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Illettré, Ibrahim Ali Mzimba ne sait ni lire, ni écrire

Illettré, Ibrahim Ali Mzimba ne sait ni lire, ni écrire

La maîtresse de l’école maternelle l’initie à l’alphabet

Par ARM

  • La Maîtresse: Élève Ibrahim Ali Mzimba, nous commençons ton premier cours d’alphabet par 5 lettres, pour ne pas t’embrouiller. Tu vas répéter après moi: A, B, C, D, E.
  • Élève Toto Ibrahim Ali Mzimba: Gnangnan, gnangnan, gnangnan, gnangnan, gnangnan.
  • La Maîtresse: Toto, tu n’as pas compris. Donc, nous passerons l’année scolaire à répéter les 5 lettres, en espérant que tu finiras par les apprendre. Tu as compris, Toto?
  • Élève Toto Ibrahim Ali Mzimba: Gnangnan, gnangnan, gnangnan, gnangnan, gnangnan.

Le pauvre chéri…

Oui, Toto Ibrahim Ali Mzimba ne sait pas lire. Incapable de lire une dépêche de l’Agence Reuters du 18 janvier 2018, il se répand en calomnies contre son ennemi intime Maître Fahmi Saïd Ibrahim, l’accusant de trafics de passeports quand il était ministre des Relations extérieures en 2010-2011. Nous reproduisons les extraits de la dépêche de Reuters qui concernent les Comores. Vous direz après si vous y trouvez une information qui pourrait suggérer que Maître Fahmi Saïd Ibrahim se livrait à des trafics de passeports.

     SPÉCIAL – Qui peut gagner des millions en vendant des passeports en Afrique?

     By David Lewis and Philippe Engels

     MORONI, Iles Comores/BRUXELLES, 10 janvier 2018 – Ambassadeur itinérant pour les îles des Comores, accompagnateur à deux reprises de la délégation du pays à l’assemblée générale des Nations Unies, détenteur de trois passeports diplomatiques des Comores… Albert Karaziwan est un homme important pour ce petit archipel, situé au large de la côte est de l’Afrique. Même s’il n’y habite pas.

     Ce n’est pas un homme politique, ni un diplomate professionnel, pas même un natif des Comores. Albert Karaziwan est un homme d’affaires né en Syrie, citoyen belge, et dont l’entreprise, Semlex Group, a produit des passeports et d’autres documents d’identité pour les Comores et une douzaine d’autres pays africains. […] Albert Karaziwan a utilisé ses relations politiques pour faire des affaires aux Comores et dans d’autres pays africains, parfois sans passer par des procédures d’appel d’offre et quelques fois en effectuant des paiements à des intermédiaires. Des décrets présidentiels ont également mise en lumière l’achat par des citoyens étrangers de passeports comoriens, fournis par Semlex. Reuters a pu déterminer qu’au moins deux acheteurs de passeports comoriens sont accusés par les autorités américaines d’avoir enfreint les sanctions contre l’Iran. […]. Aux Comores, où Semlex a conclu un contrat de fourniture de passeports et d’autres documents en 2007, il a été nommé conseiller spécial et ambassadeur itinérant par l’ancien président Ahmed Abdallah Mohammed Sambi.

     Sollicité par Reuters, Ahmed Abdallah Mohammed Sambi a indiqué qu’il répondrait mais ne l’a pas fait avant la publication de notre article. Albert Karaziwan figure dans une base de données du gouvernement comorien indiquant qu’il possède trois passeports comoriens. […]. Leur fils de 27 ans, Alexandre, qui travaille pour une entreprise de conseil en informatique à Bruxelles, dispose aussi d’un passeport diplomatique comorien, tout comme certains employés de Semlex, toujours selon cette base. Reuters n’a pas pu déterminer pourquoi les Comores ont délivré ces documents d’identité, ni la raison pour laquelle la famille Karaziwan et les associés de Semlex les auraient demandés. […]. Catherine Laurent, quant à elle, a expliqué qu’elle ne jouait aucun rôle au sein de Semlex et qu’elle ne savait pas si elle détenait un passeport diplomatique comorien. “C’est possible, mais je n’en utilise pas, donc je ne suis pas sûre”, a-t-elle expliqué. Alexandre Karaziwan n’a pas répondu à nos multiples sollicitations.

