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Kiki autorise-t-il les rapports sexuels entre époux?

Kiki autorise-t-il les rapports sexuels entre époux?

Après la prière, il va monter sur tous les lits conjugaux

Par ARM

     Il ne manquait plus que cela. Le Pape Kiki a décidé du nombre de doubles prosternations que doivent faire les Comoriens lors de la prière nocturne du mois de Ramadan. C’est du jamais vu dans le monde. La dictature de Mitsoudjé multiplie les provocations chaque jour pour tuer à petit feu les Comoriens. Kiki, Pape des Comores, a le pouvoir de décréter sur la manière de faire la prière. La question que nombre de Comoriens dégoûtés se posent est: dans ce pays, est-il encore possible d’avoir des relations sexuelles entre époux sans l’autorisation du Pape Kiki, et est-ce que ce dernier ne va pas légiférer lui-même sur la manière de faire l’amour, y compris sur le nombre de fois que les époux peuvent se toucher?

Comme aux Comores, il n’y a plus d’État, et comme le Pape Kiki a menacé du pire ceux qui ne respecteront pas ses décisions papales sur la façon de faire la prière la nuit du Ramadan, il est utile de signaler à la dictature ce que dit Dieu Lui-même dans le Saint Coran:

«Point de contrainte en religion» (Coran, II, La Vache, 256).

En d’autres termes, il est interdit d’user de la violence au nom de la religion. Même quand on est un impie, un infidèle, un athée, un polythéiste ou un agnostique, on est protégé par le Coran, qui reconnaît à chacun la liberté de vivre sa relation avec Dieu comme il veut:

«Dis: “O vous les infidèles! Je n’adore pas ce que vous adorez; Vous n’adorez pas ce que j’adore. Moi, je n’adore pas ce que vous adorez; Vous, vous n’adorez pas ce que j’adore. À vous, votre religion; À moi, ma religionˮ» (Coran, CIX, Les Infidèles, 1-6).

Le Pape Kiki et ses commanditaires font partie des Tartuffes et des corrupteurs corrompus désignés dans le Coran de la manière la plus effrayante:

«Parmi les gens, il y a ceux qui disent: “Nous croyons en Allah et au Jour dernier!ˮ tandis qu’en fait, ils n’y croient pas. Ils cherchent à tromper Allah et les croyants; mais ils ne trompent qu’eux-mêmes, et ils ne s’en rendent pas compte. Il y a dans leurs cœurs une maladie (de doute et d’hypocrisie), et Allah laisse croître leur maladie. Ils auront un châtiment douloureux, à cause de leurs mensonges.

Et quand on leur dit: “Ne semez pas la corruption sur la terreˮ, ils disent: «Au contraire, nous ne sommes que des réformateurs!ˮ. Certes, ce sont eux les véritables corrupteurs, mais ils ne s’en rendent pas compte».

Dès lors, une question se pose: les Comoriens ont-besoin de voir un voleur doublé d’un fornicateur leur apprendre comment vivre leur relation avec Dieu? La réponse est «Non!», et cela, parce que les Comoriens sont attachés à un Islam des origines: dès 1974-1975, les spécialistes disaient que la population comorienne «pratique un Islam que des Libyens, en visite au mois de décembre [1974], qualifiaient de “médiévalˮ»: Daniel Junqua: Comores. Responsables traditionnels et jeunes élites. Un inquiétant exemple de décolonisation «à la française», Le Monde diplomatique, Paris, avril 1975, p. 15.

Cela s’explique par le fait que les Comoriens sont en contact avec l’Islam dès les premières années de la Révélation (609-632). En effet, quand «des marins arabes, faisant escale en Grande-Comore, parlèrent du ministère de Mahomet à Médine et à La Mecque», une mission, conduite par Saïd Mouhammad, était partie «vers l’Arabie, pour rencontrer le Prophète. Mais ce dernier mourut avant l’arrivée» des Comoriens en Arabie. Cependant, ceux-ci y restèrent une décennie pour tout apprendre sur l’Islam afin de le propager dans leur pays. Ils y retournèrent, et le professeur Mouhammad Athoumani, compagnon de Saïd Mouhammad, a «fondé au VIIème siècle la mosquée du village de Ntsaoueni. Un tombeau dans le Nord de l’île [Grande-Comore] rappelle son souvenir»: Wolfgang Därr et Anne Wodtcke: Madagascar. Comores, Arthaud, Paris, 1993, p. 149.

Dès lors, il faudra qu’on explique à l’humanité entière ce que l’ignorant Kiki vient faire dans des affaires relatives à Dieu. En tout cas, il faudra que ce Kiki et ses chefs comprennent le sens du proverbe mohélien: «Quand la fourmi va mourir, elle pousse des ailes». Nous qui avons vécu les assauts de la Révolution d’Ali Soilihi contre l’Islam savons de quoi nous parlons. Nous en avons vu d’autres. Le Pape Kiki et ses chefs se croient éternels, mais seront bientôt balayés par le vent de l’Histoire.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 9 mai 2019.

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