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La Banque centrale débusque 29 banques offshore

Économie |  07/11/2020 –

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C’est après avoir reçu plusieurs signalements que la Banque centrale des Comores s’est mise à aller au fond jusqu’à ce qu’elle découvre l’existence de ces banques fantômes. Sur internet, elles indiquent s’être installées à Mwali et à Ndzuani.

L’information a été révélée pendant la conférence de presse tenue mardi par le gouverneur de la Banque centrale des Comores (Bcc), Younoussa Imani. Environ, 29 banques offshore sont exclues du système par la Bcc. Implantées à l’extérieur, ces banques fantômes n’existaient qu’en ligne et ne possédaient aucun siège sur place. Elles opéraient dans l’illégalité en se faisant passer pour des banques ayant obtenu des agréments.

“Elles se sont déclarées être enregistrées à Mwali ou Ndzuani, mais n’ont en réalité aucune existence physique ni légale sur le territoire de l’Union des Comores. Elles opèrent en ligne via des sites internet pour arnaquer les gens”, a expliqué un des responsables du secrétariat permanent du service financier de la Bcc, Ait-Ahmed Djalim qui a rappelé au passage que la banque était la seule institution habilitée à octroyer des agrements.

“Les îles ne jouissent d’aucune prérogative sur ces questions d’agréments pour des activités financières et bancaires. La loi bancaire de 2013 est claire là-dessus”, a-t-il cité en référence. Sur les 29 banques, 16 se sont identifiées comme étant des sociétés ayant obtenu des agréments auprès des autorités de Mwali et les 13 qui restent du côté de Ndzuani.

16 banques à Mwali

Ces “malfrats” ont choisi des noms tels, Crypto Bank Limited Mutsamudu, International Credit, Magnate Premier Private ou encore Clarus Bankig, Forbes Private Bank. Le Service Corporatifs d’Anjouan par exemple se vantait d’être la seule entité reconnue aux Comores pour commercialiser toutes les sociétés offshore et licences de Ndzuani.

Pour mieux tromper les gens, ils ont même inventé une institution, “la Anjouan Offshore Finance Authority” qu’ils ont décrit comme celle qui a octroyé l’agrément. Des sociétés fictives. En exerçant les mêmes activités que des banques légalement constituées, elles se permettaient, par ailleurs, de procéder à des virements bancaires et des opérations de transferts d’argent.

“Le pire, ils se servaient des code B.I.C (Bank Identifier Code ou code d’identification bancaire international) avec l’identifiant KM appartenant aux Comores en se prévalant détenir une licence les autorisant à exercer une activité offshore de banque”, a révélé Ait-Ahmed Djalim que nous avons interrogés hier.

C’est de cette manière a-t-il révélé que plusieurs personnes se sont faites avoir. Il est pour le moment difficile d’identifier dans quel pays ils se sont installés. Toutefois, après avoir découvert ces pratiques, la Banque centrale a tout de suite exclut ces 29 banques du Swift rendant de fait impossible pour eux d’utiliser désormais le code km.

Exclues du Swift

Le Swift est une société coopérative internationale détenue par des banques. C’est le premier fournisseur mondial de services de messageries financières sécurisés. Elle permet à la communauté financière mondiale d’utilisateurs de communiquer en toute sécurité et d’échanger des messages financiers standardisés en toute fiabilité.

“Grâce à ce système, doté d’une messagerie que les transactions financières comme les virements électroniques internationaux se font en toute sécurité”, à en croire, notre source qui a rappelé que ces actions ayant permis de tomber sur ces “malfaiteurs entraient dans la cadre de la politique de lutte contre la criminalité financière et le blanchiment des capitaux. Ce travail est mené par la direction de la surveillance bancaire et de la règlementation de la Bcc”.

Ait-Ahmed qui travaille aussi dans ce département conseille à la population de ne pas se tourner que vers les banques reconnues sur place à l’instar de l’Exim Bank, la Bic ou encore la Bdc pour effectuer toute sorte d’opération financière ou bancaire. “C’est le seul moyen d’éviter ces arnaques”, croit-il savoir.

Al-watwan

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