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Interview de M. Mohamed TAKIOUDDINE, Porte-parole du mouvement Narawaze,

Interview de M. Mohamed TAKIOUDDINE, Porte-parole du mouvement Narawaze,
 
Le 26 février dernier à la Courneuve, un groupe de notables a élu un président appelé président de la diaspora. Le problème ce que cette élection s’est faite en dehors de nos compatriotes de Mohéli et d’Anjouan, ce que nous avons dénoncé dans un article intitulé la guerre des notables datant du 28 février et publié dans les colonnes de Mbadakome. De même que des nombreuses personnalités de la diaspora se sont levées pour dénoncer cette imposture. Aujourd’hui nous venons d’apprendre que pour valider leurs projets, ils ont l’appellation : maintenant c’est le président de la communauté comorienne en ile de France au lieu du président de la diaspora. Ainsi pour comprendre comment nos compatriotes des autres iles ont réagi face à cette élection controversée du Dr Mohamed SAID, Mohamed TAKIOUDDINE a accepté de répondre aux questions de Mabadakome :
 
Mbadakome : Monsieur le porte-parole, l’élection de M. Mohamed SAID comme président de la diaspora a provoqué au sein des expatriés comoriens des vives réactions : comment nos frères anjouanais ont-ils réagi et sentiriez-vous concernés par celle-ci ?
 
Mohamed TAKIOUDDINE : Bonjour Monsieur, je vous remercie de me donner la parole sur sujet qui a suscité des réactions très controversées sur le blogosphère, il est vrai que la majeure partie de la diaspora a appris cette élection à travers internet. C’est le cas de la communauté Anjouanaise.
L’organisation de la diaspora est nécessaire et avoir un bureau représentant celle-ci est utile, s’exprimer à travers une seule voix est important et bénéfique pour tout le monde, on évite ainsi les cacophonies et les palabres. La communauté Anjouanaise n’a pas été consulté ni associé à cette évènement, ni inviter à prendre part à cette élection et  pour eux cette élection reste une affaire des grands Comoriens. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la communauté comorienne d’origine anjouanaise  a décidé de se retrouver à Marseille pour s’organiser. Dont voici ci-dessous l’annonce de ce grand rendez-vous : 
 
 
 
Mbadakome : Monsieur, ne craignez-vous pas que cette élection peut-être clivant vis-à-vis de la communauté déjà plombée par les conflits et en quoi cette celle-ci changera nos difficultés au quotidien ?
 
Mohamed TAKIOUDDINE :
Vous avez raison de parler de divisions, l »histoire récente est mouvementée pour notre pays et ne doit en aucun cas  être occultée de nos mémoires. Nous devrons sans cesse rester prudents quant à nos choix et nos décisions, lorsqu’il s’agit de notre Pays. La paix retrouvée dans nos îles reste très fragile et le combat se doit être au quotidien pour sa consolidation. Pour cette raison la vigilance doit etre de mise car les guerres des clans nuisent à nos intérêts. Notre culture musulmane doit nous rassembler d’avantage que de nous diviser. Cette  diaspora a un grand rôle de fédérateur et non tombé dans la division et l’anarchie. 
 
Mbadakome : selon vous comment ce président peut défendre la communauté si celle-ci ne l’a pas choisi ?
 
Mohamed TAKIOUDDINE : Il ne représente que ceux qu’ils l’ont élu et plébiscité. Sachant que rien ne l’empêche d’être le représentant de la diaspora de sa famille  ou de son village, mais en aucune manière il ne pourra jamais parler et se présenter aux noms de la diaspora en général.
 Pour moi le représentant de  la diaspora doit être reconnu par l’ensemble de sa composante et validé par nos autorités en l’occurrence Monsieur l’ambassadeur des Comores à Paris pour ce qui est de la France et bien entendu le ministère des affaires extérieures
 
Mbadakome : Mohamed TAKIOUDDINE, comment imaginer l’organisation de la diaspora afin de sortir de l’exploitation des compagnies aériennes et des politiques comoriennes…?
 
: Mohamed TAKIOUDDINE : En ce qui concerne l’organisation de la diaspora, Je crois qu’au niveau de l’Ambassade de Comores à Paris, un conseiller culturel chargé de la diaspora a été nommé, en l’occurrence Mr Said Mohamed Sagaf. Et nous devrons se rapprocher de cette autorité afin de définir ensemble un statut et un cahier de charge qui nous permettraient d’aller vers l’élection de notre représentant. Afin que ce dernier ne soit contesté à aucune manière par l’ensemble de la communauté et de facto qu’il soit reconnu comme tel par notre gouvernement.
D’ailleurs le siège social doit absolument être à l’ambassade de Comores en France et non chez un individu quelque conque et quel que soit son rôle dans l’organigramme de cette organisation sociale. La loi 1901 évoqué par le Dr Mohamed SAID ne convient pas à cette situation; C’est une loi qui régit les associations culturelles, de plus elle est réglementée par une préfecture.
 
Comme vous l’avez dénoncé, Nous sommes devenus les vaches à lait des compagnies aériennes, nous subissons chaque année de prix exhaustifs des billets. Récemment tous, nous avons  eu un espoir avec la venue de Ethiopian Airlines que les prix allaient baisser, mais malheureusement la joie était de courte durée, aujourd’hui leur billet vaut presque 1800euros l’été,  au même titre que les autres compagnies. C’est tout simplement scandaleux, qu’il faut dénoncer avec force. Ainsi face à de telles situations dramatiques, il nous un représentant légitime et corporatiste.
Permettez-moi de rendre hommage ici à Telma que depuis son arrivée aux Comores, les prix ont tellement baissés et cela soulage notre portemonnaie ici en France, car ce sont nos familles restés aux Comores qui nous appellent dorénavant.
 
Quant à nos politiquent, ceux-là participent à cette exploitation de manière éhonté, car parmi les raisons qui ont fait du  voyage pour les Comores le plus cher du monde, c’est la taxie de 413 euros prélevée sur chaque billet.
Pour le droit de vote de la diaspora, les autorités ne voient ne voient pas d’un bon œil l’organisation du vote de la diaspora. C’est quelque chose qui les hantent et c’est pour cette raison nous devrons unir toute la diaspora, afin de constituer un moyen de pression.
Mbadakome
 
Interview de M. Mohamed TAKIOUDDINE, Porte-parole du mouvement Narawaze,

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