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La décadence par des injures gratuites à Robby Judes

La décadence par des injures gratuites à Robby Judes

Injures, résultat logique de la brutalité d’Azali Assoumani

Par ARM

      Mon ami et frère qu’est l’ancien Vice-premier ministre Djaanfar Salim Allaoui est un homme d’honneur. Son credo sur l’amitié se résume par une phrase que tous ses vrais amis – et il en a beaucoup – connaissent pour l’avoir souvent entendue de sa bouche: «Pour moi, l’amitié est une institution, et elle est sacrée».

J’ai fait la connaissance de Djaanfar Salim Allaoui fin septembre 1986 au Maroc. Il m’avait précédé d’une année à l’École nationale d’Administration publique (ÉNAP) de Rabat, où nous avons fait la même formation de base, avant que chacun ne parte élargir ses horizons intellectuels et professionnels ailleurs. Si aujourd’hui Djaanfar Salim Allaoui intervient dans le domaine de la diplomatie, et ce, pour défendre M. Robby Judes, Ambassadeur de France aux Comores, c’est parce qu’il est l’un des très rares dirigeants comoriens à connaître le statut officiel d’un Ambassadeur étranger en tant que représentant officiel de l’État accréditant auprès de l’État accréditaire. Dès lors, en homme formé en diplomatie et connaissant mieux que beaucoup de vantards qui se donnent en spectacle à Moroni, Djaanfar Salim Allaoui ne pouvait laisser un journaleux de propagande haineuse payé par Hamidou Karihila Hamadi, un des hommes de confiance du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani, sans réagir.

Oui, il y a une polémique dans les rangs des bien-pensants et des chantres de la bien-pensance des Comores, qui voudraient que la Planète soit à feu et à sang pour des propos tenus par Emmanuel Macron, Président de la République française, sur les Comoriens et les «kwassa-kwassa», ces embarcations de fortune utilisées par des Comoriens migrant vers Mayotte. En bon diplomate, l’Ambassadeur Robby Judes a fait ce qu’aurait fait n’importe quel diplomate digne de ce nom: il a tout fait pour calmer la situation. Il l’a fait sans insulter personne. Il l’a fait sans humilier les Comores et les Comoriens. Il a fait ce qu’il est attendu de lui: apaiser. Il a essayé d’apaiser.

Cette attitude correspond parfaitement à la lettre et à l’esprit de l’ordonnance rendue par la Cour internationale de Justice (CIJ) sur l’affaire du Personnel diplomatique et consulaire des États-Unis à Téhéran (États-Unis/Iran). En effet, à la suite de l’éclatement de cette retentissante crise diplomatique en 1979, la CIJ avait rappelé que la diplomatie était pour la communauté internationale «un instrument essentiel de coopération efficace», offrant aux États la possibilité de «parvenir à la compréhension mutuelle et à résoudre leurs divergences par des moyens pacifiques», abstraction faite de leurs systèmes politiques, économiques et sociaux respectifs: CIJ: Personnel diplomatique et consulaire des États-Unis à Téhéran (États-Unis/Iran), Ordonnance du 15 décembre 1979, Recueil 1979, p. 19.

Pour avoir voulu dédramatiser la situation afin de créer les conditions de dépasser une polémique que certains cherchent à amplifier, à commencer par le putschiste Azali Assoumani lui-même, qui tient des propos malheureux dans les mosquées pour s’attribuer le beau rôle, à la suite de l’appel téléphonique d’Emmanuel Macron, l’Ambassadeur Robby Judes a fait l’objet d’insultes de la part des «bons et vrais Comoriens» et des «Comoricains». Cela étant, il est nécessaire de rappeler que tout diplomate étranger se trouvant aux Comores doit pouvoir bénéficier de la protection de l’État comorien et de son peuple contre la violence physique, scripturale et verbale, d’où qu’elle vienne.

Or, pendant que des injures puériles et débiles pleuvent sur l’Ambassadeur Robby Judes, l’État comorien se tait obstinément. La société dite «civile» se tait obstinément. Il s’agit d’une attitude très grave parce l’Islam et le Droit international public obligent l’État comorien à faire respecter la personnalité et la dignité de l’Ambassadeur Robby Judes. Dès lors, cette obligation est sacerdotale et légale. Pourtant, des autorités largement incultes sont incapables de le comprendre. Je connais personnellement un journaliste qui s’appelle Mamady Sidibé. Il a été chassé de son journal après avoir écrit des bêtises sur un fonctionnaire international. Celui-ci est placé sous la protection de l’État d’affectation, et le Directeur de son journal avait réagi sans avoir reçu la moindre consigne de l’État, gêné.

