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Karim Hilali, victime expiatoire du «rattrapage ethnique»

Karim Hilali, victime expiatoire du «rattrapage ethnique»

On renvoie un cadre compétent pour des raisons d’insularité

Par ARM

     Haïr El Karim Hilali a été chassé de la Direction nationale de la Sécurité du Territoire (DNST), où il était parvenu à arrêter les scandales et le désordre institutionnel. Quand il fut nommé à ce poste en octobre 2012, il ne s’était trouvé personne pour renâcler, regimber ou maugréer. Bien au contraire, tout le monde avait reconnu qu’un bon Commissaire de Police prenait la tête d’une institution détruite et discréditée par Abou Achirafi Ali Bacar, grand spécialiste mondial du mélange des genres, du trabendo parallèle et personnel des passeports comoriens au Moyen-Orient, un trafic illicite et clandestin qui avait rapporté au protégé anjouanais de l’Anjouanais Ahmed Sambi un bas de laine d’une bagatelle de 16 millions d’euros, soit 8 milliards de francs comoriens.

Abou Achirafi Ali Bacar s’était signalé à l’opinion publique nationale et internationale par sa rapacité, sa kleptocratie, sa cupidité, sa cruauté et son implication dans des scandales fangeux, dont l’assassinat du Lieutenant-colonel Combo Ayouba le 13 juin 2011 par les mercenaires de son protecteur Ahmed Sambi. Son absence de sens moral, déontologique et éthique, et son goût pour les trafics les plus dégoûtants et les plus répugnants lui ont valu l’horrible surnom de «Pablo Escobar comorien», même si par la suite, on le retrouvera dans la première délégation que le «ventriote» Azali Assoumani conduira piteusement et honteusement en septembre 2016 à l’Assemblée générale de l’ONU depuis son retour illégal à Beït-Salam, suscitant la réprobation, la stupeur et l’indignation des services de police et de renseignement des divers États qui connaissent tout de l’encombrant et ignoble personnage.

N’est-ce pas Abou Achirafi Ali Bacar qui avait escamoté l’enquête sur l’assassinat de Combo Ayouba, s’appropriant une investigation criminelle qui relevait de la compétence de la Police? N’est-ce pas le même «Pablo» qui avait fait fuir les mercenaires d’Ahmed Sambi impliqués dans cet assassinat plus que déplorable et nauséabond? N’est-ce pas lui encore qui assurait la subornation des témoins, l’assassinat du médecin qui connaissait tout sur cet assassinat, la disparition des armes ayant servi au même assassinat, et l’escamotage et disparition d’autres preuves l’impliquant lui-même dans l’horreur, avant d’être élu Député dans la honte et la confusion?

On ne retrouva aucune saleté sur le dossier de Haïr El Karim Hilali. Il a dirigé la Police comorienne en bon père de famille, en citoyen modèle, en responsable remarquable et rigoureux. Il a été le seul Mohélien de l’ère Ikililou Dhoinine à ne pas être le copain et coquin des horribles Mohéliens de Beït-Salam. Il a été le seul Mohélien placé à un poste de haut niveau qui n’avait pas pris la grosse et qui n’insultait pas et méprisait les gens. Il n’a été à l’origine d’aucune bavure, incompétence, illicéité ou autre acte répréhensible. Pourtant… Pourtant, la compétence a été sacrifiée sur l’autel de l’incompétence, de l’irresponsabilité et de la corruption par des dirigeants eux-mêmes incompétents, irresponsables et notoirement corrompus. Ne sommes-nous pas en plein sous-développement et sa cohorte d’incongruités et incohérences?

Chose absolument rarissime dans des Comores où les «juristes» autoproclamés débitent les insanités les plus révoltantes, Haïr El Karim Hilali met le juriste à l’aise parce qu’il connaît, valorise et applique le Droit, là où les charlatans de la République se comportent de la plus ignoble des façons et de la plus terrible des manières. Au nom de «l’équilibre ethnique», il a été viré, mais on lui reproche quoi? Rien! Si! Deux horribles crimes de génocide: d’une part, il est Mohélien, et d’autre part, il est intègre, honnête et compétent. Oui, il a été renvoyé pour ça. Le malheur, c’est que la chose n’étonne personne dans les Comores d’aujourd’hui, des Comores détruites par la haine des pouvoirs publics guidés par les considérations sacralisées et sanctifiées du «rattrapage ethnique», du clanisme, de l’obsession du village natal et de l’esprit de confrérie.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 8 février 2017.

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