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Incontournable Accord-cadre de Fomboni du 17-Février

Incontournable Accord-cadre de Fomboni du 17-Février

Un Accord-cadre pour réconcilier les Comoriens et prévoir

Par ARM

       Des pays africains souffrant d’unité nationale concluent des Accords de réconciliation. Ces textes réconcilient et planifient un futur apaisé. Les Comores ont leur Accord-cadre de Fomboni du 17 février 2001, et la Côte-d’Ivoire l’Accord de Lina-Marcoussis du 24 janvier 2003. La violation de l’Accord rompt le pacte social et la cohésion nationale. Depuis que le tyran fou et terroriste Assoumani Azali Boinaheri a entrepris la mort de la Constitution et des institutions du pays, le peuple comorien tourne le regard vers l’Accord-cadre de réconciliation nationale de Fomboni du 17 février 2001, prie et l’implore, même sans l’avoir jamais lu.

La belle chanson composée et interprétée par des artistes de Mohéli et de Mayotte appelle les Comoriens au dialogue, rappelle que cet Accord avait reçu l’approbation du peuple, et lance un cri du cœur: «Nous détestons les faiseurs de politique, qui veulent exercer le pouvoir par la tromperie, en persécutant les Comoriens, qui souffrent atrocement, eux dont les cœurs sont fatigués, n’ayant aucun endroit pour se soulager».

L’Accord-cadre de Fomboni est national, accepté par «les faiseurs de politique» du pays avec l’approbation de la communauté internationale, signataire du document. Son but est d’en finir avec la crise séparatiste ayant éclaté à Anjouan le 16 février 1997 et au sécessionnisme de Mohéli. Contrairement aux mensonges des ennemis, adeptes de la dictature de Mitsoudjé, les parties se disent «déterminées à engager l’œuvre urgente de construction d’un Nouvel Ensemble Comorien qui réponde adéquatement à la nécessité d’un partage du pouvoir entre l’ensemble et les îles, afin de permettre à celle-ci de concrétiser leur aspirations légitimes et d’administrer et gérer librement leurs propres affaires et de promouvoir ainsi leur développement socio-économique». Cela a conduit à l’adoption de la Constitution du 23 décembre 2001, dont la pierre angulaire est la présidence tournante.

Les parties sont «conscientes de la nécessité de créer les conditions propices au renforcement de la cohésion nationale, à travers le dialogue et la concertation afin de promouvoir les facteurs qui nous unissent, et de travailler ensemble pour concrétiser les intérêts supérieurs de nos populations», et «conscientes également de l’impérieuse nécessité d’instaurer la justice, l’égalité, la démocratie, la bonne gouvernance, le respect des droits de l’homme et des libertés publiques, et d’impliquer tous les Comoriens dans ce processus».

Les parties s’engagent «à entreprendre l’œuvre urgente de sa construction et à répondre adéquatement à la nécessité d’un partage du pouvoir entre l’Ensemble et les Îles afin de permettre à ces entités de concrétiser leurs aspirations légitimes pour administrer et gérer librement leurs propres affaires».

Ces affirmations auraient dû inciter les dirigeants à intégrer l’Accord de Fomboni dans la Constitution. Pour assurer l’application de l’Accord-cadre de Fomboni, avaient été prévus une Commission tripartite pour la Réconciliation nationale et la définition du Nouvel Ensemble comorien, la Commission nationale électorale indépendante et d’Homologation, d’institutions et calendrier de transition, des mesures d’accompagnement, et un mécanisme de suivi.

De ce fait, l’Accord-cadre de Fomboni s’oppose aux tripatouillages de la Constitution et à la mort des institutions qui allaient être opérés dans la mort depuis le 12 avril 2018. Un pays a besoin de repères humains, historiques et juridiques. L’Accord-cadre de Fomboni en est un.

Le mercredi 30 décembre 2015, le chien enragé de Mitsoudjé mentait en ces termes à la Salle multifonctionnelle de Fomboni, en ma présence: «[…] Mohéli est une île très utile à ce pays parce que quand nous étions en pleins tiraillements, nous n’avons trouvé nulle part pour nous réconcilier si ce n’est à Mohéli. […]. Quand Dieu a voulu que nous nous réconciliions, nous sommes venus à Mohéli. Et quand nous sommes arrivés à Mohéli, nous ne l’avons pas regretté. […]. Je croyais que si l’État dans son ensemble a établi qu’après le 6 juillet 1975, date d’accession des Comores à l’indépendance, la deuxième fête nationale devait être le 17 février 2001 parce que c’est la date de la réconciliation des Comoriens. […]. Alors, je vous donne ma parole d’honneur que si nous sommes élus, nous viendrons à Mohéli pour vous remercier, chers Mohéliens et chères Mohéliennes, pour avoir accepté que notre réconciliation se fasse à Mohéli».

Le dictateur fou et terroriste Assoumani Azali Boinaheri n’a jamais célébré le 17-Février, et a même interdit sa commémoration, jetant l’Accord-cadre de Fomboni dans la poubelle.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 5 mars 2021.

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