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La guerre des notables: Les dessous d’une élection contestée

La guerre des notables: Les dessous d’une élection contestée
Dimanche 26/02 à la Courneuve dans la région parisienne, un président de la diaspora, M.Mohamed SAID,  a été élu, en présence de 150 notables présents dans la salle ce jour-là. En vérité ce n’était pas une élection d’un représentant de la diaspora, mais plutôt pour une frange des notables de wangazidja(Grande Comores). Auquel cas, ce ne serait plus un groupuscule de personnes qui aurait le privilégie de décider à la place de toute la diaspora comorienne qui est diverse ; c’est-à-dire composée des hommes et des femmes, des jeunes et des adultes, des notables et des non-notables, des mahorais, des mohéliens, des anjouanais et des wangazidja.

En vérité cette élection largement médiatisée cache une crise profonde qui secoue depuis longtemps les notables expatriés de la grande Comores en ile de France. Il y a environs 5 ans, tous les notables de Ngazidja qui se sont regroupés sous 3 factions tribales ; les igna-fambaya (hamahamet, wachili, dimani et Itsandra), igna-itwapourousa( mitsamihouli, mboudé, mboinkou et Bambao), et, le igna-mdombozi(mbadjini).

En effet, toutes ces années, un projet de construction d’une mosquée avait mobilisé les ignas et les régions de Ngazidja pour collecter des fonds destinés à la réalisation de ce projet. Il se trouve que ces fonds ont été détournés ou du moins utilisés à des fins non approuvées en Assemblée Générale.  Aujourd’hui, pour contester ces pratiques mafieuse, après avoir sommé le président de l’association Foudhi Boina, de présenter son bilan d’action qui, malheureusement a été refusé par ce dernier, un groupe dissident conduit par M.Mohamed SAID a décidé de s’affranchir, en organisant son élection jugée illégitime par les comoriens pour l’utilisation abusive du mot diaspora.
La guerre des notables: Les dessous d’une élection contestée

Selon une source bien renseignée, l’élection de M.MOHAMED SAID aurait été dirigée, voir tachée de l’irrégularité; c’est-à-dire que pendant le déroulement du vote, tout le public présent dans la salle n’avait pas le droit de voter. Seul un groupe de personnes choisi  par M.MOHAMED SAID, a été autorisé de participer au vote.

Paradoxalement, cette élection qui était sensée aboutir au choix de leur responsable, est devenue l’élection d’un président de la diaspora. C’est encore une fois une utilisation abusive de ce mot « diaspora », voire une imposture. Comment pourrait-il se vanter de représenter la diaspora, alors que le public présent dans la salle ne représentait pas le tiers des comoriens de l’ile de France, encore moins l’ensemble des comoriens de toute origine.  
D’ailleurs selon un fervent défenseur de l’autre clan de Foudhi Boina, bientôt il organisera une réunion au cours de laquelle ils laquelle toute la diaspora prendra part, pour dénoncer  cette imposture du quelle M. MOHAMED SAID et ses proches se sont rendus coupables.

Ainsi face à ces pratiques mafieuses qui tendent à discréditer toute la diaspora, nous appelons solennellement les autorités comoriennes à ne pas reconnaître ce fameux président qui ne requiert pas aucune légitimité. Nous disons aussi que tous ceux qui ont eu le malheur de détourner des fonds destinés à la réalisation d’une mosquée, aussi puissants soient-ils, ne devraient bénéficier d’aucune confiance et ni légitimité.

Une chose est sûre, cette guerre des notables et des ignas(tribalisme) est loin d’être terminée. Affaire à suivre.
Mbadakome
 
 

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