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La chasse contre les insurgés : Tout d'un coup, Mayotte n'est pas française

Les mahorais savent crier haut et fort qu’ils sont français quand il s’agit de réclamer la hausse des aides sociales et la baisse du coût de la vie. Mais quand il s’agit de respecter les lois françaises, ils redeviennent automatiquement comoriens. En tout cas, c’est ce qu’on constaté lors du soulèvement contre les insurgés qui ont trouvé refuge à Mayotte.

Les insurgés, mandatés par le gouvernement d’Azali Assoumani, avaient pris en otage la médina de Mutsamudu du 15 au 20 octobre. Durant cette insurrection sous fausse bannière –dont le but était d’accuser le gouverneur Salami afin de le destituer –, plusieurs morts parmi les civils ont été déplorés. Les mercenaires, sous la protection des gouvernements français et comorien, ont trouvé refuge à Mayotte. Mais ils y sont à nos jours indésirables.

Les mahorais veulent que ces bandits criminels soient rapatriés à Anjouan ou amener en France. Pas question, pour les mahorais, que ces assassins restent à Mayotte.

«Nous, on demande juste à la préfecture que, si vraiment ces gens-là sont des insurgés qui veulent un asile, qu’elle les éloigne du village parce qu’ils sont potentiellement dangereux. Le soir, ils sont libres de circulation et qu’on sera toujours sur la crainte s’ils n’ont pas caché quelque part leurs armes. Et d’ailleurs, comment des comoriens peuvent-ils demander un asile à Mayotte, une terre qu’ils considèrent comme étant comorienne ?», s’est insurgé M. Moutui, l’un des hommes partis déloger une vingtaine d’insurgés qui s’entassent dans une maison à petit terre.

Un des insurgés, qui ne voulaient pas des problèmes avec les mahorais en colères, se définit en tant que citoyen français. Il fait donc sortir ses papiers français et montrent aux mahorais qui réclament le départ des insurgés. Et là, la réponse a été bonne : « Tu es français, alors pars en France. Parce qu’ici, ce n’est pas la France. Ici, c’est Mayotte », lui crie une dame mahoraise.

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