You are here: Home » Uncategorized » Ibrahima Mhoumadi Sidi a raison, Saïd Larifou tort

Ibrahima Mhoumadi Sidi a raison, Saïd Larifou tort

Ibrahima Mhoumadi Sidi a raison, Saïd Larifou tort

Il rappelle à l’avocat français déchu des vérités tueuses

Par ARM

     Aucun Comorien n’a été surpris en apprenant que Monsieur Clown, Maître Clous Saïd Larifou, le plus grand émetteur comorien de chèques sans provisions de tous les temps, crâne mais ne pourra jamais redevenir avocat en France. Il est indigne d’être avocat en France. Emporté par une sourde haine et par une mendicité éhontée, il reste dans la médiocrité, tentant de grappiller quelques sous ici et là. Sa petitesse congénitale, sa clabauderie légendaire, son manque historique de dignité et l’absence pathologique en lui de toute forme d’honneur ont fini par en faire un vil individu sans la moindre crédibilité. Aujourd’hui, un poisson frit qui nage vivant au large de Komouédjou, à côté de Djoiezi, Mohéli, a plus de crédibilité que lui.

Oui, les Comoriens sont soucieux de savoir ce qui est advenu de l’argent de la «citoyenneté économique», mais les plus justes d’entre eux, notamment les vrais juristes du pays, refusent toute instrumentalisation de ce dossier à des fins politiciennes. C’est ce que les Saïd Larifou, Ahamada Baco et Ibrahim Ali Mzimba, tous avocats au Barreau de Moroni et tous s’agrippant au «pouvoiriste» polygame Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger», refusent d’admettre. À ces trois personnes, répétons le beau mot du grand juriste tunisien Yadh Ben Achour, qui avait refusé d’être instrumentalisé par le dictateur Zine El Abidine Ben Ali: «Un juriste ne tend jamais la main à un dictateur». Je réitère mes sincères remerciements à ce jeune avocat du Barreau de Moroni qui m’a fait parvenir le livre de Maurice Garçon, de l’Académie française: L’avocat et la morale, Buchet/Chastel, Paris, 1963. Il faudra que ces 3 avocats, qui ne sont plus dans la voie du Droit, lisent ce livre.

Comme ils ne vont pas le lire, ne cherchant qu’à plaire pour être bien notés par la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé, la vérité de la rue les interpelle chaque jour. L’une de ces vérités vient de la plume acérée et aux arêtes vives d’Ibrahima Mhoumadi Sidi, qui s’en prend aux avocats de l’ancien parti politique mort-né RIDJA, en l’occurrence Monsieur Clown, Maître Clous Saïd Larifou et son chaouch Ahamada Baco, descendus très bas, plus bas que terre.

Les Comoriens aimant leur pays boivent du petit-lait quand ils lisent sous la plume d’Ibrahima Mhoumadi Sidi le mot suivant, alors qu’il ironise sur le père et la mère de tous les échecs, Monsieur Clown, Maître Clous Saïd Larifou et Ahamada Baco: «Rien que par vos engagements personnels, mes deux maîtres du “Droitˮ, la cause est perdue d’avance comme toutes les affaires que vous avez eues à défendre jusqu’ici. Votre premier échec est celui, cuisant celui-ci, de vos insuccès politiques successifs. Et s’en est pas fini car vous vous foutez toujours dans des dossiers occultes sans conviction, ni assurance. Dites-moi, cher ami Larifou, que les 40 milliards détournés par Azali que vous avez révélés aux Comoriens et appuyés par les révélations du Quai d’Orsay sont moins incriminables, moins attaquables que les spéculations et allégations d’une enquête parlementaire tronquée, partiale diligentée par un pouvoir qui veut camoufler ses propres détournements actuels et à venir».

Ne soyons pas mauvaises filles, et reconnaissons que c’est Monsieur Clown, Maître Clous Saïd Larifou et ses roquets du RIDJA qui ont distribué aux Comoriens le rapport accablant de Thierry Vircoulon intitulé «L’État internationalisé – Nouvelle figure de la mondialisation en Afrique» (janvier 2007). Personnellement, c’est par le canal mafieux et crapuleux du RIDJA que j’ai eu ce rapport, sur lequel on lit notamment que «la privatisation de l’État, le “néo-paternalisme” de type sultanique ou la “politique du ventre”, bref les racines de ce que la Banque mondiale appelle la “mauvaise gouvernance” n’ont pas été éradiquées durant la transition. Corruption et mauvaise gouvernance ont continué à prospérer sous les yeux de la “communauté internationale”: aux Comores, comme l’atteste la découverte de 40 millions d’euros dans des comptes à l’étranger, le colonel Azali a pillé le Trésor public et distribué les contrats publics à la coterie formée par ses proches». Tout ceci est vrai.