     Aux Comores, une commission d’enquête parlementaire investigue actuellement sur la vente de passeports à des étrangers. Son but: déterminer si le processus était légal, qui était impliqué et à qui bénéficiaient les revenus. Les enquêteurs ont découvert que plus de 2.800 passeports diplomatiques des Comores ont été délivrés depuis 2008, sur une population d’environ 800.000 personnes. Durant cette période, au moins 184 passeports diplomatiques ont été vendus à des non-Comoriens, selon les données recueillies par les enquêteurs.

     Dans la mesure où Semlex produit tous les passeports comoriens, la commission enquête sur le rôle de l’entreprise à ce sujet. Dhoulkamal Dhoihir, vice-président de l’Assemblée nationale comorienne et président de la commission d’enquête, a déclaré ceci: “Semlex est un acteur clé… Nous avons convoqué Albert Karaziwan pour qu’il vienne s’exprimer”. La commission a donc convoqué Albert Karaziwan en septembre dernier, en espérant qu’il apporte de nouveaux éléments. La réunion a été reportée au 20 novembre. Mais il ne s’est pas présenté. Fin décembre, Semlex a publié un communiqué niant toute implication dans l’émission de passeports et soulignant qu’elle relève des seules prérogatives des autorités locales. Les autorités comoriennes poursuivent leurs investigations.

     Grâce à ses nombreuses relations, Albert Karaziwan a permis à des non-Comoriens de devenir des représentants diplomatiques de l’archipel. De mai 2010 à mai 2011, il a été en contacts fréquents avec Ibrahim Fahmi Said, à l’époque ministre des Affaires étrangères comoriennes. En juillet 2010, Albert Karaziwan a transmis à Ibrahim Frahmi Said le CV d’un homme d’affaires libanais, Nizar Dalloul. Il y a joint une lettre abordant la question de la nomination de Nizar Dalloul en tant qu’ambassadeur des Comores à l’UNESCO, à Paris.

     “Comme on a déjà parlé au président, il serait bien d’avancer rapidement pour le faire nommer”, a écrit Albert Karaziwan au ministre des Affaires étrangères. Nizar Dalloul a été officiellement nommé ambassadeur le 1er septembre de cette année, après un décret signé par le président des Comores. Nizar Dalloul a indiqué à Reuters que la possibilité de devenir ambassadeur de l’UNESCO a émergé lors de ses discussions avec l’ancien président comorien Ahmed Abdallah Mohammed Sambi. Il a expliqué que sa nomination en tant qu’ambassadeur a été abrogée peu après que l’ancien président comorien a quitté le pouvoir. Après cet événement, Albert Karaziwan n’a pas tenté de le rétablir dans ses fonctions, selon Nizar Dalloul.

     Ibrahim Fahmi Said a expliqué à Reuters que les relations qu’il entretenait avec Semlex étaient uniquement liées à son travail en tant qu’avocat de cette entreprise, et qu’il n’a reçu aucun paiement de sa part en tant que ministre. Un porte-parole de l’UNESCO, joint par Reuters, n’a pas souhaité faire de commentaires à ce sujet.

     Albert Karaziwan a aussi été impliqué dans un programme mis en place par le gouvernement comorien. Son but: fournir la nationalité aux populations Bidounes, bédouins apatrides, venant du Koweit ou des Emirats Arabes Unis. […]. Il a aussi donné aux Comores la possibilité d’augmenter leurs revenus, aux termes de la loi autorisant cette initiative. Des documents du gouvernement comorien, datés de 2012, révèlent que le pays a reçu plus de 4.500 dollars pour chaque nationalité accordée. Outre ce programme officiel, la citoyenneté comorienne et des passeports ont aussi été vendus à des personnes non Bidounes et ce, parfois, à des prix bien plus élevés, selon des enquêteurs comoriens et des sources ayant une connaissance directe du dossier.

