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Hystérie judiciaire et folie furieuse de demeurés

Hystérie judiciaire et folie furieuse de demeurés

Écrouer même celui qui ne satisfait pas sa femme au lit

Par ARM

  En toute chose, il y a une explication. Imaginez ce zèbre qui sévissait à la Douane de Moroni en tant que vaurien professionnel et à qui on a confié la présidence du Tribunal de Moroni. Que fait-il? Il devient fou. Il imite celui qui a eu la folle idée de nommer Président de Tribunal un gabelou qui a totalement échoué à la Douane. On lui présente n’importe qui, il le jette en prison sans jugement. Pour la première fois dans l’Histoire des Comores, les records d’emprisonnements abusifs sont battus. Son Dieu personnel lui demande d’emprisonner même les ânes rouges et les vaches, il le fait. Il ressuscite la notion de crime de lèse-majesté et s’enfonce dans la honte jusqu’au cou. Les Comoriens et les étrangers qui s’intéressent aux Comores ont en mémoire l’hystérie qui a conduit au «jugement», à la condamnation et à l’emprisonnement d’Ibrahim Abdourazak dit Razida juste une semaine après avoir dit des choses qui ont déplu à l’homme venu du ciel pour régner sur Terre et mépriser les Terriens. Du jamais vu! Comme l’accusation de «diffamation» était trop légère, il avait fallu requalifier les faits, afin d’y insérer un prétendu «outrage à magistrat». Un magistrat des ripoux pour une Justice des ripoux!

Aujourd’hui, le journaliste vedette Abdallah Agwa (Photo), dont la célébrité ringardise tous ceux qui se prennent pour des journalistes à Moroni et sur qui vomit et crache la population par mépris, est jeté dans un cachot médiéval du donjon moyenâgeux de Moroni. D’ailleurs, les prétendus journalistes aigris de Moroni sont très contents de l’emprisonnement de celui qui leur fait de l’ombre et qui sont incapables de cacher leur jalousie à son égard. Mais, sur quelle base guillotiner Abdallah Agwa? Emprisonner quelqu’un pour des propos relatifs à des vêtements traditionnels, voilà qui relève tout simplement de la mascarade! Là aussi, on cherche à requalifier les faits pour que l’affaire prenne les allures d’un «outrage à magistrat», la dernière trouvaille de Sa Suffisance Monsieur le Grand Vizir en charge de Dieu, du Prophète, du Paradis, des Gènes, de la Généalogie et de la Génétique.

Comment peut-on pousser la haine, la stupidité et l’ignorance du Droit jusqu’à croire qu’il est permis de sommer un journaliste à citer et dénoncer ses sources? Où va-t-on? Oui, Mesdames et Messieurs, avec une telle conception du Droit, où va-t-on? Tout cela arrive parce que l’héritier du Glorieux Trône du Karthala n’a pas réussi à faire augmenter les salaires des sbires qui exécutent aveuglément ses lettres de cachots. Ah! Pardon, ses «lettres de cachet». Pour rappel, la lettre de cachet (ou lettre close ou lettre fermée) était, sous l’Ancien Régime en France, un document sous forme de lettre qui servait à transmettre un ordre du Roi pour l’incarcération sans jugement, l’exil ou l’internement de personnes considérées comme indésirables par le pouvoir.

En plus, Djaanfar Ahmed Saïd, qui travaille sur la mort de son parent, le «ventriote» Azali Assoumani, aimerait faire taire une voix qui ne cire pas ses pompes sur les ondes, et ne fait pas le «lèche bottiste» auprès de son maître. Pour rappel, le terme «lèche bottiste» est emprunté du vocabulaire politique de Kiki qui, lors du «mariage d’État» à Fomboni, Mohéli, en février 2014, disait: «Je ne savais pas qu’Azali Assoumani pouvait être aussi lèche bottiste». À l’époque, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani était la bonniche à tout faire d’Ikililou Dhoinine et de son épouse afin d’être adoubé comme leur candidat.

Du coup la vox populi, qui ne manque jamais d’expressions piquantes contre des autorités honnies, parle du procès pour le «mharouma du mchondjé». À ce stade, une explication de texte s’impose. Le «mharouma» est l’écharpe que les grands notables et les dignitaires comoriens portent majestueusement sur leurs épaules. Pour ce qui est du «mchondjé», il s’agit du mec socialement au bas de l’échelle, et qui n’a pas le droit de porter l’écharpe de celui qui a accompli le grand mariage. Sur le plan social, le «mchondjé» est un homme qui n’est pas encore accompli. Socialement, il n’est pas interdit de le mépriser.

Quel est l’horrible crime de génocide commis par le journaliste Abdallah Agwa? Il a fait pire que massacrer toute la population des Comores puisqu’il a dit tout haut ce que tous les Comoriens respectueux de la Tradition disent tout bas: en tant que «mchondjé», le «concubinocrate» Azali Assoumani n’a pas le droit de porter les attributs vestimentaires du grand notable et du dignitaire religieux. C’est tout. Et l’ancien gabelou promu Président du Tribunal de Moroni (au même titre que d’autres gabelous: Abdallah Saïd Sarouma et Saïd Ali Chayhane) s’est jeté sur cette affaire avec une folie furieuse qui lui va très bien puisqu’il a toujours été un être méprisable. Il fait tout ce que lui demande son maître, l’homme tombé du ciel pour régner sur Terre, et qu’il avait fallu décrocher des nuages. Il n’est pas homme à marcher sur terre, ce Saint.

Les Comoriens et la communauté internationale constatent qu’il y a cette manie consistant à vouloir tout judiciariser, comme si cela pourrait être une réponse crédible face à toute la problématique sociopolitique du pays. Et c’est ainsi qu’on a vu deux des prétendus grands «Conseillers» de Beït-Salam se précipiter à une allure folle au Tribunal de Moroni parce que la confrérie Tidjani avait programmé une conférence publique dans la capitale des Comores. La chose fait rire parce que la confrérie Tidjaniya n’a rien d’une secte. C’est une confrérie très respectable et respectée, qui a pignon sur rue à Fès, capitale spirituelle du Maroc, et dont les adeptes vivent essentiellement en Afrique de l’Ouest et se rendent par milliers à Fès, au Mausolée de Sidi Ahmed Tidjani (1737-1815).

Ce qui fait rire, c’est que des milliers d’étudiants comoriens, de diverses générations, depuis la promotion du pâtissier Azali Assoumani et son pote Mohamed Anrifi Moustoifa Bacar Madi dit José, dit Obama, en 1979, ont vécu au Maroc et connaissent bien cette confrérie. Les lascars apprenaient la pâtisserie à Meknès, ville très proche de Fès (63,80 kilomètres). Alors, s’ils ne connaissent pas la confrérie Tidjaniya, il faut les excuser. Nous qui faisions nos études à Rabat, étions à 206 kilomètres de Fès, et savons ce qu’il faut savoir sur Sidi Ahmed Tidjani et sa confrérie. Mais, comme on dit au Maroc, «on ne peut pas mettre un collier de perles sur le cou d’une chèvre».

En tout cas, aux Comores, bientôt, on va jeter en prison même ceux qui ne donnent pas satisfaction à leurs femmes au lit. Le gabelou du Tribunal de Moroni, emporté par la folie furieuse, sévira.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 29 décembre 2016.

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