Ibrahima Mhoumadi Sidi a d’autant plus raison et de mérite que, l’autre jour, à Mitsamiouli, alors que le débat faisait rage sur les «Asseyez-vous et taisez-vous!», le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri humilia publiquement son mendiant Monsieur Clown, Maître Clous Saïd Larifou Saïd Larifou en l’accusant d’avoir été à l’origine de la diffusion du rapport de Thierry Vircoulon, publié à la revue Étude en janvier 2007 avant d’être repris sur le site officiel du ministère français des Affaires étrangères. Oui, ce sont les gens du RIDJA qui ont été à la manœuvre pour diffuser ce document qui démontre que le «ventriote» Assoumani Azali Boinaheri est un vulgaire brigand qui ne comprend rien au fonctionnement d’un État, mais qui est capable des pires vols d’argent public et de la désorganisation de l’État.

Quand on est soucieux de la vérité sur la «citoyenneté économique», on ne peut qu’approuver Ibrahima Mhoumadi Sidi, quand il lance à la figure des deux avocats moralisateurs sans morale du RIDJA: «Moi, je suis plus intéressé que quiconque dans ces détournements et de la loi que de l’argent. Je veux tout savoir et surtout, que toute la vérité soit étalée sur un immense tapis à ciel ouvert. Mais comment comprendre et comment donner crédit à une enquête qui a tenu à l’écart Abou Achiraf, le principal interlocuteur des acheteurs de ces passeports, le premier marchand des valises conteneurs? Comment comprendre que beaucoup de gens concernés de près et de loin par ces ventes hier comme aujourd’hui sont écartés, voire ignorés par l’enquête et seuls ou presque, Ahmed Abdallah Sambi et moi-même sommes indexés, visés? Non, votre affaire est pipée et votre engagement prononcé et avancé, au service du pouvoir Azali, ne prélude qu’à des conneries et discrédite votre opération avec les jeunes de la CRC contre Sambi. Un conseil mes chers maîtres des causes perdues, faites très attention. Le peuple vous suit et vous regarde. Maîtres, servez les causes justes et arrêtez de gesticuler et de jouer aux girouettes et aux cassandres ça ne vous réussira jamais et ceux que vous servez vous rient sous cape».

Il a raison, Ibrahima Mhoumadi Sidi. À lui seul, Abou Achirafi Ali Bacar a touché dans ce trabendo 8 milliards de francs comoriens (16 millions d’euros), et personne ne veut l’interroger, dans la mesure où il a fait allégeance au Saigneur Assoumani Azali Boinaheri (Photo) et à sa «Ripoux-blique» de Mitsoudjé. En ce moment même, cette même «Ripoux-blique» de Mitsoudjé fait son propre trabendo de documents administratifs comoriens au Moyen-Orient. Avant même l’arrivée au pouvoir d’Ahmed Sambi en 2006, le bambochard Assoumani Azali Boinaheri et son cousin Mohamed Elamine Soeuf du Darfour et de Gao étaient des trabendistes de passeports comoriens à l’international, dans une opacité totale.

Donc, en partant de l’idée républicaine selon laquelle toute la lumière doit être faite sur la «citoyenneté économique», la balance doit être équilibrée, et comme on dit à Mohéli, la maman doit «donner le lait par les deux seins». Les Comoriens ne connaîtront jamais la vérité dans le mensonge, la partialité, la subjectivité et la tricherie, mais dans l’objectivité, cette objectivité que refusent les Ibrahim Ali Mzimba, Monsieur Clown, Maître Clous Saïd Larifou et leur Ahamada Baco. Personne ne les oblige à aimer ou à détester tel acteur politique, mais à rester fidèles à leur serment de fidélité envers le Droit et la morale, au lieu de se conduire en petits parvenus juste désireux de courber l’échine devant un dictateur vulgaire, violent et ignorant. Nous avons tous nos soucis et nos problèmes, mais nous gardons la tête haute. Ces gens-là sont des Grands-Comoriens, et ce sont les Grands-Comoriens qui ont été à l’origine du proverbe selon lequel «la pauvreté ne conduit à l’abandon des us et coutumes».

Par ARM

Le copier-coller tue la blogosphère comorienne. Cela étant, il est demandé amicalement aux administrateurs des sites Internet et blogs de ne pas reproduire sur leurs médias l’intégralité des articles du site www.lemohelien.com – Il s’agit d’une propriété intellectuelle.

© www.lemohelien.com – Dimanche 15 avril 2018.

Powered by Comores infos