et finit par obtenir gain de cause. Ikililou Dhoinine lui attribua une confortable pension d’ancien Président de la République et coule des jours heureux, en attendant que le chef de l’État lui attribue une somme confortable pour se porter candidat à l’élection présidentielle de 2016. Un échange de bons procédés».

Sans Houmed Msaïdié Mdahoma, à l’époque, ennemi juré du «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri, cet article n’aurait jamais vu le jour. Or, aujourd’hui, le même Houmed Msaïdié Mdahoma, malgré toutes les humiliations qu’il subit chaque jour, est le plus obséquieux, le plus servile et le plus «lèche-bottiste» des mendiants autour du «ventriote» Assoumani Azali Boinaheri. Comme on jette un os à un chien qui a faim, le bambochard Assoumani Azali Boinaheri jette des voyages à son suiviste moutonnier et «lèche-bottiste» Houmed Msaïdié Mdahoma. Ce dernier est membre de la délégation des Comores à l’ONU actuellement. Il porte le titre «ancien ministre». Il s’en contente. Il est dans la honte, et les Comoriens ont décuplé leur légendaire mépris à son égard. Au fait, il va faire quoi à l’ONU?

Or, il y a une urgence qu’il ignore. Il doit lire de toute urgence un livre, le recueil de 9 nouvelles d’un surdoué d’origine marocaine: Fouad Laroui: L’étrange affaire du pantalon de Dassoukine, Éditions Julliard, Paris, 2012 (167 p.). Dans une nouvelle décapante et caustique, Dassoukine, diplomate marocain, arrive à Bruxelles, où il doit négocier un accord de fourniture de blé bon marché par l’Union européenne au Maroc, où le blé est la base de l’alimentation (pain). Mais, la veille de sa réunion à la Commission européenne, on lui vole son unique pantalon! Comme les magasins étaient fermés, il se rendit chez un fripier, mais qui n’avait qu’un seul pantalon à sa taille. Il s’agissait d’un «pantalon de golf, l’œuvre d’un tailleur fou, le harnachement d’un clown», une sorte de pantalon aux couleurs fanées, «du jaune, du caca d’oie, du vert évanescent, de la terre d’ombre brûlée, des losanges rouges en surimpression». C’est habillé de cette espace de chose étrange que Dassoukine se présenta à la Commission européenne, où on eut pitié de lui, et on accorda du blé gratuit au Maroc, au titre de l’aide aux pays du Tiers-Monde.

Qu’on se dise la vérité tout de suite: dans son «lèche-bottisme» envers la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé, alors qu’il a déjà perdu toute forme d’honneur, Houmed Msaïdié Mdahoma va perdre également son pantalon. Et quand on perd son pantalon, on est nu. Quand le putschiste Assoumani Azali Boinaheri sera renversé, l’un des premiers à être pestiférés à vie et à mort sera incontestablement Houmed Msaïdié. Même s’il a été membre d’une délégation partie se faire photographier au Quai d’Orsay et à l’Assemblée générale de l’ONU, sa puanteur indisposera le monde entier. Aujourd’hui, il pue, mais certains se pincent les fesses et les narines, pendant que d’autres s’arrosent de tonnes de parfum bon marché et du patchouli.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 25 septembre 2018.

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