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La Fédération comorienne de Football tue Fomboni Club

La Fédération comorienne de Football tue Fomboni Club

Le favoritisme et la mauvaise foi de la Fédération sont indignes

Par ARM

     Les Mohéliens sont babas en ce moment. Ils n’ont personne vers qui se tourner. Le «ventriotiste» Azali Assoumani ne se souvient plus de l’existence de l’île de Mohéli, où il n’a pas été vu depuis les funérailles de Soilihi Mohamed, en juillet 2016, à un moment où il encourage les licenciements massifs des Mohéliens et refuse systématiquement tout recrutement d’un Mohélien. Pendant ce temps, son Mohélien de service, Abdallah Saïd Sarouma dit Chabouhani, dit Baguiri, dit Gris-gris, dit Lionel Messi, dit Coach, dispose de 12 téléphones, dont il communique les numéros aux gens selon qu’il veut prendre leurs appels ou non. Ceux qui veulent pleurer sur l’épaule du Gouverneur Mohamed Saïd Fazul doivent aller le chercher à Moroni, où il est affecté depuis son élection. Personne ne le voit à Mohéli…

     C’est dans ce contexte douteux qu’éclate le nouveau scandale qui éclabousse la Fédération comorienne de Football (FCF), la chose du Colonel Youssouf Idjihadi. Que s’est-il passé? Pour aller à l’essentiel, il conviendrait de signaler que le 20 octobre 1016, Fomboni Football Club a adressé à la FCF un courrier intitulé «Proposition de réaménagement du calendrier des rencontres», étant entendu que le calendrier avait été établi par la Fédération. C’est alors que le 24 octobre 1016, Mme Mariata Abdou Chacour, ci-devant la Secrétaire générale de la FCF, a donné suite à la proposition de Fomboni Football Club, signalant que les deux derniers matchs du club de la capitale mohélienne seraient joués les 14 et 17 novembre 2016, au Stade El-Hadj Ahmed Matoir de Fomboni. En plus de la lettre de la Secrétaire générale de la FCF, Fomboni Football Club a reçu de la part de la Commission des Compétitions nationales, représentée par M. Zéou, le Directeur technique, la confirmation sur le déroulement des deux matchs aux dates sus-indiquées, à savoir aux 14 et 17 novembre 2016. Tout va bien, donc?

     Or, le 13 novembre 2016, les Fomboniens ont eu un goût de cendre dans la bouche quand ils ont découvert une note de la Secrétaire générale de la Fédération rédigée par ordre du Vice-président de celle-ci assurant l’intérim du Président (ouf! Ouf!) signalant que le match du 14 novembre devait être joué le 13 novembre, et la nouvelle avait été transmise 5 heures seulement avant le coup d’envoi. La question que tout le Tout-Mohéli se pose est: qu’est-ce que cette Fédération veut à Fomboni Club? Vint alors la deuxième question: depuis quand un club peut-être convoqué à participer à une compétition sportive 5 heures seulement après la notification du calendrier? Le Tout-Mohéli considère que Fomboni Football Club est la seule chose qui fonctionne à Mohéli en ces temps d’incertitude, et cette belle réussite doit être cassée. Ali Mohamed Ali crie au scandale en ces termes: «Nous sommes devenus la vache à lait de ces racistes qui pratiquent l’épuration ethnique dans le monde du football. C’est une occasion de plus pour ces voleurs de nous faire écoper des amendes, et nous leur avons dit de faire ce que bon leur semble puisque de toute façon nous n’allions pas prendre part à un match dans des conditions aussi ahurissantes et scandaleuses. La chose est inadmissible de la part d’une telle instance. C’est du racisme contre les Mohéliens».

     Après enquête, il s’avéra que c’est le Colonel Youssoufa Idjihadi, chef d’État-major de l’Armée nationale de Développement (AND) et Vice-président de la Fédération (comment est-il arrivé à ce poste?), qui est à l’origine de cette magouille malodorante. Il était sans doute en tenue de parachutiste comme le 15 avril 2016 quand il obligea la Commission électorale nationale «indépendante» (CÉNI) à proclamer des résultats incomplets, partiels et donc illégaux. Dans cette affaire, tout remonte au Colonel Youssoufa Idjihadi, qui a cessé d’être le chef d’État-major, pour devenir chef d’État tout court, intervenant sur les processus électoraux et sur le calendrier des matchs de football, toujours de manière scandaleuse. S’il veut être Président de la République, qu’il le dise!

     Parlons vrai. Fomboni Football Club fait peur. Les dirigeants de la Fédération ne veulent pas que les Fomboniens partent de Mohéli pour Moroni avec 6 points. Les dirigeants de la FCF ne veulent pas que les Fomboniens rééditent leur exploit de 2015. Les dirigeants de la FCF ne veulent pas que Fomboni Club affronte Ngaya Club avec les 6 points ramenés de Mohéli parce que tout est fait pour que Ngaya Club soit champion des Comores, nolens volens, et même s’il doit y avoir mort d’homme.

     Ali Mohamed Ali, qui connaît son sujet du bout des doigts ne prend pas des gants pour dire ce qu’il a sur le cœur, ou plutôt ce que les Mohéliens ont sur le cœur: «La Fédération s’arrange toujours pour favoriser les clubs de Grande-Comore. Elle tue le football aux Comores. Nous l’avons vu lors de la Coupe des Comores, quand Fomboni Club affrontait Volcan Club en finale, un match au cours duquel l’arbitre, au lieu d’être un Anjouanais par souci de neutralité, avait été un Grand-Comorien, et même si l’arbitre Adelaïd Ali Mohamed dit Dalm avait été exagérément favorable à Volcan Club, ce dernier n’avait pu nous vaincre que lors de l’épreuve des tirs au but. Ces gens-là ont toujours des astuces pour déstabiliser et saquer Fomboni Football Club, par peur d’un adversaire redoutable.

     Il faudra comprendre que Ngaya Club de Mdé en Grande-Comore n’a pas les moyens techniques de défier Fomboni Football Club à Mohéli. Or, après le match entre Fomboni Club et Ngaya Club, il allait y avoir le match entre Fomboni Club et Steal Nouvel de Sima, Anjouan, et la Fédération allait tout faire pour attribuer la victoire aux joueurs de Sima puisqu’il faut empêcher Fomboni Club d’obtenir une nouvelle consécration nationale. L’arbitre que Fomboni Football Club avait refusé n’était autre que Faïssoil Mmadi dit Costa-Rica, de la même île que Ngaya Club. Tout ceci nous pousse à serrer les fesses pour éviter que ces bandits ne viennent nous faire des choses qu’il vaudrait mieux même éviter».

     On l’aura compris. Aux Comores, en politique comme en football, personne ne doit gagner de manière loyale. Tout doit passer par la fraude et la force. Et serrer les fesses ne sert à rien.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 16 novembre 2016.

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