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«Je n’ai pas peur d’Azali. Je lui dirais ce que je veux»

«Je n’ai pas peur d’Azali. Je lui dirais ce que je veux»

Ahmed Sambi défie, méprise et provoque Azali Assoumani

Par ARM

      Le son n’est pas vraiment clair à cause de l’écho. Pourtant, on entend l’essentiel. Oui, on entend l’essentiel. Et cet essentiel est très important. Qu’on s’en rende compte! Contrairement à ses habitudes oratoires, cette fois-ci, Ahmed Sambi a fait vraiment court. Il a dit ce que les Comoriens avaient envie d’entendre: il n’a pas peur du «ventriote» Azali Assoumani et ne mendie pas auprès de lui, contrairement aux individus que les Comoriens connaissent et ne traitent que par leur mépris le plus profond. Il s’agit d’un bon discours patriotique dont la quintessence est la suivante: «Je veux toujours prendre pour moi. Je ne suis pas rassasié et je veux toujours prendre pour moi. Je prends deux petites minutes pour vous dire une chose, à vous qui êtes présents ici. Cette déclaration est pour vous.

      Je souhaite vous rappeler que j’ai commencé à faire des conférences religieuses dans ce pays depuis 1980. Je ne suis ni un idiot, ni un ignorant. Depuis ces jours lointains, vous me connaissez. Je sais comment dire la chose qu’il faut, là où il faut et quand il faut. Je n’ai jamais mélangé les conférences religieuses et la politique. Je suis dans les réunions politiques pour la politique. Je suis dans les conférences religieuses pour la religion. Mais, je ne sais pas pourquoi, quand j’anime mes conférences religieuses, certains disent de moi: “Il a dit telle chose pour s’adresser indirectement à tel, il a parlé de tel”. Je veux vous dire, chers frères et sœurs, que moi, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, si je veux m’adresser à quelqu’un pour lui dire quelque chose, je ne m’en cacherai pas. Si je veux m’adresser au Président Azali, je le ferai chez moi, si un jour je veux lui dire une chose. Sur ce qu’il fait et sur ce qu’il dit ici et là, je parlerai parce que je n’ai pas peur de lui et je ne quémande pas auprès de lui. Pour autant, je ne le ferai pas dans une cérémonie religieuse liée à un mariage. Je pourrai même appeler des gens pour lui transmettre mes messages. De chez moi, je lui ferai parvenir mes messages. […].

      Quand je veux m’adresser à quelqu’un, je le fais directement car je n’ai peur de personne. Je lui parlerai d’une langue droite, sans avoir peur. Le jour où j’en ai envie, je parlerai. Je souhaite donc que nos mariages se déroulent dans des conditions normales. Je souhaite que nos cérémonies se déroulent dans des conditions normales. Ne créons pas de confusion entre la politique et les activités communautaires et sociales. Moi, quand j’ai envie de parler, je parle, que cela plaise ou pas. En tout état de cause, je ne profiterai jamais d’une cérémonie religieuse liée à un mariage pour parler de politique».

      Ahmed Sambi a eu le courage de dire cela en pleine Terreur aux Comores, et il n’a été ni tué, ni emprisonné, ni molesté. Il est libre comme l’air. Son courage politique face au «saigneur» Azali Assoumani Boinaheri tranche singulièrement avec l’indignité des «navigateurs» suivistes, dont l’un est allé jusqu’à décerner le titre de monarque de Droit divin au tyran de Mitsoudjé, dont «la parole a valeur de Droit», avant de se rétracter face au mépris et à l’indignation des Comoriens. Le moment venu, il sera procédé à un solde de tout compte.

En plus, cet homme qui a pignon sur rue à Bête-Salam a appelé la rédaction de votre site pour délivrer un seul message: «Dans les jours à venir, toute parole dissidente contre Azali Assoumani conduira son auteur en prison. La décision est déjà prise. Pour arriver à ses fins, notre chef veut museler tous les Comoriens. Pourtant, il se trompe parce que personne ne lui dit la vérité. Son projet de règne à vie hérisse tout le monde ici. Tout le monde lui dit des mensonges en prétendant soutenir son projet de Président à vie, alors qu’on sait qu’il conduit à la catastrophe».

En tout état de cause, à un moment où, pour une interview accordée à Al Jazeera, Fahmi Saïd Ibrahim est menacé de prison par un Mohamed Elamine Soeuf qui n’avait même pas pris officiellement ses fonctions, on se pose la question de savoir si Ahmed Sambi va être décapité, tout en sachant qu’il n’en sera rien. D’autres Comoriens devront défier l’homme sans éducation, ni manières de Mitsoudjé. En plus, il serait républicain que tous les Comoriens aimant sincèrement leur pays se préparent à aller accueillir en grande pompe Fahmi Saïd Ibrahim à l’aéroport de Hahaya, pour pouvoir dire demain et pour l’Histoire: «J’y étais».

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 16 août 2017.

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