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«La Constitution comorienne est la meilleure du monde»

«La Constitution comorienne est la meilleure du monde»

Le Docteur Saïd-Mohamed Saïd-Hassane prône le primat du Droit

Par ARM

   On ne présente plus Maître Saïd-Mohamed Saïd-Hassane: juriste formé au Maroc et en France, Docteur en Droit public, Lauréat de l’École de Formation du Barreau de Paris, ancien fonctionnaire du ministère comorien des Affaires étrangères, ancien Professeur de Droit public à l’Université des Comores, Professeur des Universités en France, avocat à Paris et candidat à l’élection du Gouverneur de la Grande-Comore. Quand le candidat au Gouvernorat de la Grande-Comore rencontre à Moroni ses anciens compagnons de route du Maroc, qu’il voit régulièrement à Paris et aux Comores, ce n’est pas seulement pour évoquer des souvenirs poussiéreux et chargés d’une nostalgie larmoyante, mais également pour parler du présent et de l’avenir des Comores, lui qui se définit comme «un pur produit de l’École publique comorienne», «un des derniers bénéficiaires de l’État providence aux Comores». Républicain et légaliste jusqu’au bout des ongles, il a décidé de n’alimenter aucune polémique politicienne sur les candidats qu’il va affronter en février et avril 2016. Pourtant, ce grand orateur, qui a de qui tenir, puisque, jamais et au grand jamais, un chat ne donnera naissance à des poussins, il ne peut pas s’empêcher de lancer cette petite pique mortelle vers qui on sait: «Je souhaite être élu Gouverneur de la Grande-Comore et démontrer qu’avec beaucoup de bonne volonté et sans fanfaronnades, on peut faire progresser les Comores et les engager dans la bonne voie, sans tenir compte de l’insularité, même si être Gouverneur, c’est diriger une île de l’Union des Comores en particulier, mais contribuer au bien commun national à partir de l’expérience particulière d’une île. Et si je suis honoré de la confiance des Grands-Comoriens et placé à la tête du Gouvernorat de la Grande-Comore, je ferai arrêter les stridentes sirènes sur la voiture du Gouverneur de l’île ainsi que les courses effrénées en ville. La Grande-Comore n’est pas faite pour des rallyes».

   Et le candidat au Gouvernorat aborde inéluctablement son sujet de prédilection: le primat du Droit. Pour lui, il ne fait pas de doute que «le Droit comorien n’est pas né ex-nihilo, mais est le produit de notre réflexion, de nos préoccupations quotidiennes et de notre environnement géographique, sociologique, social et sociopolitique. De ce fait, la Constitution comorienne est la meilleure du monde. Elle existe parce que nous avons voulu qu’elle soit telle qu’elle est. Avons-nous essayé de l’appliquer avec sincérité avant de la vouer aux gémonies? Même pas. Chacun, dans son coin, produit des discours pour la fustiger et essayer de la modifier dans le sens de ses intérêts personnels, mais personne parmi les adversaires de cette Loi fondamentale ne se pose de sérieuses questions sur l’utilité de son primat. Cette Constitution est la maison commune dans laquelle tous les Comoriens vivent et doivent vivre en harmonie. Si chacun s’emploie à la charger de tous les maux de la Terre sans s’intéresser à son application, nous passerons notre vie à adopter des Constitutions auxquelles personne ne trouvera de vertus et que personne ne respectera. La Constitution doit primer sur les ambitions personnelles».

   Et quand Maoulida Mbaé de La Gazette des Comores lui pose la question «en votre qualité d’homme de Droit, quel est votre avis sur l’éligibilité de Sambi pour les présidentielles de 2016?», il répond par une belle «pichenette oratoire», estimant que «je déplore ce débat politicien qui prend le peuple en otage en l’enfermant dans des discours à mille lieux de ses préoccupations. Mais je vais répondre à votre question puisque vous avez sollicité ma qualité de juriste. Je vous dirai que la réponse dépend de la façon dont la question est posée. Si la question juridique est celle de savoir si tout ce qui satisfait aux conditions d’éligibilité peut être candidat aux primaires, vous obtiendrez une réponse différente de si la question est de savoir si un Comorien d’Anjouan peut être candidat aux primaires de Ngazidja…». Ici aussi, l’homme de Loi préfère qu’on parle de Droit et de sa primauté et non de querelles politiques qui n’apportent rien aux Comoriens. C’est un exemple à méditer…

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 5 novembre 2015.

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