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La célébration à Ndzuani «Comment comprendre que des ‘clandestins’ soient tous les jours débarqués ici sans la moindre réaction?»

La célébration à Ndzuani «Comment comprendre que des ‘clandestins’ soient tous les jours débarqués ici sans la moindre réaction?»La célébration à Ndzuani «Comment comprendre que des ‘clandestins’ soient tous les jours débarqués ici sans la moindre réaction?»La célébration à Ndzuani «Comment comprendre que des ‘clandestins’ soient tous les jours débarqués ici sans la moindre réaction?»
La journée Maore a été célébrée samedi à Ndzuani à la place Mroni de Mutsamudu. Outre le meeting de la matinée, il devait y avoir le soir, au même endroit, des danses folkloriques et des projections de documentaires vidéo sur l’histoire post indépendance des Comores. A la cérémonie du matin, une centaine de personnes y avaient assisté. Comme à chacun de ces rendez-vous, ce sont les mêmes têtes qui ont organisé les diverses manifestations de cette journée : les membres de la section insulaire du Comité Maore, dirigée par l’infatigable Mme Nassim Salim.
 
Malgré une voix piteusement enrouée «à cause justement de la fatigue due aux efforts fournis pour l’organisation de cette journée», elle s’adressera à l’assistance pendant un quart d’heure. «La France nous éprouve. C’est sa stratégie : quand elle nous engage dans un accord quelconque, elle a déjà pré- paré son coup foireux quelque part. Mais si nous agissions de concert nous pourrions en venir à bout. Ne serait-ce que pour obtenir l’annulation de ce visa Balladur», a-t-elle d’abord dit. Et de poursuivre : «Demain, l’on ne sait pas ce qu’il adviendra des prochains accords. Les récents délogés de Mayotte ont été reconduits ici sans que nos gouvernements réagissent. Or la France n’est à Mayotte que par la force. De notre côté, l’on ne peut pas abandonner notre foyer sous prétexte que nos parents sont pauvres. Par contre, s’il y a des gens qui souhaitent demeurer français, la France a suffisamment de terre pour les accueillir, mais cette île-là est à nous! », a-t-elle tonné. Malheureusement qu’aucune autorité publique n’était présente à ce meeting pour recevoir en direct ses doléances. Après Nassim Salim, Saïd Ahmed, le président du syndicat anjouanais des transporteurs est lui aussi monté créneau. «Je suis ici en tant que simple citoyen pour vous dire que les gouvernements successifs de notre pays ont toujours coopéré avec la France pour maintenir ce statu quo sur Mayotte. Sinon comment comprendre que des soi-disant clandestins soient tous les jours débarqués ici, sans la moindre réaction?», s’est-il emporté.
 
Avant Saïd Ahmed, Mohamed Salim alias Ablez, également du Comité Maore de Ndzuani, a déclaré : «Il n’y a rien de clair sur la question de Mayotte. Le gouvernement d’Azali souhaite que nous le laissions s’en occuper, mais l’on n’est pas de cet avis. C’est notre pays à tous».
 
Sardou Moussa
Source (sans la photo) : Al-watwan N° 3050 du lundi 14 novembre 2016

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