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Interview du député M.Tocha Djohar

    Interview du député M.Tocha Djohar
Pendant sept mois, le député de la région d’Itsandra nord, M.Tocha Djoar était rentré en clandestinité pour échappé aux forces de l’ordre, après un procès politique au cours duquel il a été condamné par contumace à 20 ans de prison ferme. Et, le voilà depuis un mois et demi qu’il a réussi à se soustraire de la machine dictatoriale d’AZALI Assoumani pour regagner Paris.  A cette  occasion, le député d’Itsandra nord, nous a fait l’honneur de répondre à trois questions.

1- Mbadakome : M. député Tocha, pendant 9mois vous vous êtes caché pour éviter la prison et vous voilà que vous venez de réussir à passer par les mailles du filet abord d’un kwassakwassa, pour regagner Mayotte. Pourriez-vous nous expliquer ce que vous avez fait pour être condamné 20 ans de prison ferme et pourquoi avez-vous décidé de vous soustraire de la justice?
 
Le député Tocha Djohar :

Après 7 mois de décidé de quitter le pays pour continuer le combat ailleurs car j’étais activement recherché, le seul choix qui s’offrait à moi est, Voyez-vous, de partir car en prison je serai inefficace. Maintenant que je suis libre je vais continuer à me battre pour débarrasser les Comores de cette vermine. Partir du pays clandestinement n’était pas une promenade de santé pour traverser en kwasa la plus grande cimetière marin, compte –tenu de mon âge.  Par cette traversée, j’ai affronté la mort et les requins de Moroni jusqu’à Mayotte quelques heures après le cyclones kenet marque un tournant comme mes camarades candidats qui ont fait la même chose que moi montre combien de fois le pays est en pleine crise sans précédente j avoue que le épreuve est rude semé de embûche mais je n’ avais pas le choix car reste dans des grottes aux Quotidien sans pouvoir assister aussi funérailles des proches aux cérémonies des frères vivre sans vivre réellement la Vie les voisins étaient des souris des hérissons landa n’a mitsouli il ne y avait pas la différence entre le jour et la nuit alors je ai choisi le risque car qui risque rien ne a Rien dans la Vie
 
2- Mbadakome : Le 26 mai dernier, le colonel Imam Azali est investi président, alors que les comoriens ont dénoncé l’illégalité qui a marqué son élection. Que pensez-vous Monsieur le député ?
 
M.Tocha Djohar :

S’agissant de l’investiture de l’ancien président Azali Assoumani, cela est un non événement selon moi. En réalité il n’ y a pas eu des élections ni présidentielle  ni de gouverneur .Ce n’est plus , ni moins juste un simulacre, une mascarade, un putsch  électoral. Pour toutes les organisations politiques, la société civile, la diaspora et la communauté internationale, la constitution de 2001 issue des accords de Fomboni est encore valable. Il faut noter que ce qui s’est passé aux Comores,  c’est un vrai séisme électoral qui doit rester dans les annales de la histoire de notre pays.  Alors, le gouvernement qui sera issu de cet  holdup électoral est un gouvernement illégitime. Et cette illégitimité a poussé les opposants à prendre leurs responsabilités, en formant le front républicain pour la défense de la démocratie et la justice aux Comores. La problématique est de trouver une personnalité issue de la société civile et sans ambition politique pour diriger la transition jusqu’aux prochaines présidentielle de 2021. Sur cette échéance nous avons besoin de  la communauté internationale pour apporter son expertise en matière d’organisation d’élections libres, transparentes et démocratiques.
 
3- Mbadakome : La diaspora comorienne s’est levé pour, elle-aussi,  pour réclamer l’instauration de la démocratie, de la justice et de la libérateur Comores. Que pensez-vous de cette mobilisation  organisées généralement tous les dimanches à Paris, Marseille, Nice, Lyon  etc.?
 
Le Député Tocha Djohar :

Au vu delà mobilisation en masse de la Diaspora, ce qui est une première fois dans  l’histoire récente de notre pays. Toutefois je dirai que cela est immense, car la mobilisation de la diaspora n’a jamais été si forte en France. Pour la première fois , de Marseille à paris, de Lyon à Nice Mayotte,  Léman à Dunkerque, de St Denis de la réunion à Dakar et Tanzanie , tous les comoriens se sont levés pour manifester, pour dénoncer la dictature.  A travers ces manifestations, ils nous ont montré que l’avenir s’annonce prometteur.
 
Mbadakome
 

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