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La campagne électorale: des hauts et des bas

La campagne électorale: des hauts et des bas

Mohamed Ali Soilihi, favori de l’électorat comorien

Par le Docteur Ali Abdou Mdahoma

     Les Comoriens sont, enfin, entrés dans le vif du sujet. La campagne électorale pour le scrutin présidentiel et gubernatorial a commencé sur les chapeaux de roues, malgré d’inutiles dérapages occasionnés par certains candidats et leurs troupes. Plus spécialement, depuis le 22 janvier 2016, les campagnes électorales relatives aux élections présidentielles du 21 février 2016 ont commencé avec beaucoup de passion. Les candidats et leurs partisans battent le pavé sous la pluie et la boue pour organiser les meetings, et dans le cas du candidat Mohamed Ali Soilihi, chaque fois, il fait le plein et suscite l’enthousiasme de la population. L’île de la Grande-Comore est envahie par des cortèges de véhicules et par des foules multicolores, au son endiablé de tam-tams, mais aussi au son rythmé par des chansons vantant les mérites des candidats. Cette fois-ci, les femmes et les jeunes, en assumant pleinement le rôle de fer de lance de la nation, se sont davantage mobilisés pour peser de tout leur poids sur le choix du prochain Président de l’Union des Comores.

     Malheureusement, tout n’est pas rose. En effet, des candidats tristement célèbres pour leur manque total et définitif de scrupules, de culture politique et de sens de l’État se font remarquer par leur manière sinistre à accuser leurs adversaires de tous les maux de la terre et par leur seule capacité à se répandre en injures sur autrui, sans rien proposer aux Comoriens. Naturellement, la cible principale des candidats désespérés et désespérant n’est autre que le candidat favori des Comoriens: Mohamed Ali Soilihi dit Mamadou. Le candidat Mohamed Ali Soilihi surprend ses détracteurs, qui avaient eu la faiblesse de croire dur comme fer qu’il allait être le paria des candidats, qu’il allait être jeté en pâture et aux oubliettes du fait de leurs calomnies haineuses. Pourtant, au grand désespoir et au grand dam de tous ses ennemis politiques, les Comoriens le préfèrent aux novices insolents, arrogants et haineux qui n’ont rien à dire en dehors de l’injure permanente et du dénigrement rituel.

     Mohamed Ali Soilihi est l’homme du présent et de l’avenir, l’homme de l’expérience et de la crédibilité, l’homme de la patience et de la retenue. Qu’on s’en rende compte! En une semaine et demie, il a pu organiser deux méga-meetings, à Mbéni et à Foumbouni. Ces deux meetings ont été un bijou d’excellence et de ferveur populaire, pulvérisant les records d’affluence populaire de tous les meetings organisés aux Comores. Chaque rendez-vous du candidat ayant «les Comores à cœur et dans l’âme» avec le peuple comorien est une preuve de l’adhésion populaire au projet de société proposé par le candidat qui inspire confiance et suscite l’espoir. En même temps, des meetings ordinaires sous forme de tournées dans toutes les régions de la Grande-Comore constituent un immense succès et font un énorme tabac. Il reste au candidat Mohamed Ali Soilihi deux grands meetings géants, qui seront tenus dans la région de Mitsamiouli-Mboudé, le fief naturel et historique de Houmed Msaïdié, son colistier pour la Grande-Comore, et un meeting de clôture de la campagne électorale au premier tour, et ça sera au Stade Ajao de Moroni.

     On dit souvent qu’aux Comores les sondages n’existent pas et que les pronostics faits ici et là ne sont pas sûrs et fiables. Pourtant, force est de constater que Mohamed Ali Soilihi demeure dans l’état actuel de la campagne électorale le favori sur les 25 prétendants. Sous les badamiers et dans les places publiques, on parle déjà de 3 candidats qui creusent l’écart, et Mohamed Ali Soilihi est toujours placé en première position. Certains augures de la politique comorienne ne rechignent pas à envisager l’élimination pure et simple d’Azali Assoumani, eu égard aux nombreux candidats de sa région d’origine, le Hambou, pendant que personne de sérieux n’envisage l’entrée au deuxième tour des deux candidats d’Ahmed Sambi.

     Mouigni Baraka est mis en difficulté par Fahmi Saïd Ibrahim dans leur région d’origine, et en même temps, Fahmi Saïd Ibrahim est mis en difficulté par Mouigni Baraka dans cette région puisque les deux hommes se partagent l’électorat dans la région d’Itsandra, où Azali Assoumani met les deux hommes en difficulté, puisque Djaanfar Saïd Ahmed, son colistier à la Grande-Comore, est originaire de la ville d’Itsandra, où il a des «droits politiques» face à ces deux candidats, qui ont vraiment du pain sur la planche. Ces partagent le même fief et se regardent en chiens de faïence. Mouigni Baraka a usé de son pouvoir de Gouverneur de la Grande-Comore pendant 5 ans pour asseoir ses influences en embauchant de manière indue et démagogique des agents partout sur l’île, s’arrachant les cheveux aujourd’hui. Sa petite démagogie irresponsable a causé la hausse de la masse salariale de l’État. Le même Mouigni Baraka a pu, sur le dos des Comoriens et dans une clandestinité honteuse, faire faire des textes juridiques qui lui attribuent les structures chargées des élections à la Grande-Comore, la CÉII et la CÉCI. Ces deux structures couvrent tous les travaux qui se dérouleront dans les bureaux de vote du début du scrutin jusqu’aux dépôts des caisses dans les préfectures. Lors des élections législatives et municipales de 2015, des fraudes massives organisées par Mouigni Baraka ont été constatées partout dans l’île de Ngazidja. Mais, il faut revenir aux candidats eux-mêmes parce que Bourhane Hamidou, Mouigni Baraka et Fahmi Saïd Ibrahim et même Azali Assoumani se savent en grave danger électoral. Si Mouigni Baraka et Azali Assoumani peuvent rêver, les Hamidou Bourhane et Fahmi Saïd Ibrahim n’ont aucune chance.

