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Kiki s’acharne salement contre Faïza Soulé Youssouf

Kiki s’acharne salement contre Faïza Soulé Youssouf

L’affaire dérape et prend une dimension internationale avérée

Par ARM

     Au Maroc, ceux qu’on appelle ailleurs ministères régaliens (des mots «Roi» et «Royal») sont des ministères de souveraineté. Le mot «souveraineté» a une connotation plus nationale, et les ministères concernés sont ceux des Habous et Affaires islamiques (son siège est dans l’enceinte du Palais royal, à Rabat), de l’Intérieur, des Affaires étrangères, de la Justice et de l’Administration de la Défense nationale. Ils sont souvent confiés à des cadres non affiliés à des partis politiques. En 1971, juste après la tentative de putsch du 9 juillet à Skhirat, près de Rabat, de grands commis de l’État étaient dans le salon du Général Mohamed Oufkir, ministre de l’Intérieur, et virent un Commissaire de Police du nom de Driss Basri (secrétaire d’État à l’Intérieur de 1974 à 1979, et ministre d’État à l’Intérieur et à l’Information de 1979 à 1999).

Très étonnés d’entendre Mohamed Oufkir donner du «Mon fils» à Driss Basri, ces grands commis de l’État posèrent au Général la question de savoir qui était ce «fils» inconnu. Voici la réponse du Général Mohamed Oufkir: «Le futur ministre de l’Intérieur du Maroc. C’est lui qui reprendra la baraque. Je l’ai détaché pour qu’il pousse plus loin ses études de Droit. Nous avons été des pionniers. Nous avons bâti l’État avec les moyens de bord. Nous avons certainement commis des erreurs, mais de bonne foi… J’ai l’impression, plus que jamais, que nous avons accompli notre temps… Il a fallu, dans la première phase, faire dans le répressif et mettre un militaire à l’Intérieur. Viendra une seconde phase qui sera charnière, qui nécessitera un ministre de l’Intérieur qui coiffe les deux casquettes: celle de l’expert dans la sécurité d’État et celle de juriste. Puis viendra une troisième étape où le ministre de l’Intérieur ne sera que juriste. Peut-être nos enfants la vivront-ils»: Cité par Raouf Oufkir: Les invités. Vingt ans dans les prisons du Roi, Flammarion, Paris, 2003, p. 238.

Driss Basri deviendra Docteur en Droit public (sa remarquable Thèse de Doctorat, en notre possession, est: «L’administration territoriale. L’expérience marocaine»), et sa succession fut assurée par des juristes et par des polytechniciens. Abdelouafi Laftit, actuel ministre de l’Intérieur, est diplômé de l’École polytechnique de Paris et de l’École nationale des Ponts et Chaussées, près de Paris, et a participé à la conception et à la réalisation de nombreux projets portuaires dans son pays. Il succède à la tête du ministère de l’Intérieur à Mohamed Hassad, également diplômé de l’École polytechnique et de l’École nationale des Ponts et Chaussées.

Aux Comores, le ministre de l’Intérieur et de l’Information est Kiki, ancien docker à Dunkerque, la seule personne au monde, d’Adam et Ève aux Quatre Cavaliers de l’Apocalypse, à avoir «obtenu» le même jour un «Master 2» et un «Doctorat». Monsieur prétend avoir «obtenu» ses glorieux «diplômes» en «Intelligence économique», lui dont «l’intelligence économique» se limite aux vils vols d’argent public à la Douane, qu’il ruina à l’époque où il en était le Directeur général. Monsieur est à la tête d’un escadron de la mort, qui donne la mort et terrorise la population. Ça, il sait faire. Il sait intriguer, tuer et terroriser les gens, sans penser à sa fin, forcément horrible, dans une mare de sang. Le sien.

Seul un dirigeant au cerveau dérangé prendrait l’immense responsabilité morale de confier le ministère de l’Intérieur à un Kiki, qui ne recule devant aucune bassesse pour régner aux côtés du fou qu’il a nommé: le «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». Depuis quelques mois déjà, notamment au lendemain de la fausse affaire des clous à «l’aéroport» de Mohéli, en février 2018, Kiki a dans son collimateur une des meilleures journalistes des Comores: Mme Faïza Soulé Youssouf, qui n’a jamais été sous la botte d’un régime politique. Mme Faïza Soulé Youssouf travaille à Al-Watwan dit Al-WawaCelui qui pique, fait gratter ou fait démanger»), propriété de l’État, mais sa conscience et sa liberté n’appartiennent qu’à elle-même. Elle est dépositaire de sa propre dignité et personnalité. Elle ne tait pas une injustice par autocensure. Elle n’a jamais été une lâche, et c’est pour cela que les bien-pensants et les chantres de la bien-pensance veulent la faire taire. Ces derniers temps, Kiki l’avait soumise à une telle pression psychologique que, pour rester libre, elle a démissionné de son poste de Rédactrice en cheffe à Al-Watwan, quelques semaines avant que son collègue Ahmed Ali Amir ne soit chassé de la Direction générale du journal par le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri, qui l’a remplacé par le Roi des Fautes d’Orthographe-grammaire. C’est mignon! C’est chou!

