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Ibrahim Ali Mzimba veut le ministère de l’Énergie

Ibrahim Ali Mzimba veut le ministère de l’Énergie

S’il n’est pas nommé ministre, il va mourir bien humilié

Par ARM

     Un drôle de zèbre, cet Ibrahim Ali Mzimba-là. Pionnier émérite de l’hermaphrodisme politique et de l’œcuménisme idéologique (avec Houmed Msaïdié Mdahoma), il a le don d’ubiquité, mais uniquement quand il s’agit pour lui d’être à la fois au sein du pouvoir en place et dans l’opposition, tout en prétendant n’appartenir qu’à un seul bord politique. Après avoir cautionné tous les crimes de la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé en 2018, à l’orée de 2019, il se découvre une âme «d’opposant». Il avilit et maudit mais publiquement seulement ce qu’il anoblissait et bénissait hier.

Son double langage est tellement immense et sa langue tellement fourchue qu’il fait penser au fameux mot de Maxime Rodinson parlant des thuriféraires aux superlatifs laudateurs qui passent rapidement à la malédiction, et réciproquement, en terre d’Islam: «On passe aisément d’une admiration totale à une condamnation non moins absolue, et vice versa. […]. Quand on ne croit plus au paradis sur terre, on peut se permettre de supposer que l’enfer, toujours pavé de bonnes intentions, a des recoins où croissent peut-être des plantes de serre»: Maxime Rodinson: L’Islam. Politique et croyance, Fayard, Paris, 1993, p. 266.

Aucune autre citation ne peut mieux résumer la duplicité de Môssieur Ibrahim Ali Mzimba.

Môssieur Ibrahim Ali Mzimba boit du petit lait dès que des mesurettes «d’apaisement» ont été prises par le mort-vivant et «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». Dans ses petits comptes mesquins de petit épicier aigri de Dembeni, il compte utiliser la «libération» de 17 prisonniers politiques innocents pour dire à la vraie opposition que le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri est devenu en quelques secondes un dirigeant exemplaire, qu’il faut entrer dans son gouvernement de racolage et de prostitution afin de légaliser la non-élection du dimanche 24 mars 2019. Naturellement, ce «gouvernement d’ouverture» commence à «s’ouvrir» à partir de lui-même. Quelle grandeur d’âme!

Môssieur Ibrahim Ali Mzimba, n°2 du Comité national de Transition (CNT, opposition), veut que le «ventriote» Assoumani Azali Boinaheri le nomme ministre de l’Énergie, dans la perspective d’une hypothétique exploitation d’un hypothétique pétrole et d’un hypothétique gaz naturel aux Comores. Pour ce faire, il passe la matinée en tétant et en biberonnant du côté de l’opposition, attendant la nuit pour aller se prosterner et mendier chez le bambochard Assoumani Azali Boinaheri. Un garçon ambitieux à mort, cet Ibrahim Ali Mzimba-là, toujours capable de prétendre adorer Dieu au moment même où il fait allégeance au diable.

Pourtant, il ne faut pas le sous-estimer quand il s’agit de dégouliner d’obséquiosité, lui, l’ancien militant d’extrême-droite en France qui, après son retour aux Comores, n’avait qu’un seul rêve, réalisé, d’ailleurs: être présenté au gendre Mohamed Saïd Abdallah Mchangama sous la «gendrocratie» de Saïd Mohamed Djohar (1989-1995), devenant du jour au lendemain le Conseiller juridique de ce dernier, alors Président de la République.

Toujours est-il que si dans le gouvernement en cours de composition (on se demande d’ailleurs pourquoi), Môssieur Ibrahim Ali Mzimba n’a pas son poste de ministre, ceux qui voudront le voir devront le rechercher du côté d’un hôpital. Son cœur ne pourra jamais supporter le choc d’une humiliation. Le pauvre chéri… Tiens, voilà des sucettes…

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 31 mai 2019.

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