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Houmed Msaïdié mendiait chez Ikililou Dhoinine

Houmed Msaïdié mendiait chez Ikililou Dhoinine

Infâme, il rampait devant les Mohéliens de Bête-Salam

Par ARM

     Houmed Msaïdié Mdahoma est devenu l’un des êtres les plus détestés et méprisés des Comores. Son manque d’imagination, de dignité et de sens de l’honneur fait de lui une créature qui ne mérite pas ce qu’on appelle communément le respect. Dépourvu de toute forme de conviction civique, citoyenne et politique, il s’est spécialisé dans la mendicité envers le détenteur du pouvoir du jour. Il n’est pas devenu mendiant aujourd’hui. Cet article du jeudi 12 mars 2015 permettra de découvrir et redécouvrir que du temps des Mohéliens de Bête-Salam, il était déjà un reptile et mendiait. Il énervait tellement Ikililou Dhoinine que ce dernier avait dit dans un soupir à fendre le cœur: «Houmed Msaïdié se comporte en invité qui veut apprendre au maître des céans comment recevoir ses convives». Lecture…

Houmed Msaïdié, entre hermaphrodisme politique et don d’ubiquité programmatique

Un pied dedans, un pied dehors et revendication de ses billes par le dirigeant du RADHI

Par ARM

   Ces derniers temps, on dit de Houmed Msaïdié qu’il a retrouvé le sourire après le stress qui avait été imposé par des élections à l’issue incertaine, par des positionnements politiques pour le moins farfelus et par de fracassantes ruptures de ban. Les élections étant terminées et le RADHI, son parti politique, ayant remporté un siège de Député, un siège de suppléant à la députation et disposant de deux têtes liste aux élections municipales, l’enfant de Maouéni dans le Mboudé est fier comme Artaban. Il est parti étrenner sa nouvelle fierté partisane et électorale au cours d’une conférence de presse, qui ne pouvait être que… politique. Ce qui fait plaisir à constater aujourd’hui chez Houmed Msaïdié, c’est le professionnalisme avec lequel il assume et gère son hermaphrodisme politique, sa capacité à assumer son don d’ubiquité politique, son brio à être opposant au gouvernement dont il est l’allié objectif, sa capacité à dire une chose et son contraire dans la même phrase, juste après une virgule de circonstance, son cynisme et son machiavélisme qui le conduisent à dire qu’«il n’y a aucun contresens dans le fait sublime que je sois à la fois dedans et dehors. Cela ne constitue pas une contradiction, mais de la realpolitik, un réalisme politique prospectif dont je suis le chantre aux Comores». C’est, en effet, par cette phrase qu’on peut résumer toute sa philosophie politique à l’heure qu’il est. Quand on demande à l’homme du RADHI pourquoi il est l’allié du gouvernement, il a une réponse déjà faite et prête à servir d’alibi: «Constituer un front républicain contre Sambi et le parti Juwa, dont les ambitions menacent l’unité nationale et la stabilité du pays», ajoutant sans ciller qu’Ahmed Sambi «peut être candidat à la vice-présidence, mais pas à la présidence. Aucun texte ne le lui confère ce droit». La République et l’esprit républicain ont bon dos. Et, ce n’est pas Abdou Souefou, son lieutenant, qui le contredira sur ce point crucial, lui qui considère que «tant que la Constitution n’aura pas changé, on doit respecter la tournante». Ils ont raison de mettre en avant le primat de la Constitution et le sens même de la présidence tournante pour dire qu’Ahmed Sambi doit attendre sagement le tour de son île natale d’Anjouan en 2021 pour présenter une candidature présidentielle à l’élection présidentielle revenant à Anjouan cette année-là. Pour autant, Houmed Msaïdié crie sa bonne foi et son indépendance à l’égard du «parti cocotte-minute» UPDC, quand il déclare sans rire que tout en étant les alliés objectifs du gouvernement, ses partisans et lui-même s’y opposent, arguant du fait que «nous sommes contre la crise énergétique, les arriérés de salaire, le chômage qui s’accentue… Voilà pourquoi nous allons exiger d’abord la mise en œuvre d’une autre politique». Pourtant, Houmed Msaïdié et ses partisans n’ont pas attendu «la mise en œuvre d’une autre politique» pour devenir les alliés objectifs du gouvernement. Personne n’a assisté à cette «mise en œuvre» avant de constater la caporalisation du RADHI par l’UPDC.

