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La Cour Constitutionnelle tend l’autre joue du clan Mamadou pour la gifle populaire de trop !

Que dire de la mascarade connue d’avance mais qui vient de se confirmer hier 30 avril 2016 par la sortie du silence de la Cour Constitutionnelle comorienne ? – Beaucoup de choses en tout cas, des mauvaises surtout. Il y a près de 5 ans de cela, Ikililou Dhoinine alors Vice-président d’Ahmed Abdallah Sambi a été imposé comme candidat et président succédant à ce dernier en 2012. Nous nous rappelons que sur 705 bureaux de vote comptés, cette même Cour Constitutionnelle en a obtenu 691. Soient 705 ôtés de 691 donnant une différence de 14 bureaux de vote de moins. La Cour a-t-elle invalidé les élections cette année-là ? Ikililou Dhoinine a-t-il été élu président sur un troisième tour ? A ces deux questions, la réponse est bien évidemment négative. L’instance suprême a bien validée directement (sans un troisième tour) l’entrée du tout premier président d’origine mohélienne au palis de Beiti-Salam cette année-là.

Une Cour au service du pouvoir, la sagesse mise en jeu, la honte !

Pourquoi les sages n’avaient pas tenu compte, cette année-là (en 2011) de cette différence de voix pourtant numériquement considérable au vu de ce qui s’est passé aujourd’hui (13 bureaux de vote non annulés car il n’y avait même pas de vote) ? On va peut-être nous dire que SAGE n’est pas toujours SAGE, les sages de 2006 ne sont pas physiquement ceux de 2012, encore moins ceux de 2016, et que plus le temps passe la sagesse laisse place à la faiblesse. Mais quelle morale pour ces hommes ayant eu le culot d’invalider les présidentielles de 2016 dans un cafouillage brutal constitutionnel et qui n’honore pas du tout notre pays ? Quelle crédibilité réelle pour cette instance dont 3 parmi eux ont décidé de ne pas s’afficher sur cette décision des partielles à Anjouan ? Mais pourquoi les sages n’ont-ils pas évoqué le cas des autres îles pourtant concernées par les plaintes soumises ? La Cour a-t-elle eu peur de mettre en cause l’élection du solide Fadhul ou a-t-elle sacrifié la First lady, concédé une partie pour en gagner une autre plus importante ?

Tout a été joué pour renverser une tendance démocratique inspirée de la volonté du peuple

Dès le premier tour de ces élections, nous avons compris que derrière le slogan maléfique « YE MZE NGENA MVUWU » se cachait toute une armada de manœuvres frauduleuses pour renverser la tendance qui n’avait jamais été à leur faveur dès le départ. Leur force réside sur la manipulation, la volonté de corrompre, d’acheter les consciences, de tendre le peuple vers la dérive : bourrages d’urnes matinaux, ce qui a conduit certains à les saccager. Avec les partielles des 13 bureaux à Anjouan, la main serrée avec Mouigni Baraka le grand repêché de cette mascarade, le pouvoir croient aboutir à leur fin : faire élire Mohamed Ali Soilihi Mamadou, l’homme incarnant pourtant le clan le plus controversé et rejeté par la majorité des Comoriens. Le clan du pouvoir, faut-il le souligner a réussi à rendre caduques, désuets la presse et les médias nationaux réputés proches du pouvoir (leur silence inouï). Les signes d’un musèlement et d’une opération antidémocratique de grande ampleur sont bien là au service de Mamadou. Avec cette honte d’organiser sans légitimité un troisième tour constitue le comble d’une Cour Constitutionnelle partiale au service de Mamadou. Ils ont essayé avec la CENI, heureusement, la vigilance populaire et celle des forces de l’ordre a été très éveillée.

En invalidant l’élection d’Azali Assoumani soutenu par la majorité des Comoriens, la Cour Constitutionnelle tend encore l’autre joue du clan Mamadou pour une sacrée GIFFLE prochaine. En attendant l’arrêté de la cour formalisant la décision ridicule qu’elle a prise, la guerre civile qu’ils ont chantée et espérée n’a pas eu lieu et n’aura plus lieu puisque le peuple encore une fois tranchera. Souriez où que vous soyez, le peuple vous suit seconde par seconde.

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