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Interview de l’ancien député Tocha Djohar sur le sort de Sambi

    Interview de l’ancien député Tocha Djohar sur le sort de Sambi
Cela fait 23 mois que l’ancien président Sambi est séquestré dans sa maison sans qu’il ait eu droit à un procès équitable. Depuis lors sa santé n’a pas cessé de se dégrader au point que sa famille et le parti JUWA ne cesse de réclamer son évacuation sanitaire vers  n’importe quel pays qui accepterait de le prendre en charge. Alors pour voir clair sur cet enfermement abusif nous allés à la rencontre de l’ancien député Tocha qui a accepté de répondre à nos questions.

Mbadakome1 : Député Tocha, cela fait 2 ans que l’ancien président SAMBI est séquestré chez lui sans avoir bénéficié d’un procès équitable. Pourriez-vous clairement éclairer les comoriens sur les raisons de son emprisonnement ?

Tocha Djohar : Le président Amed Abdallah Mohamed Sambi va totaliser, le 20 mai prochain, 2 ans jour pour jour depuis son incarcération injuste et injustifiée. Malheureusement en tant qu’ancien membre de la commission de enquête parlementaire chargé de l’enquête sur l’affaire dite citoyenneté économique. Le rapport rendu était validé par  3 sur le 5 députés qui composent la commission d’enquête parlementaire. Puis il ya eu également un deuxième rapport dit rapport Dhoulkamal, rédigé par les agents de Beit salam visant à accabler l’ancien rais Sambi et l’accusé a tort de détournement de fonds sur l’affaire de la citoyenneté économique. Ce rapport Dhoulkamal n’engage que son auteur le fameux député Dhoulkamal qui jure de mettre sambi hors d’état de nuire. Avec certains de mes collègues députés, nous avions introduit une requête auprès du procureur de la République signé en bonne et dû forme pour attirer l’attention sur ce faux rapport car tous des éléments fallacieux étaient réunis pour accuser Sambi à tort. Il s’agit là d’un procès politique. Malheureusement le procureure n’a pas donné suite à notre requête. Ce qu’il faut retenir,  3 députés sur 5 composants cette commission ont rejeté le rapport Dhoulkamal.

Mbadakome1: Ces derniers temps nous avons entendu parler dans les médias de l’evacuation sanitaire de Sambi et en vain. Pourquoi ça coince jusqu’ici?

Tocha Djohar: Devant le opinion nationale et internationale le gouvernement se décrédibilise chaque jour sur cette affaire. Par la Voix du ministre des affaires étrangères Soefou  Elalamine a déclaré à la presse que le gouvernement a pris la décision de trouver un pays ami permettant a Sambi d’aller se faire signer a la extérieur conformément au protocole dû a un patient comme Sambi. Depuis le 02 janvier le juge de la 8 circonscription en charge du dossier Sambi a signe une ordonnance de mise en liberté provisoire et cela n’a malheureusement pas eu de suite. Le ministre de la justice a promis que Sambi sera jugé avant le mois du Ramadan. En fin, le procureur de la République a avait annoncé que le dossier Sambi et les autres prisonniers est déjà instruit.

Mbadakome1 : le régime actuel du Colonel Azali Assoumani est jugé illégitime par les comoriens et la disparition du Dr Djaza nous interpelle par à ses actes posés, lors des élections de 2016 et 2019 . Quel rôle a-t-il joué pour l’événement de la démocratie aux Comores ?

Tocha Djohar : La mort du président Djaza laisse beaucoup des interrogations. Il est mort dans la soirée et tôt le Matin? Où est passé sa garde rapprochée chargée de sa protection personnelle et celle de sa famille ? Pourquoi le régime donne des versions contradictoires ? Les uns parlent de suicide, les autres de crises cardiaques. Pourquoi en tant que musulman, il n’a pas bénéficié de la toilette mortuaire digne d’un musulman ? Et son corps posé par terre? Pourquoi on a pas voulu l’examiner a l’hôpital elmarouf de Moroni ? Pourquoi tout a été dans la précipitation ? Pourquoi il n’a pas eu les honneurs du a un président d’une institution telle que la CENI? Toutes ces questions méritent d’être répondues cette mort au delà de la haine.  En tout cas l’opinion à droit de savoir ce qui se est exactement passé sur cette disparition brutale.
 
Mbadakome1 : Selon vous, comment le  gouverne actuel gère-t-il l’épidémie du covid-19 ?

Tocha Djohar: Les autorités de Moroni viennent de démontrer leurs incompétences à gérer le pays, surtout en cette période de crise sanitaire. AZALI a déclaré le coronavirus uniquement à Ngazidja, Ce sont ces genres de comportements qui font le lit du séparatiste insulaire. Et pourquoi commandé une seule machine? Pourquoi commencer par la grande Comores? Le comité scientifique est discrédite par le directeur des cabinets de Azli en les traitants d’incompétences et menace de les emprisonner s’ils révèlent que le coronavirus est aux Comores. Les médecins aussi subis des intimidations. C’est un scandale la gestion de cette crise. Le comité scientifique est obligé de suivre le propagande du CRC donc le régime.

Bref, pour finir, je dirai que gouverner c’est aussi prévoir sur le plan alimentaire, sanitaire etc.Et on constate que les autorités illégitimes passent leurs temps à palabrer,  à mentir et à se congratuler. 
Fin de la discussion.

Mbadakome1
 
 
 
 
 

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