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La colère du Vice-président à la moribonde MAMWÉ

La colère du Vice-président à la moribonde MAMWÉ

Le Directeur technique reconnaît «l’incompétence» du personnel

Par ARM

     On ne le dira jamais assez: quand on veut faire perdre au Vice-président Mohamed Ali Soilihi sa bonne humeur, il suffit de mentionner devant lui un nom en 5 lettres: «MAMWÉ». Non pas qu’il n’aime pas cette entreprise d’État chargée de la distribution de l’électricité et de l’eau, mais qu’il ne comprend pas comment une société aussi stratégique invente chaque jour un nouveau prétexte fallacieux pour ne pas travailler pour le bien des Comoriens, donnant du gouvernement une image entièrement négative, une image faite de négligence, de nullité, d’incompétence criminelle, d’inconscience et d’insouciance face aux difficultés de la vie quotidienne des Comoriens. C’est ainsi que le mercredi 9 décembre 2015, excédé, le Vice-président a fait une «descente» en règle à la MAMWÉ pour remettre les pendules à l’heure et tenter de comprendre ce qui s’y passe. Devant la Direction et le personnel de la moribonde société de Voidjou, il a tenu le discours musclé suivant: «Avec cette société, je ne sais plus ce qu’il faut faire. Pour cette société, j’ai fait tout ce qu’on m’a demandé, j’ai fait tout ce qui a été jugé nécessaire à son désensablement. Or, plus je fais des choses pour désensabler la société, plus elle se montre réfractaire à toute forme de solution. Vous vouliez de nouveaux groupes électrogènes, je vous les ai ramenés par cargo de Sharjah. Vous vouliez une synchronisation des anciens groupes électrogènes avec les nouveaux, de type Caterpillar, très performants et j’ai payé pour que cela se fasse le plus vite. Pour autant, les problèmes ont continué. Je suis venu vous voir pour savoir pourquoi les problèmes sont toujours sans solution. Vous m’avez expliqué que les 10.000 litres carburant ne vous suffisent plus et qu’il vous en faut 20.000 litres. Qu’à cela ne tienne! J’ai pris des dispositions pour que vous puissiez avoir vos 20.000 litres de mazout par jour. Et les problèmes persistent. En plus, quand vous mettez en marche les groupes électrogènes, les zones de couverture électrique figurant sur vos schémas prévisionnels ne sont pas couvertes. Alors, moi, j’ai besoin de savoir ce qui se passe. S’agit-il de sabotage ou d’incompétence? Je veux le savoir tout de suite parce que je crois qu’il faudra qu’on vous place devant les Comoriens pour que vous leur expliquiez vos défaillances, en direct à la Télévision».

     On ne tient pas ce genre de discours sur le ton de la camaraderie et de la plaisanterie. C’était un discours musclé parce que même les enfants en couche-culotte savent que les problèmes d’énergie aux Comores ne viennent pas du gouvernement mais de la MAMWÉ, parce que cette société d’État ne veut pas travailler pour les Comoriens, et travaille contre le gouvernement, qu’il sabote systématiquement, dont il sabote systématiquement tous les efforts. Elle est à la fois sur un registre de sabotage et d’incompétence. La MAMWÉ est incompétente, certes, mais elle sabote aussi. Il a donc fallu que le Directeur technique de la société prenne la parole pour s’expliquer. Il a officiellement reconnu devant le Vice-président Mohamed Ali Soilihi que le problème de la MAMWÉ était un problème d’incompétence: «Je dois à la vérité de reconnaître qu’à la MAMWÉ, nous sommes des incompétents. Nous n’avons pas la compétence qu’il faut pour faire fonctionner cette société. Nous bricolons. Nous sommes dépassés par les nouvelles innovations technologiques. Nous n’arrivons plus à suivre les mutations technologiques. Nous sommes dépassés. Nous avons notre doyen d’âge ici, qui est présent au sein de la société depuis 35 ans, mais il est également dépassé. Oui, j’avoue notre incompétence collective».

     En réalité, il n’y a pas que l’incompétence; il y a aussi le sabotage systématique. La Direction et le personnel de la MAMWÉ sont dans l’incompétence criminelle notoire, mais en plus, ils sont dans le sabotage systématique de tous les efforts déployés par les autorités pour mettre fin à la crise de l’énergie. En réalité, ce sabotage a commencé depuis la présidence de Mohamed Taki Abdoulkarim (1996-1998), quand ses pires ennemis avaient versé du sel et du sucre dans les réservoirs des moteurs pour le priver de toute possibilité d’avoir un bilan positif. La haine dans son état le plus bestial et brut. Depuis, les Comores n’ont plus eu la possibilité de se relever de ce malheur voulu et organisé par des Comoriens. Le problème, c’est que le Président Mohamed Taki Abdoulkarim est mort en 1998, mais les malheurs créés par ses ennemis depuis 1996 sont restés d’actualité et pourrissent la vie des Comoriens. Les Comoriens souffrent par la faute d’autres Comoriens, des Comoriens habités par la mauvaise foi et par une folie destructrice. Et la folie destructrice des années 1996-1998 est restée intacte. Rien n’a changé. Parlons concrètement. Quand on se rend au siège de la MAMWÉ, on voit sur le sol des cartons de matériel que personne ne veut déballer, et ce matériel a coûté au ministère de l’Économie et des Finances quelque 200 millions de francs comoriens. 400.000 euros de matériel resté dans les cartons. En juillet 2015, quand le Vice-président Mohamed Ali Soilihi a ramené de Sharjah les 4 groupes électrogènes devant faire sortir le pays des ténèbres, la Direction de la moribonde MAMWÉ prétendait n’avoir même pas 2,5 millions de francs comoriens pour louer des grues devant soulever les moteurs en question. Plus grave, la chose moribonde de Voidjou n’avait pas la même somme pour payer le seul ingénieur compétent de la société, qui avait été licencié par pure bêtise et qui réclamait son dû avant d’aider le bastion de l’incompétence et du sabotage.

     Au train où vont les choses, seule une concession à une entreprise étrangère pourra sauver la société et les Comoriens du malheur. Il est temps pour les autorités comoriennes de chasser tous ceux qui, au sein de la MAMWÉ, brillent par leur incompétence criminelle et leur propension au sabotage. Il est temps de confier la gestion de cette entreprise de malheur à des étrangers compétents et oublier un peu les Comoriens qui y «travaillent» pour ne rien faire. Faisons taire le nationalisme de pacotille pour penser aux malheurs des Comoriens dans leur vie quotidienne. La MAMWÉ n’est pas réformable, mais à éradiquer. La MAMWÉ est devenue un cancer, et on ne joue pas avec une telle maladie. L’ablation est la meilleure des solutions.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 14 décembre 2015.

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