Et comme il faut bien vivre, Houmed Msaïdié fait durer un faux suspens qu’il résume par une phrase lapidaire: «Le parti décidera si on présente un candidat à la présidence ou à la vice-présidence. Tout dépendra de la situation et des alliances qu’on aura réussies». Traduit du jargon politique comorien, cela signifie: «À l’heure qu’il est, je suis candidat à la Présidence de la République, mais si le Vice-président de la République Mohamed Ali Soilihi me demande d’être son colistier pour la Grande-Comore, la mort dans l’âme, je sacrifierai mes ambitions présidentielles pour l’intérêt supérieur de la nation comorienne». Ne dit-on pas que «le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions»? Et puis, Houmed Msaïdié enfonce le clou en dévoilant ouvertement le fond de sa pensée puisqu’il se dit ouvertement favorable à l’entrée de son parti dans le gouvernement. Là, on est obligé de rire parce qu’à l’heure qu’il est, il se dit beaucoup de choses sous le manteau à Moroni. En effet, le Tout-Moroni prétend qu’un remaniement ministériel est imminent et que Houmed Msaïdié est pressenti pour devenir le prochain ministre des Transports. D’autres noms proches de la Présidence de la République circulent également. C’est ce qui se dit à Moroni et dans le métro parisien, haut-lieu des intrigues politiques et sociales comoriennes, où l’on procède aux nominations et aux licenciements, et, pour reprendre une formule chère à Irchad Abdallah, «le Pape de Facebook», «là où opèrent ceux qui ont la capacité de faire et de défaire les mariages et les carrières, là où agissent ceux qui peuvent célébrer les mariages et prononcer les divorces et les séparations de corps et de biens». Et quand on demande aux spécialistes des intrigues sociales et politiques comoriennes d’où ils tiennent leurs «informations», levant les mains vers le ciel, ils se contentent de pontifier: «Dieu est le plus grand, et il n’y a pas de fumée sans feu». Ne dit-on pas également que le tout nouveau Député Maoulana Charif de la CRC, l’un des acteurs politiques comoriens les plus crâneurs, narcissiques et arrogants du pays, exige le ministère de l’Économie et des Finances, actuellement dirigé par le Vice-président Mohamed Ali Soilihi? Louanges à Dieu.

En tout état de cause, faisant prévaloir son don d’ubiquité politique et programmatique, le bon Houmed Msaïdié réclame ses billes et un retour d’ascenseur. N’ayant pas hésité à s’allier au gouvernement pour participer aux coups bas et à la fraude massive qui ont eu raison de son «ami» Maître Ibrahim Ali Mzimba dans le Mbadjini-Ouest, il réclame son «», et ce «» aurait plus de sens s’il se présentait sous forme de nomination à un poste de ministre. Seulement, s’il y a un remaniement ministériel aujourd’hui, il y aura un bain de sang dans les rues de Moroni tant les prétendants sont nombreux et folkloriques. Trop nombreux. On peut s’interroger sur les raisons qui conduisent des gens normalement constitués à vouloir entrer nolens volens dans un gouvernement qui n’aura qu’une année de vie. Mais, quand on est en présence de politiciens comoriens, il est de questions qu’il vaut mieux éluder pour éviter des maux de tête. En attendant, Houmed Msaïdié et Abdou Soeufou ont au moins eu le mérite de mettre hors d’eux-mêmes et dans une colère rouge comme le sang les crypto-sambistes, qui n’ont pas du tout aimé la partie de leurs déclarations consacrée à une condamnation en règle des prétentions et ambitions présidentielles d’Ahmed Sambi pour l’année 2016. Mais, c’est une autre histoire…

Par ARM

© www.lemohelien.com – Jeudi 12 mars 2015.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 14 avril 2019.

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