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La Cour constitutionnelle rejette les recours de la haine

La Cour constitutionnelle rejette les recours de la haine

Le trio de tête mené par Mohamed Ali Soilihi se maintient

Par ARM

   «État comorien» sous Ali Soilihi (1975-1978), «République fédérale islamique des Comores» d’Ahmed Abdallah Abderemane à Azali Assoumani (1978-2001) et «Union des Comores» d’Azali Assoumani (2001) à nos jours, la République des Comores doit désormais se choisir une autre appellation officielle: «République du faux coup d’État institutionnel permanent des Comores». Exagération? Que nenni! Que nenni! Il n’y a aucune exagération dans ce sarcasme. Il n’y a pas d’exagération parce que les Comores sont devenues la patrie des petits mots qui ne signifient rien et qui se diffusent très vite pour créer la confusion dans les esprits. Aux Comores, il suffit qu’un petit mot soit prononcé par un acteur politique pour que tout le monde se jette dessus.

   Il fut un temps, le mot «confédération» était sur les bouches, et on assommait les Comoriens avec, tout en ignorant que quand on en parle, cela signifie qu’on est en présence de plusieurs États indépendants et non d’un État unique, qu’il soit unitaire ou de type fédéral. Or, les plus «intelligents» des bons et vrais Comoriens proposaient «la confédération» comme solution à la crise séparatiste à Anjouan, cette île devant être réintégrée donc dans une union d’États indépendants, sans que ces augures de la politique comorienne ne savaient rien sur le mot «confédération». C’est ce qui a favorisé l’éclosion des désormais fameux «Comoricains», «Mohéricains», «Anjouricains» et «Ngaziricains», ces gens qui sont connus pour avoir la prétention absolue de tout connaître en Science politique et autres disciplines, se permettant d’interpeller les Docteurs alors qu’ils n’ont même pas le DEUG. Dans le cas de la Guinée, Moussa Dadis Camara disait: «J’ai hérité d’un héritage d’un demi-siècle, une Armée où le Caporal peut dire “merde” à un Colonel, à un Général». Aux Comores, c’est pareil. Et en mars 2015, un mot est arrivé jusqu’aux oreilles des gens à la haine la plus tenace et la plus obsessionnelle: «Coup d’État institutionnel». Depuis, ils se comportent comme un enfant boutonneux, gommeux et aux oreilles décollées à qui on offre un jouet et qui fait tout pour s’y accrocher comme si sa vie en dépendait.

   Plus grave encore, depuis mars 2015, une certaine classe politique a fait de la dénonciation des résultats de toutes les élections une manière de vivre. Cela a commencé avec l’élection du Bureau de l’Assemblée de l’Union des Comores, que les crypto-sambistes & Co ont contestée avec une hargne d’une stupidité de dinde. Puis, vint le premier tour de l’élection présidentielle du 21 février 2016, perdu par 22 candidats sur 25. Alors que certains candidats ont choisi de ne pas se ridiculiser, d’autres ont fait du ridicule permanent une façon de vivre, ou plutôt leur seule façon de vivre. Et c’est ainsi que, toute honte bue, les crypto-sambistes déposèrent des recours devant la Cour constitutionnelle pour tenter de survivre à leur débâcle du premier tour de l’élection présidentielle, mais sans arriver à inverser la tendance constatée dès ce premier tour. De fait, les trois candidats retenus pour le premier tour ont été maintenus à leur place, et le candidat personnel d’Ahmed Sambi, qui voulait passer de la 4ème place au second rang, a été prié de revoir ses rêves de présidence à la baisse et d’attendre 2031. Les chiffres définitifs communiqués par la Cour constitutionnelle sont les suivants: Mohamed Ali Soilihi: 17,88%, Mouigni Baraka Saïd Soilihi: 15,62%, Azali Assoumani: 15,10%. Quant au candidat personnel d’Ahmed Sambi, son élimination a été confirmée puisqu’il n’obtient que 14,86%.

   Maintenant, chacun doit assumer ses responsabilités, et ceux qui poussent la foule à envahir la Cour constitutionnelle, une institution au sein de laquelle siègent des Conseillers représentant toutes les sensibilités politiques du pays, devront assumer leurs responsabilités. Les forces de l’ordre ne laisseront personne aller détruire la Cour constitutionnelle alors que leur rôle est de veiller au bon ordre. Quand des Comoriens passent leur temps à pousser d’autres Comoriens à des actes barbares, qu’ils acceptent d’en porter la responsabilité, sans avoir à louvoyer. Quand on perd une élection, on ne passe pas son temps à faire des chichis et des simagrées, mais on accepte les résultats. Aujourd’hui, toutes les institutions du pays qui sont chargées de l’organisation des élections ont reconnu la bonne santé politique de Mohamed Ali Soilihi, et le rôle de second et de troisième respectivement à Mouigni Baraka Saïd Soilihi et au Colonel Azali Assoumani. Le reste n’a aucune espèce d’importance.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 5 mars 2016.

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