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Il y a deux ans, disparaissait l’écrivain Salim Hatubou

Il y a deux ans, disparaissait l’écrivain Salim Hatubou

Seul Comorien sur qui tous les Comoriens sont d’accord

Par ARM

     Salim Hatubou, hélas! Né le 20 juin 1972 à Hahaya, il fut arraché à la vie très jeune, le 31 mars 2015. Son existence terrestre aura été des plus courtes, mais des plus remplies, des plus accomplies. Il a été l’écrivain comorien le plus prolifique, le plus décoré, le plus connu, et surtout le seul qui pouvait vivre de son écriture et donc, de son talent, immense et incontestable. Il a été le seul Comorien vivant hors des Comores ayant eu droit à des funérailles nationales aux Comores sans être un acteur politique, un religieux ou un «faiseur» de grand mariage. Le jour de son décès, très brusque, nous annoncions ici même qu’un baobab venait de tomber. Et il s’agissait d’un baobab parce que le baobab ne tombe jamais sous la poussée du vent mais quand il fait très beau. Une amie avec qui il devait travailler sur un important projet littéraire le jour de sa mort pleure encore et jure qu’elle ne pourra jamais se pardonner d’avoir manqué leur rendez-vous de quelques minutes. Elle ajoute, statufiée et marquée à vie, que le jour même de sa mort, il parlait de sa propre mort dans un message qu’il lui avait envoyé. Prémonition…

Salim Hatubou est le seul Comorien qui peut mettre tous les Comoriens d’accord, même après une existence terrestre très brève. Tout le monde se réclame de lui et, naturellement, au cours du premier Salon du Livre des Comores, qui s’est tenu ce mois de mars 2017 à Moroni, les personnes présentes ont beaucoup parlé de Salim Hatubou et lui ont rendu un hommage mérité. Ce vendredi 31 mars 2017, à l’occasion du 2ème anniversaire de son décès, par-delà les mers, les océans, les déserts, les forêts, les sommets enneigés, les terres désertiques et les vicissitudes d’une vie qui n’est pas toujours des plus roses, l’un de ses amis les plus sincères dit: «C’est le 2ème anniversaire de son décès si brutal, qui a privé la littérature comorienne de son meilleur fils, alors très jeune. Sans flonflons, ni flaflas, ni flagornerie, rendons-lui hommage dans la sobriété mais dans la sincérité, sans chercher à jouer les intéressants. Il est le premier Comorien de la diaspora, sans activités politiques, ni la parure du chef religieux, ni les scintillements et les ornements du grand mariage à avoir eu droit à des funérailles officielles, nationales».

L’hommage de cet ami sincère n’est pas sans rappeler qu’au Maroc, le jour des funérailles du grand nationaliste et homme d’État Abdelakhaleq Torrès (mort le 27 mai 1970), inconsolable, son grand ami Allal El-Fassi, leader historique du Parti de l’Istiqlal, dont il était cofondateur, avait eu ce mot: «Tu ne sais pas, Abdelkhaleq, combien je donnerais pour être aujourd’hui à ta place». Ce sont des mots sincères qui ont été dictés par le chagrin sincère causé par la disparition d’un être cher.

Salim Hatubou, l’enfant de Hahaya, nourri dès son jeune âge par les contes de sa mamie, a été conteur, dramaturge, romancier (…) et a puisé les sujets de son immense répertoire littéraire dans la vie quotidienne des Comoriens, aux Comores ou ailleurs, notamment à Marseille.

Salim Hatubou est national et appartient à toute la nation comorienne, mais aussi à la ville de Marseille, où il a passé une bonne partie de sa vie.

Salim Hatubou, tu ne seras pas oublié. Même ceux qui n’ont jamais eu le moindre contact physique avec toi s’inclinent devant ta mémoire vénérée. Repose en paix et qu’Allah t’agrée dans la demeure éternelle de Son Paradis.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 31 mars 2017.

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