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Il était une fois, il y a très longtemps, l’autorité de l’État

Il était une fois, il y a très longtemps, l’autorité de l’État

Moins de deux mois après, le gouvernement actuel est par terre

Par ARM

     Avec son sourire carnassier et cruel, Aloui Saïd Abbas doit ne pas perdre une miette de ce qui se passe dramatiquement dans les cercles du pouvoir du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Baba. Heureux créateur des expressions peu charitables de «vagabondage diplomatique» et de «diplomatie sur une terrasse de maison», il doit bien penser aux expressions «vagabondage administratif et judiciaire» et «administration et Justice sur une terrasse de maison» pour qualifier le charivari granguignolesque qui anime le régime politique actuel de branquignols, régime politique embourbé qu’il est dans ses contradictions et dans les fantasmes de ses principaux animateurs enfarinés. La chose fait rire forcément parce que les dirigeants actuels eux-mêmes se rendent compte qu’ils ne savent pas ce qu’ils dirigent, qui ils dirigent, qui dirige quoi, où ils vont et comment faire pour sortir d’une situation dans laquelle l’autorité de l’État est dans les bas-fonds du mépris des Comoriens. C’est d’un chiant… Le «pouvoiriste» Azali Assoumani Baba, qui doit commencer par prouver qu’il a une vision d’État qu’il n’a pas, est dépassé. Il croyait que quelques mesures aux relents de réformettes démagogiques suffiraient à donner de l’espoir aux Comoriens. Ce fut tintin dès le début, et pour cause. Les fameuses mesures de diminution des prix des denrées de première nécessité ont tourné en eau de boudin, et quand on demandait aux commerçants d’appliquer les baisses de prix, ils disaient doctement: «Allez acheter des produits à bas prix dans les boutiques d’Azali Assoumani». Très bien dit.

     Au lieu de s’asseoir et rechercher les problèmes qui étranglent les Comoriens par l’estomac et le portemonnaie, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Baba, pilote devenu cosmonaute, voyage aux quatre coins du monde, licencie à tour de bras des Comoriens sans soutien politique, se marie à Itsandra comme si c’était la nécessité du moment, fait insulter les habitants de Hetsa via l’Impératrice de Beït-Salam, feignant d’oublier que l’argent dépensé à organiser ses voyages futiles suffirait à rémunérer les 1.080 agents de Comores Télécom jetés dans la rue, des jeunes Comoriens abusivement licenciés par les maîtres familiaux et patrimoniaux de Moroni. Les autorités actuelles, qui se partagent sans vergogne les dépouilles de l’argent du pèlerinage des Comoriens, avaient cru qu’en vivant du vol permanent sur les Comoriens allaient pouvoir régner en paix. De nouveau, ce fut tintin.

     Aujourd’hui, c’est l’un des journaux appartenant à la galaxie de la presse de révérence et de racolage envers le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani qui nous apprend que ce qui restait de l’autorité de l’État a fondu comme neige au soleil – comme si nous ne le savions pas déjà. Le coup est rude parce que, cette fois, c’est le Grand Vizir en charge de Dieu, du Prophète et du Paradis qui est humilié de la plus cinglante des manières. Le journal nous apprend ce qui suit: «La note du ministre de la justice, des administrations publiques, entre autres, portant “affichage des tarifs des prestations de serviceˮ n’est pas respectée. Le parquet de la république fait partie des administrations qui font fi à cette note ministérielle du 25 juin passé. Plus de trois semaines depuis la publication de la fameuse note circulaire, aucun département administratif concerné n’a suivi les instructions du ministre d’État Fahmi Saïd Ibrahim qui a pourtant ordonné “à toutes les institutions, les sociétés et les organes d’État fournissant des services payants aux citoyens et autres usagers d’afficher de manière visible et lisible, les différents prix de leurs prestations de serviceˮ, sur une note publiée le 25 juin dernier. “Nous en avions une, mais elle est arrachée par le vent. Vous pouvez demander tout ce que vous voulez nous allons vous donner les prix à payerˮ, a réagi un agent du secrétariat du parquet de la république, à propos de l’absence d’une fiche tarifaire dans leur service. Il n’y a pas que la justice, pourtant sous tutelle du ministre signataire de la note, qui n’applique pas cette dernière censée redorer en partie l’image de l’administration publique souffrant de tant d’anomalies. Les directions des impôts, générale et régionale, ne respectent pas les mesures alors qu’elles sont explicitement citées sur la note. Même l’interdiction faite aux véhicules de service de circuler en dehors des heures de travail n’est pas suivie d’effet».

     Vive la République des coups de vents! Et maintenant, chaque fois que le régime politique du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Baba va boire la tasse, ses animateurs pourront dire qu’il y a eu un coup de vent qui a provoqué des dégâts. Quel courage! Pathétique et pittoresque! En tout cas, un vrai ministre confronté à tant d’avanies démissionne pour exprimer sa désapprobation et n’avale pas les couleuvres jusqu’à vouloir ingurgiter des anacondas et des boas. Seulement, pour démissionner, il faut avoir beaucoup de fierté personnelle. Le Mohélien Abdallah Saïd Sarouma, Vice-président aux 1.000 surnoms, se contente d’afficher son sourire de grenouille sur toutes les photos sur lesquelles il figure histoire de dire, que l’argent qu’il touche en ce moment justifie bien les compromissions et les couleuvres qu’il avale stoïquement. Bon courage.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 25 juillet 2016.

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