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Interview du coordinateur de l’union de l’opposition à l’étranger, M.Abdallah KAMAL

Interview du coordinateur de l’union de l’opposition à l’étranger, M.Abdallah KAMAL
Cela fait plus d’une semaine que les membres de l’union de l’opposition de la diaspora ont élu par vidéo conférence un nouveau secrétaire de l’union de l’opposition, M.Youssouf Mohamed alias ADER, à la place de M.Kamal  Abdallah qui était  jusqu’à ce jour le secrétaire général de ce rassemblement de l’opposition à l’étranger. A cet effet, M.Kamal Abdallah nous a fait le  privilège en accordant une interview exclusive, plus d’une semaine après afin d’éclairé les comoriens sur ces modifications intempestives.
 
Mbadakome : Kamal Abdallah, vous venez d’être évincé de votre fonction de secrétaire général de l’union de l’opposition en France. Quelle est votre réaction face à cette procédure et auriez-vous vu un putsch en ce procédé ?

M.Kamal Abdallah : D’abord  j’avoue que j’ai été surpris par ce procédé que je déplore avec force.  Ce genre de pratique n’a pas  requis l’aval ni du parti JUWA dans lequel je fais parti et ni de la direction de l’union de l’opposition nationale(U.O.N). Il n’y avait aucune raison qui justifie cette dite destitution surtout lorsque cela s’est fait derrière votre dos, à un moment où vous êtes frappé par le deuil. D’autant que mon bilan n’est contesté par personne. Depuis mars 2018 date à laquelle j’ai été porté  à la tête de l’opposition en France et renforcé par un mandat du président de l’union de l’opposition, M.Mohamed Ali Soillih qui me désigne coordinateur général en Europe et en France, mon équipe et moi nous avons réussi a porté haut  nos revendications sur la seine internationale, par la mobilisation de l’ONU, l’Union Africaine, l’organisation du droit de l’homme, la ligue du droit de l’homme et les organisations régionales, notamment l’Afrique de l’est et celle de l’Océan Indien. Toutes ces organisations condamnent les violations des droits de l’homme, des libertés d’expression, de la démocratie et les emprisonnements abusifs des membres de l’opposition. Oui, je reconnais que cette façon de faire ressemble vachement à un putsch les cadres du nationaux de l’U.O.N n’ont pas été informés. Le moins que l’on puisse dire, cette opération n’a fait que discrédité l’U.O.N et le parti JUWA dont ADR et moi sommes issus.
 
Mbadakome : Avez-vous reçu le soutien du président de l’Union de l’opposition ?

Kamal Abdallah: Bien évidemment, je vous ai dit en haut que c’est une procédure douteuse qui heureusement, n’a reçue aucune adhésion des chefs des partis et bien sur le premier desquels le chef de l’union de l’opposition M.Mamadou. Ils ne peuvent pas cautionner une opération hypothéquant la libération des prisonniers politiques et la démocratie dans le pays. Cela voudra dire que l’opposition fait le jeu d’AZALI. Sachant que nous ne pouvons pas condamner les violations du président AZALI  de lors que dans le couloir de l’apprentissage, nous nous appliquons les mêmes recettes. Il ne faudrait pas qu’on se trompe d’ennemi, car notre combat s’inscrit dans la lutte contre ce régime totalitariste qui  bafoue au quotidien les institutions, les droits humains et par-dessus tout, il a fait le pari de tuer la tournante. Alors par leur sagesse, la compréhension l’emporte sur le fait que les clivages internes ouvriront un boulevard à Azali à ce qu’il ne respecte pas la loi de la rétroactivité qui ne lui est pas applicable. Ils feront tout ce qui est possible pour qu’Azali respecte la charte de l’Union Africaine, comme le président Joseph KABILA vient de comprendre.
Pour tout changement, il fallait saisir les instances pour remplacer le S.G.
 
Mbadakome : M.Kamal, qu’est-ce qu’on vous reproche pour être victime d’un putsch pendant votre absence ?