     Dans la région du Hambou, la situation est très délicate: 4 candidats (Azali Assoumani, Bourhane Hamidou, Général Salimou Mohamed Amiri et Mohamed Abdouloihabi) se déchirent dans cette région ayant «appartenu» au Colonel Azali Assoumani. Or, aujourd’hui, Mohamed Abdouloihabi, le Général Salimou Mohamed Amiri et Bourhane Hamidou mettent en grande difficulté Azali Assoumani, qui en pâtira.

     Dans le Hamahamet, Mohamed Ali Soilihi est en face d’Ahmed Mahmoud Wadaane et de Mme Moinaécha Youssouf Djalali, dont la raison d’être de leurs candidatures soulève moult questions: pourquoi ces deux Mbéniens, qui n’ont jamais été confrontés à une élection, ont-ils décidé de se porter candidats à une élection présidentielle? Bizarre. Mohamed Ali Soilihi ne les méprise pas: il n’est pas de sa nature de mépriser et de sous-estimer les autres. Il mène une campagne électorale de manière civilisée et n’invective personne. Son expérience et son sens du consensus vont faire la différence.

     À Mitsamiouli, Ali Nassor et le Docteur Mtara Maecha, tous deux anciens ministres d’Ahmed Abdallah, croient naïvement pouvoir se partager l’électorat de la ville de Mitsamiouli, alors que Houmed Msaïdié veille au grain, lui qui compte sur sa région natale de Mboudé voisine pour s’y placer de manière unanime en tant qu’enfant chéri, lorgnant sur l’électorat de Mitsamiouli. Il peut compter sur Mihidhoir Sagaf, Mohamed Madouhouli, et surtout Ali Hamissi, entièrement engagés sur le ticket conduit par le candidat Mohamed Ali Soilihi. Il y a également le Président du Conseil de l’Île, originaire d’Ouzio-Mitsamiouli, et Mme Moinaécha Mohamed Soilihi et «Satellite», qui ne ménagent pas leurs efforts dans la région de Saint-Benoît, et qui roulent tous pour le compte du candidat Mohamed Ali Soilihi.

     Point n’est besoin d’être un polytechnicien pour savoir qu’en raison de la multitude de candidatures, Mohamed Ali Soilihi a toutes les chances d’obtenir un pourcentage énorme qui le placera en première position, loin devant les autres candidats. Ses meetings en disent long à ce sujet, et le nombre de partis politiques qui se sont ralliés à sa candidature vont contribuer à faire la différence. Pour rappel, plus de 15 partis politiques soutiennent le candidat Mohamed Ali Soilihi.

     À Anjouan, Nourdine Bourhane et Anissi Chamssidine sont à pied d’œuvre et s’attellent à la tâche. Anissi Chamssidine, le Gouverneur sortant d’Anjouan, est favori bien devant Salami, le candidat personnel d’Ahmed Sambi et Moussa Toybou.

     Pour sa part, Mme Hadidja Aboubacar, malgré les adversaires sérieux qui sont à Mohéli, n’a pas cessé d’engranger des points, de telle sorte que personne ne l’empêchera d’aller au 2ème tour avec un score honorable, et d’emporter la mise au second tour.

     À la Grande-Comore, Hamada Moussa dit Aby est en première position et l’emportera haut la main au 2ème tour car le nombre de candidats ne lui permettra pas de passer directement. Mais, il finira par passer au second tour. Il passera. Pour rappel, il y a 15 candidats pour le Gouvernorat de la Grande-Comore, et 25 pour la Présidence de l’Union.

     En tout état de cause, les campagnes se déroulent relativement bien et dévoilent les faces cachées de certains candidats sans scrupules qui craquent sur les tribunes. Au lieu de proposer aux Comoriens leur programme, ils insultent et injurient, croyant que les citoyens sont dupes. Mais, ceux qui insultent sont en face de politiciens aguerris, aux premiers rangs desquels Mohamed Ali Soilihi. Il a donné un mot d’ordre à ses lieutenants pour ne pas répondre aux insultes car pour lui, elles n’arrangeront rien. Mohamed Ali Soilihi se distingue de tous les candidats par sa façon d’aborder son programme et pour défendre le bilan du régime politique d’Ikililou Dhoinine. Tout le monde le dit haut et fort: il sera le prochain Président de l’Union des Comores.

Par le Docteur Ali Abdou Mhadoma

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© www.lemohelien.com – Lundi 1er février 2016.

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