L’attitude des insulteurs et celle du gouvernement comorien sont d’autant plus sauvages que l’Ambassadeur Robby Judes est un diplomate exceptionnel, qui a toujours traité le peuple comorien avec respect, fraternité et dignité. Il fait son travail de manière exemplaire et a été traité de manière fraternelle par les plus responsables des dirigeants comoriens, dont on ne voit aucun au pouvoir aujourd’hui. J’ai entendu l’un des dirigeants les mieux éduqués des Comores l’appeler «Mon Frère» au téléphone. Mais, c’était avant le 26 mai 2016.

En même temps, il ne faut pas perdre de vue le fait que la violence du dictateur Azali Assoumani ne peut que pousser la presse sous sa férule aux pires excès envers les diplomates étrangers. Le monde entier a assisté à la barbarie avec laquelle cet homme vulgaire, violent et inculte a chassé l’Iran des Comores, au prétexte fallacieux que les Comores n’avaient plus besoin de l’Iran parce qu’elles étaient devenues autosuffisantes dans les domaines dans lesquels l’Iran opérait aux Comores. Fallait-il, après la rupture des relations diplomatiques entre les Comores et l’Iran effacer toute trace de l’Iran aux Comores? C’est ce qui a été fait. Et c’est stupide.

Par la suite, nous avons vu comment le même dictateur a rompu les relations officielles avec le Qatar, alors que celles-ci étaient profitables aux Comores. Il voulait se placer sous la botte de l’Arabie Saoudite, qui lui donne directement des valises de pétrodollars pour lui-même, sa première épouse Ambari, Monsieur Fils Loukman, futur putschiste par hérédité, dictateur en puissance au nom du père, et actuel gardien de prison pour des Comoriens qui prient pour un apaisement entre l’Arabie Saoudite et le Qatar. Et le reste de la famille royale!

Le journal Al-Fajr est officiellement la propriété du sous-ministre Hamidou Karihila Hamadi, et qui dit Hamidou Karihila Hamadi dit le «ventriote» Azali Assoumani. Ce sont ces deux hommes qui demandent à leur journaleux d’insulter l’Ambassadeur Robby Judes. Les autorités comoriennes ont été saisies sur les dérapages du journal de Hamidou Karihila Hamadi et du «saigneur» Azali Assoumani. Rien n’a été fait. Les dérapages continuent. Pour autant, on doit savoir que les actes malheureux d’un individu contre un diplomate étranger sont une balafre que portent toutes les Comores sur le front. Quand un diplomate étranger se trouve injurié aux Comores sans susciter la moindre réaction chez les autorités et le peuple, c’est comme si cette injure avait été proférée par toute la communauté nationale.

Heureusement, que des Anjouanais, dont mon ami et frère Djaanfar Salim Allaoui, donnent le bon exemple en s’insurgeant contre les dérapages constatés. Par leur geste noble et leur attachement à l’honneur, ils prouvent qu’aux Comores, existent des personnes dotées de courage pour rejeter les vulgarités de ceux qui ne veulent toujours pas comprendre qu’un diplomate étranger est intouchable et quand on a quelque chose à lui reprocher, il vaut mieux lui demander gentiment de rentrer chez lui dans la dignité plutôt que de le soumettre à une violence verbale, scripturale ou physique. Si les insulteurs et leurs donneurs d’ordre estiment qu’en prêchant l’apaisement dans les relations entre les Comores et la France, l’Ambassadeur Robby Judes est devenu un criminel et un génocidaire, qu’ils lui demandent de rentrer dignement en France plutôt que de lui manquer du respect.

En tout état de cause, l’Ambassadeur Robby Judes doit savoir qu’il y a des Comoriens qui l’aiment, le respectent, le traiteront toujours de manière fraternelle et seront toujours reconnaissants à son égard pour le travail que lui et son équipe font pour aider les Comores.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 28 juin 2017.

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