Le lundi 30 juillet 2018, jour du référendum anticonstitutionnel et criminel de la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé, Mme Faïza Soulé Youssouf a fait des reportages très objectifs sur cette mascarade électorale. Le mardi 31 juillet 2018, toute honte bue, à l’Assemblée des Comores, censé être le temple de la démocratie dans ce pays, Kiki a tenu ces propos malheureux et infâmes: «Je regrette que cette fille qui s’appelle Faïza ne soit pas là en ce moment, parce que, hier elle n’a pas montré une belle image de notre pays à l’étranger, et nous condamnons cela. Vous les journalistes, avez bien fait votre travail, mais pas elle. Car, il y a des choses à publier et d’autres qu’on ne peut pas publier. Elle a montré une très mauvaise image de notre pays. Nous condamnons la manière par laquelle elle a fait son travail hier. On regrette qu’aujourd’hui, elle ne soit pas là pour les résultats du référendum, mais que, hier, lors de l’acte criminel commis par son parti Juwa, qu’elle soutient, elle était présente».

Mme Faïza Soulé Youssouf n’a pas truqué ses photos et vidéos. Celles qu’elle a montrées sont absolument authentiques et sont donc le reflet de la réalité, et cette réalité est créée par la dictature de Mitsoudjé. Par ailleurs, en électron libre, Mme Faïza Soulé Youssouf n’est affiliée à aucun parti politique, et est une remarquable journaliste professionnelle, appréciée de tous et de toutes, sauf des goujats haineux. Les propos de Kiki sont infâmes parce que tenus par un être infâme, mais ne peuvent jamais être infamants puisque leur auteur est une nullité sociale et politique, et personne ne sera humilié par un tel personnage.

Kiki menace de porter plainte contre Mme Faïza Soulé Youssouf pour «atteinte à l’image des Comores». Rien que ça! Sur la base de quel article du Droit positif des Comores? Sa monstruosité haineuse lui retomba sur la tête et sur les épaules parce que des journalistes comoriens ont signé une pétition en faveur de leur admirable collègue, peu de temps avant que l’affaire ne s’internationalise, atteignant les rives et rivages de Mayotte, Madagascar, île Maurice et la Réunion, pays et territoires dont des journalistes ont créé un Comité de Défense de la liberté de la presse dans l’océan Indien. Grâce à Mme Faïza Soulé Youssouf. De nombreux avocats sont mobilisés pour défendre Mme Faïza Soulé Youssouf.

Je pleure de rage pour n’avoir pas encore accompli les formalités administratives pour mon inscription au Barreau de Mayotte. Naturellement, j’aurais été membre de ce collectif d’avocats, et je n’aurais pas demandé un centime pour en faire partie. Pour me faire tuer par la dictature de Mitsoudjé, Ibrahim Ali Mzimba a tout fait pour me pousser à aller me faire inscrire à «son» Barreau de Moroni, tout en sachant que je n’allais pas en sortir vivant. Un jour viendra où je plaiderai à Moroni pour les victimes des abus, en toute sécurité.

Soyons justes et reconnaissons que si Mme Faïza Soulé Youssouf était une mauvaise fille et une journaliste «vendue», elle n’aurait jamais bénéficié de tous les soutiens qui se mobilisent chaque fois qu’elle est persécutée. Elle est toujours soutenue, maintenant même à l’étranger, parce qu’elle dit la vérité, sans jamais la pervertir. En même temps, Mme Faïza Soulé Youssouf, qui dit à ses proches «Je suis fatiguée, je n’en peux plus», doit savoir qu’elle est nationale et internationale, et ne s’appartient pas. Elle n’a pas le droit de jeter son destin à la rivière. Elle doit l’assumer avec son remarquable talent de journaliste aux arêtes vives.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 7 août 2018.

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