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La colère de Son Excellence

Tantôt il revient sur élections, tantôt il parle de sa traversée de désert avec des compagnons qui lui ont tourné le dos. Le plus intéressant est de le voir regarder dans le rétroviseur et de s’attarder sur le récent congrès du CRC.

Nostalgie ? Regret ? Confusion ? Passion ? Son Excellence prétend être l’héritier légitime de son père spirituel, feu Mohamed Taki Abdoulkarim. Facile de le dire, mais difficile de le prouver. Celui qui n’a pas adressé un télégramme de condoléances à la famille du défunt et qui n’a pas daigné faire le déplacement pour les funérailles de l’ancien président est en train de se chercher une légitimité quelconque.

Cette légitimité ne viendra jamais de sa belle-famille, car son beau-père, beau-frère du président Taki ne l’a jamais soutenu dans ses aventures politiques. L’ancien Secrétaire général du CRC qui clame haut et fort qu’il était derrière la victoire du président Hazali Assoumani n’a jamais réussi à se faire lui-même élire dans sa propre localité. L’ancien Gouverneur de la Grande-Comore, Monsieur Hassani Hamadi, patron du beau-père de Son Excellence est mieux placé pour le dire.

Monsieur Abi Moussa, l’ancien Fondé du Tresor public peut lui aussi le confirmer. Dans son actif en qualité d’ambassadeur et de vice-Ministre des Affaires étrangères, il a réussi à faire écarter le Qatar des Comores, renforcer les réseaux salafistes aux Comores et pas plus. Excellence ! On ne s’improvise pas Président de la République.

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La haine, l’animosité et la jalousie ne sont pas de très bons plats qui se mangeraient à chaud ou à froid. Ressaisissez-vous ! Faites votre propre cure Excellence.

Réconciliez-vous d’abord avec vos frères et sœurs de même sang. La dynastie Karihila pourrait vous servir de tremplin dans un prochain futur. Allez régulièrement vous ressourcer dans votre ville natale et vous familiariser avec votre région pour mériter l’estime de vos parents et devenir l’enfant chéri de toute la région de Majuwani avant de pouvoir vous positionner sur le plan national.

Au lieu de tourner les pouces à longueur de journée, allez enseigner la littérature arabe à l’université des Comores à défaut des sciences politiques que vous n’avez jamais apprises. Ceci vous donnera un peu plus de temps pour maîtriser le passé simple et plus que parfait dans ce pays francophone à outrance.

Excellence ! Vous étiez aussi engagés dans les réformes constitutionnelles et institutionnelles à travers les Assises nationales. N’aviez-vous pas la possibilité de lever le petit doigt avant d’être débarqué du gouvernement ? Feu Taki Abdoulkarim et feu François Mitterrand ont fait un long chemin avant d’arriver au pouvoir, mais ont toujours gardé leur dignité et leur indépendance.

Papa Madi Mboreha (Enseignant de la langue arabe)

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