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La faute morale de Fahmi Said Ibrahim

La rencontre entre le ministre de la justice en exercice Fahmi Said Ibrahim et l’ancien président de la République Sambi, le 1er juillet à Mutsamudu, semble passer inaperçue. La classe politique et l’opinion publique comorienne n’ont pas tenu compte de de celà.

Or, l’entrevue entre les deux hommes intervient dans un moment où l’ancien directeur de Comores Télécoms sous le régime Sambi, Charikane Bouchrane, est mis en examen pour une affaire de surfacturation concernant l’achat des pilonnes en 2012 et de détournement de fonds présumé.

Dans un autre pays, cette rencontre bien planifiée (ils ont prêché à la mosquée avant de rompre le jeûne ensemble) aurait provoqué des vives réactions. Car sur le plan éthique, le ministre serait accusé de « faute morale ».

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Sur le fond, on ne peut pas s’empêcher de penser que Fahmi Said Ibrahim et Ahmed Abdllah Sambi aient évoqué « l’affaire Comores Télécoms » dont l’instruction suit son cours.

Lá, le mal est fait. Une éventuelle mise en liberté de l’un des fidèles de Sambi, actuellement en détentionte à la maison d’arrêt, risque de soulever des sérieux doutes sur la crédibilité de Fahmi à réformer un système judiciaire décrié par tous.

La transparence et l’indépendance de la justice restent le cheval de bataille du nouvel exécutif. Le president Azali Assoumani a promis de ne jamais intervenir dans ce domaine.

En tout état de cause, cette rencontre entre le ministre de la justice en exercice et l’ancien president de la République, dont on connait leur relation forte, jette une ombre sur la perception que certaines personnes averties peuvent avoir d’une entrevue susceptible d’influencer la justice. D’autant que le parti Juwa de Sambi est bien représenté dans le gouvernement.

Abdoul Youssouf

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