     Les passeports comoriens ont potentiellement de la valeur car ils offrent une citoyenneté sans obligations fiscales. Ils peuvent aussi être utilisés pour ouvrir des comptes bancaires et faciliter les voyages dans le Golfe, selon des fonctionnaires chargés de faire appliquer la loi. L’ancien gouvernement comorien a permis que certaines de ces ventes soient gérées par une entreprise basée à Dubai, Lica International Consulting, selon un accord comorien avec Lica consulté par Reuters. Trois sources, dont une ayant une connaissance directe des opérations de Semlex, affirment que Lica est contrôlée par Albert Karaziwan. Quand un reporter de Reuters s’est rendu aux bureaux de Lica à Dubai, personne ne semblait être présent. La principale mission de Lica consistait à sélectionner les candidats à la citoyenneté et à payer au gouvernement comorien 10.000 dollars par document octroyé, selon l’accord étudié par Reuters.

     Deux sources ayant une connaissance directe des activités d’Albert Karaziwan ont dit que Lica a demandé au moins 100.000 euros pour fournir un passeport comorien. Un décret présidentiel comorien, signé en mars 2016 et consulté par Reuters, présente une liste de 21 étrangers, dont un Américain, un Sud-Africain et plusieurs Syriens, soumise par Lica et dont les membres se sont ainsi vus octroyer la citoyenneté comorienne par le président. Un ancien membre du gouvernement comorien a révélé qu’il avait connaissance d’au moins 23 autres passeports vendus via Lica.

     Un autre décret présidentiel comorien révèle qu’en juillet 2015, un dénommé Reza Malakotipour a obtenu la nationalité comorienne. Cet homme a été sanctionné en 2014 par les Etats Unies car il aurait fourni des équipements aux forces des Gardiens de la révolution islamique iraniens présentes en Syrie, et qu’il serait détenteur d’un passeport iranien. Reuters n’a pas pu établir comment Reza Malakotipour a obtenu la citoyenneté comorienne et s’il a pu l’obtenir grâce à Lica ou Semlex. Mohammad Zarrab, turco-iranien, fait également partie des individus ayant reçu la nationalité comorienne, selon un décret présidentiel comorien de juillet 2015. […].

     Reuters n’a pas pu établir comment Zarrab a obtenu la nationalité comorienne et s’il l’a acquise via Lica ou Semlex. En 2016, un nouveau gouvernement est arrivé au pouvoir aux Comores. Selon Souef Mohamed El-Amine, l’actuel ministre des Affaires étrangères comorien, le gouvernement essaie actuellement d’établir combien de passeports ont été délivrés et qui les a reçus. Le ministre a révélé à Reuters que le gouvernement dispose d’une liste de 100 personnes qui ont obtenu des passeports comoriens et qui représentent de potentiels risques pour la sécurité du pays. “Cela ne change rien si ce sont des dizaines ou des centaines de personnes qui ont obtenu les passeports comoriens. Ce qui compte, c’est le principe en lui-même. Et c’est Semlex qui produit ces passeports”, a-t-il expliqué.

     […]. Albert Karaziwan donne l’impression d’être très proche du gouvernement congolais, tout comme il l’a été des précédents dirigeants comoriens. […]. En 2017, Albert Karaziwan s’est rendu à nouveau au siège des Nations Unies, selon le ministre des Affaires étrangères des Comores, qui l’a croisé sur place. Cette fois-ci, cependant, Albert Karaziwan n’accompagnait pas l’équipe comorienne. Il figurait parmi la délégation de la RDC. (Charlotte Peytour pour le service français, édité par Marc Joanny).

Où est-il indiqué sur cette dépêche que Maître Fahmi Saïd Ibrahim était un trafiquant de passeports? Au lieu de s’expliquer sur ses faux diplômes, ses escroqueries, dont la fabrication et la vente de faux documents administratifs français, Toto Ibrahim Ali Mzimba s’enfonce dans la honte, le ridicule, le subalterne et le vulgaire. Il oublie le proverbe comorien: «Quand on est dénudé, on s’assied pour cacher sa nudité». Ibrahim Ali Mzimba est dénudé et exhibe sa nudité au lieu de la cacher. Comme lui, les insulteurs qu’il paie pour calomnier, diffamer, accuser gratuitement et injurier, sont discrédités. Pauvres menteurs! «Qui se ressemblent…».

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 11 août 2021.

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