Kamal Abdallah : rien et absolument rien de crédible. Uniquement des arguments fallacieux et erronés… Parait-t-il que je ne respecte pas la société civile,  fomente des plans au sein des membres de JUWA à Anjouan et que je décide seul sans consulter les membres du bureau, bref que des contrevérités.
Et je rappelle que les partis de l’opposition contestent ce changement, infine en me renouvelant leur confiance et en me témoignant de leur soutient indétectable, dont je suis profondément touché et extrêmement sensible. Aussi que je serais en conflit avec la société civile un partenaire précieux sos démocratie dont le président Abana un homme très courtois humble et intègre avec lequel nous entretenons des relations plus que fructueuses et bénéfiques pour le respect des droits humains. J’ ai toujours œuvrer pour l’unité et le rassemblement le plus large des forces démocratiques et républicaines et je reste fidèle a cette ligne de conduite comme je ne transige pas sur les préalables suivants ; La libération de tous les prisonniers politiques, le rétablissement de l ordre constitutionnel et le respect de la tournante a Anjouan en 2021 car cela est non négociable.

Mbadakome : Monsieur on ne peut fermer cette interview sans commenter l’actualité. Il y a 2 jours, la France et les Comores ont signé une déclaration commune sur la question de Mayotte. Que pensez-vous de ce nouvel accord ?

Kamal Abdallah : la question que je me pose est-ce que dans cet accord, la France a reconnu l’ile comorienne de Mayotte comme entité comorienne ? Ma réponse est non et alors cela est mauvais accord pour le pays. Azali et Amine ne devraient pas omettre que par leur accord, ils viennent de vendre à jamais le pays. Ce sont des manœuvres dilatoires dont le peuple condamne avec force. Et les autorités comoriennes ne doivent oublier que dans le bras de mer qui sépare Mayotte et le reste des Comores, 39 personnes périssent par moi soit plus de 10 900 personnes par an depuis que la France a imposer le visa Balladur dans les années 90.
Mbadakome
 

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Interview du coordinateur de l’union de l’opposition à l’étranger, M.Abdallah KAMAL

Interview du coordinateur de l’union de l’opposition à l’étranger, M.Abdallah KAMAL
Cela fait plus d’une semaine que les membres de l’union de l’opposition de la diaspora ont élu par vidéo conférence un nouveau secrétaire de l’union de l’opposition, M.Youssouf Mohamed alias ADER, à la place de M.Kamal  Abdallah qui était  jusqu’à ce jour le secrétaire général de ce rassemblement de l’opposition à l’étranger. A cet effet, M.Kamal Abdallah nous a fait le  privilège en accordant une interview exclusive, plus d’une semaine après afin d’éclairé les comoriens sur ces modifications intempestives.
 
Mbadakome : Kamal Abdallah, vous venez d’être évincé de votre fonction de secrétaire général de l’union de l’opposition en France. Quelle est votre réaction face à cette procédure et auriez-vous vu un putsch en ce procédé ?

M.Kamal Abdallah : D’abord  j’avoue que j’ai été surpris par ce procédé que je déplore avec force.  Ce genre de pratique n’a pas  requis l’aval ni du parti JUWA dans lequel je fais parti et ni de la direction de l’union de l’opposition nationale(U.O.N). Il n’y avait aucune raison qui justifie cette dite destitution surtout lorsque cela s’est fait derrière votre dos, à un moment où vous êtes frappé par le deuil. D’autant que mon bilan n’est contesté par personne. Depuis mars 2018 date à laquelle j’ai été porté  à la tête de l’opposition en France et renforcé par un mandat du président de l’union de l’opposition, M.Mohamed Ali Soillih qui me désigne coordinateur général en Europe et en France, mon équipe et moi nous avons réussi a porté haut  nos revendications sur la seine internationale, par la mobilisation de l’ONU, l’Union Africaine, l’organisation du droit de l’homme, la ligue du droit de l’homme et les organisations régionales, notamment l’Afrique de l’est et celle de l’Océan Indien. Toutes ces organisations condamnent les violations des droits de l’homme, des libertés d’expression, de la démocratie et les emprisonnements abusifs des membres de l’opposition. Oui, je reconnais que cette façon de faire ressemble vachement à un putsch les cadres du nationaux de l’U.O.N n’ont pas été informés. Le moins que l’on puisse dire, cette opération n’a fait que discrédité l’U.O.N et le parti JUWA dont ADR et moi sommes issus.
 
