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Ikililou a sacrifié Ahmed Ali Amir pour consoler Mamadou

Chier dans l’assiette

Hanyi apvo yakouliliya – Comme tout peuple poli, le Comorien a ses exceptions qui confirment la règle.  Chier dans l’assiette dans laquelle on mange est une expression qui qualifie, l’incohérence, la bêtise extrêmes.

Révoquer Ahmed Ali Amir Ahmed, directeur d’Alwatwan de ses fonctions, une semaine avant l’entrée en fonctions d’un nouveau président, n’a aucun sens, sinon peut être, de provoquer des rires gras de potaches facétieux à Beit Salam et dans des UPDC, du genre : « hé, hé, on l’a bien eu, pour qui il se prend ? Même un seul jour mais on l’a eu ».

Je me garderais de citer le nom du président qui a signé le morceau. Je l’ai toujours considéré comme un homme courtois. Je m’en prends ici, un peu injustement je vous l’accorde,  à son entourage qui n’a pas su le saisir (wamswafiri) pour ne pas  signer, ou déchirer cette empreinte génétique de la haute irresponsabilité à la tête de l’Union des Comores.

Mais quel intérêt pour celui que je ne veux pas nommer ? Ahmed, Ali Amir et ses collègues ont honoré la démocratie et le journalisme comoriens en publiant dans un journal, financé par le contribuable, les résultats des élections des 13 bureaux d’Anjouan,  que d’aucuns voulaient cacher. Il n’y a aucune loi qui l’interdise. La transparence et la paix civile ont été renforcés. L’opinion nationale et internationale ont su gré au président Ikililou Dhoinine.

En quoi cela gêne un président, qui a, disons le, tenu à respecter les échéances électorales et à partir en laissant la place à un successeur légitime ? A t-on sacrifié Ahmed pour consoler des amis déçus ? Est-ce une manœuvre machiavélique de  certains clans, parmi les successeurs, qui ont initié ça chez les partants, pour avoir la place libre, une fois un brillant professionnel chassé ? Allah aanlam.

Il y a des merdes qui se nettoient difficilement. Celle-ci laissera une tâche indélébile dans l’assiette. L’odeur suivra longtemps les auteurs du kaka. Comme on dit chez les gens polis  que nous  sommes : ils ont chié, ils ont mangé et avec le reste ils se  sont maquillés. Ah que c’est pas  beau. Ah que ça pue.

Said Mchangama

*Titre: Comores infos

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