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«Il n’y aura pas de troisième tour!», menace Kiki

«Il n’y aura pas de troisième tour!», menace Kiki

Menace-t-il la République et ses institutions de putsch?

Par ARM

  Mohamed Daoudou dit Kiki, fervent soutien d’Azali Assoumani jusqu’au zèle, en fait trop ces derniers temps. Il continue ses manœuvres d’intimidation envers la République et a trouvé un nouveau leitmotiv: «Il n’y aura pas de troisième tour à l’élection présidentielle puisque nous considérons que notre candidat Azali Assoumani est déjà le Président de la République qui va succéder à Ikililou Dhoinine le 26 mai 2016». Ah oui? Il répète sa petite phrase partout où il passe, et ses prétentions fantasmagoriques et ses excès de langage ne plaisent pas aux Comoriens. Le Tout-Moroni en parle avec un dégoût prononcé et ne comprend toujours pas pourquoi le plus grand perdant de l’élection présidentielle de 2016 s’arrange toujours pour se comporter en petit chef de gang aux allures d’un Caporal vieillissant constatant qu’il n’aura jamais de promotion avant son départ à la retraite. Aujourd’hui, le Tout-Moroni le compare à un balayeur de rues qui, au moment de son départ à la retraite, est convoqué par son chef, qui lui dit avec emphase et dans un style ampoulé et dithyrambique: «Tu as été un bon balayeur de rues, et comme bientôt tu vas bientôt pouvoir jouir d’une retraite bien méritée, je te nomme chef des balayeurs du quartier dont tu as su, avec abnégation, patriotisme, professionnalisme et civisme, préserver la propreté. Félicitations, mon brave homme! Tu as mérité ta belle promotion. Tu es un brave homme. Sache-le».

  Les déclarations tonitruantes de Mohamed Daoudou dit Kiki sont faites à un moment où les futurs perdants Azali Assoumani, Ahmed Sambi et lui-même craignent le pire pour eux: leur échec total, irréversible et définitif lors de l’élection partielle du mercredi 11 mai 2016. Ces hommes ont peur, malgré la petite chanson que leur susurrent à l’oreille le fugitif Hamada Madi Boléro et ses Mohéliens de Beït-Salam. Ils ont tellement peur qu’ils se croient obligés d’en rajouter. Azali Assoumani, en bon danseur de bumping de rue complètement déconnecté des réalités politiques de son pays, pérore et crâne partout en poussant la petite chansonnette selon laquelle «moi, je suis gagnant parce que, contrairement à mon adversaire, je n’ai pas de retard à rattraper». Erreur fatale derrière laquelle il essaie piteusement de cacher la peur qui le démange et plane sur lui comme l’aigle sur sa proie. Les hommes du passé et du passif ont une stratégie très infantile: Ahmed Sambi, qui croit qu’Anjouan lui appartient, sillonne les régions concernées par l’élection partielle, pendant qu’Azali Assoumani fait tout pour faire croire qu’il va organiser un coup d’État quand (et non si) il sera battu à l’élection partielle, à un moment où les analystes politiques étrangers disent que ce scrutin va inverser totalement la donne politique, en raison de la position favorable de ces régions pour Mohamed Ali Soilihi et Anissi Chamsidine, comme on peut le constater à la lumière du bon score électoral qu’y avait réalisé Anissi Chamsidine lors du premier tour de l’élection gubernatoriale.

  Aujourd’hui donc, ceux qui ont entendu le cri de rage et de haine lancé par Kiki veulent savoir une seule chose: est-ce que cet homme-là menace la République et ses institutions de coup d’État? Il semble que la réponse à cette question ne peut être que «oui». Pourquoi? Parce que les perdants Azali Assoumani, Ahmed Sambi et Kiki savent qu’ils vont perdre mais ne veulent pas perdre ce qu’ils ont déjà perdu. En tout état de cause, c’est la première fois dans l’Histoire de l’humanité qu’un futur perdant d’une élection brandit une menace de coup d’État pour tenter de faire peur au peuple. Ces gens ont déjà tenté d’impressionner les membres de la Cour constitutionnelle et ont fait chou blanc puisque ces derniers ont rendu un arrêt dans lequel ils ont demandé l’organisation d’une élection partielle que ne voulaient pas Azali Assoumani et ses hommes. Et comme on menace la République et ses institutions de coup d’État, alors que la chose reste généralement secrète, il faudra que les putschistes récidivistes disent aux Comoriens quand ils vont faire leur truc. Juste à titre d’information. Et quand la tentative de coup d’État va échouer, ces gens haineux vont tout faire pour saboter la tenue de l’élection présidentielle. En tout cas, ce n’est pas la présence encombrante d’Ahmed Sambi ce lundi 2 mai 2016 dans la région de Nioumakélé, d’où il est parti à 14 heures, qui sauvera les naufragés du naufrage.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 3 mai 2016.

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