Mbadakome : Avez-vous reçu le soutien du président de l’Union de l’opposition ?

Kamal Abdallah: Bien évidemment, je vous ai dit en haut que c’est une procédure douteuse qui heureusement, n’a reçue aucune adhésion des chefs des partis et bien sur le premier desquels le chef de l’union de l’opposition M.Mamadou. Ils ne peuvent pas cautionner une opération hypothéquant la libération des prisonniers politiques et la démocratie dans le pays. Cela voudra dire que l’opposition fait le jeu d’AZALI. Sachant que nous ne pouvons pas condamner les violations du président AZALI  de lors que dans le couloir de l’apprentissage, nous nous appliquons les mêmes recettes. Il ne faudrait pas qu’on se trompe d’ennemi, car notre combat s’inscrit dans la lutte contre ce régime totalitariste qui  bafoue au quotidien les institutions, les droits humains et par-dessus tout, il a fait le pari de tuer la tournante. Alors par leur sagesse, la compréhension l’emporte sur le fait que les clivages internes ouvriront un boulevard à Azali à ce qu’il ne respecte pas la loi de la rétroactivité qui ne lui est pas applicable. Ils feront tout ce qui est possible pour qu’Azali respecte la charte de l’Union Africaine, comme le président Joseph KABILA vient de comprendre.
Pour tout changement, il fallait saisir les instances pour remplacer le S.G.
 
Mbadakome : M.Kamal, qu’est-ce qu’on vous reproche pour être victime d’un putsch pendant votre absence ?

Kamal Abdallah : rien et absolument rien de crédible. Uniquement des arguments fallacieux et erronés… Parait-t-il que je ne respecte pas la société civile,  fomente des plans au sein des membres de JUWA à Anjouan et que je décide seul sans consulter les membres du bureau, bref que des contrevérités.
Et je rappelle que les partis de l’opposition contestent ce changement, infine en me renouvelant leur confiance et en me témoignant de leur soutient indétectable, dont je suis profondément touché et extrêmement sensible. Aussi que je serais en conflit avec la société civile un partenaire précieux sos démocratie dont le président Abana un homme très courtois humble et intègre avec lequel nous entretenons des relations plus que fructueuses et bénéfiques pour le respect des droits humains. J’ ai toujours œuvrer pour l’unité et le rassemblement le plus large des forces démocratiques et républicaines et je reste fidèle a cette ligne de conduite comme je ne transige pas sur les préalables suivants ; La libération de tous les prisonniers politiques, le rétablissement de l ordre constitutionnel et le respect de la tournante a Anjouan en 2021 car cela est non négociable.

Mbadakome : Monsieur on ne peut fermer cette interview sans commenter l’actualité. Il y a 2 jours, la France et les Comores ont signé une déclaration commune sur la question de Mayotte. Que pensez-vous de ce nouvel accord ?

Kamal Abdallah : la question que je me pose est-ce que dans cet accord, la France a reconnu l’ile comorienne de Mayotte comme entité comorienne ? Ma réponse est non et alors cela est mauvais accord pour le pays. Azali et Amine ne devraient pas omettre que par leur accord, ils viennent de vendre à jamais le pays. Ce sont des manœuvres dilatoires dont le peuple condamne avec force. Et les autorités comoriennes ne doivent oublier que dans le bras de mer qui sépare Mayotte et le reste des Comores, 39 personnes périssent par moi soit plus de 10 900 personnes par an depuis que la France a imposer le visa Balladur dans les années 90.
Mbadakome
 

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