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La Crc appelle à une opposition constructive

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Devant la presse vendredi dernier, des cadres de la Crc, dans leur siège au sud de la capitale, ont déploré “l’attitude de l’opposition” qui a appelé, jeudi, la population à boycotter le chef de l’Etat partout où il ira. Pour les conférenciers, “cela est indigne et antidémocratique”. La Crc appelle ainsi à “une opposition constructive”, au respectueuse des principes de la démocratie et non à se laisser verser dans l’anarchie.

La Convention pour le renouveau des Comores (Crc) a convié la presse vendredi pour, dit-on, “recadrer certains propos tenus par certains membres de l’opposition” jeudi dernier. Introduisant l’objet de la conférence, le directeur des affaires financières au ministère des Finance, Abdou Salam Halidi, a tenu à déplorer “l’attitude de l’opposition” qui n’est pas, selon lui, “constructive”, mais “caractérisée uniquement par la haine et la soif du pouvoir”.
Ainsi, il insistera pour montrer que la Crc n’a pas invité la presse “pour répondre à l’opposition mais pour recadrer l’opposition”. “Notre réponse à l’opposition serait les réalisations concrètes du gouvernement, notamment la construction de l’hôpital El-Maarouf, la construction et réhabilitation des infrastructures routières, le plan Comores émergentes, les projets de lutte contre le chômage à travers les projets d’emploi lancés, entre autres”, a-t-il souligné.

Pour sa part, le secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères (Maeci) a également dénoncé les propos de l’opposition qui appelle toutes les localités à boycotter le chef de l’Etat lorsqu’il se présentera chez elles. “Je tiens à montrer que ce n’est pas démocratique, ni élégant de le dire”, a regretté Saïd Maoulana Mohamed qui précise qu’Azali Assoumani est le chef de l’Etat et qu’il dirigera le pays jusqu’en 2024 contrairement à ce qui est avancé ici et là par l’opposition. “Comment ne pas accepter qu’Azali Assoumani est élu à travers la constitution de 2018, alors qu’eux-mêmes ont pris part à ces élections ?”, s’est-il interrogé, appelant l’opposition à se préparer pour 2024 et non 2021 comme elle laisse entendre partout. Pour lui, la question de 2021 est un “faux débat” qui n’a pas lieu d’être car il y a une constitution adoptée.
Pour Saïd Maoulana Mohamed “on attendait à ce que l’opposition critique la politique du gouvernement, que l’opposition propose son point de vue sur la gestion du pays et propose ses pensées pour le développement, et non appeler la population à la haine. C’est regrettable”, a-t-il déclaré, appelant les adversaires à “un débat constructif et non destructif”.

“C’est Sambi qui a enterré les Accords de Fomboni”

A son tour, le directeur général de Sogecom, Soilihi Abdou Matassa, a abordé la question des Accords de Fomboni réclamés par l’opposition. Pour lui, ce n’est pas Azali Assoumani et la Crc qui ont enterré ces Accords. “Ces accords ont été entérinés en 2001 et Azali Assoumani a été élu en 2002 à travers une constitution issue de ces accords avec un mandat de 4 ans. Il a passé la main en 2006 comme il était stipulé par la constitution. Sambi est arrivé au pouvoir, il changé la constitution et a fait voter une autre qui lui a accordé un mandat de 5 ans, avec un troisième vice-président. Ikililou Dhoinine a procédé lui aussi à un changement de constitution. S’il y a quelqu’un qui a changé les Accords de Fomboni, c’est le président Sambi”, a-t-il largement expliqué. Soilihi Abdou Matassa dit par ailleurs ne pas comprendre que l’opposition crie tout le temps à la dictature, alors que la liberté d’expression lui est toujours accordée. “Ils font des conférences partout, ils s’expriment sur la télévision nationale et dans le journal de l’Etat Al-watwan. Qu’ils aillent là où il y a la dictature pour voir que personne ne parle là-bas”, a-t-il ajouté. Pour lui, le pouvoir est en face d’une opposition “qui n’a ni programme, ni projet” pour le pays

Alwatwan

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