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La honte frappant Mzimba frappe surtout les Comores

La honte frappant Mzimba frappe surtout les Comores

Ex-Ministre des Affaires étrangères, Conseiller du Président

Par ARM

     Toutes les preuves ont été étalées sur les faux «diplômes» dont se sert Ibrahim Ali Mzimba pour se faire passer pour un juriste et un avocat, et sur le recours par le même Ibrahim Ali Mzimba au faux et usage de faux suivis d’escroqueries, abus de confiance, arnaque, conflits d’intérêts, charlatanisme «juridique» et malhonnêteté généralisée. Mme Fatima M’Madi Saïd a produit des quantités de documents prouvant qu’Ibrahim Ali Mzimba fabrique, produit et vend de faux «papiers français», en plumant sans pitié des clients qui lui font confiance.

Cette affaire n’est pas à traiter à la légère dans la mesure où, à Moroni, sont accréditées des missions diplomatiques (étrangères) et des représentations d’organisations internationales. Aux termes de l’article 1.1.d. de la Convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les relations diplomatiques, entrée en vigueur le 24 avril 1964, parmi les fonctions d’une mission diplomatique, il y a celle consistant à «s’informer par tous les moyens licites des conditions et de l’évolution des événements dans l’État accréditaire et faire rapport à ce sujet au gouvernement de l’État accréditant». Vous avez bien lu cette disposition? Bon! Avançons!

Alors, les chancelleries apprennent qu’un ancien Bâtonnier de Moroni est un escroc et un criminel. Elles s’intéressent à l’affaire, car certaines le connaissent personnellement. En grattant un peu sur le profil du personnage, elles apprennent, médusées, ahuries, scandalisées et indignées qu’Ibrahim Ali Mzimba a même été Conseiller «juridique» du Président Saïd Mohamed Djohar sous la «gendrocratie» et ministre des Affaires étrangères sous la présidence de Mohamed Taki Abdoulkarim, et qu’il a même prononcé un ou des discours du haut de la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU (photo), devant le monde entier.

Les diplomates étrangers et les fonctionnaires internationaux en poste à Moroni qui apprennent cela ne vont pas dire que «le ripoux Ibrahim Ali Mzimba n’est pas sérieux», mais «les Comoriens sont des ripoux et ne sont pas sérieux. Leurs dirigeants sont des escrocs qui ne valent rien». Ils ont raison. Il a été noté qu’Ibrahim Ali Mzimba a été ministre des Affaires étrangères. Or, le ministre des Affaires étrangères est la vitrine du pays à l’étranger. Son statut à l’étranger est éminemment privilégié. Les juristes parlent à juste titre de «ministère des Affaires étrangères, instrument privilégié des rapports internationaux de l’État», signalant que «la primauté du ministère des Affaires étrangères dans la conduite des relations diplomatiques est reconnue par l’article 41, §2 de la Convention de Vienne […]. […] Il est le représentant de l’État, et s’exprime en son nom (CPJI, Affaire du Groenland oriental, 1933, série A/B, n°53»: Nguyen Quoc Dinh, Patrick Daillier et Alain Pellet: Droit international public, 4ème édition, LGDJ, Paris, 1992, pp. 687 et 689.

La honte et le scandale qu’Ibrahim Ali Mzimba jette sur les Comores en tant qu’ancien ministre des Affaires étrangères sont donc à prendre très au sérieux: «Le ministre des Affaires étrangères, organe essentiel des relations extérieures. – À l’exception du Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères est le seul membre du gouvernement qui puisse être considéré comme un organe des relations extérieures de l’État. Il est le seul ministre à pouvoir être considéré comme représentant l’État en vertu de ses fonctions et sans avoir à produire des pleins pouvoirs»: Élisabeth Zoller: Droit des relations extérieures, PUF, Collection «Droit fondamental», «Droit international et communautaire», Paris, 1992, p. 114.

Donc, non seulement Ibrahim Ali Mzimba doit être radié du Barreau, mais doit être aussi poursuivi pénalement par l’Ambassade de France à Moroni et par l’État comorien. Les Comoriens dans leur ensemble doivent sont gravement insultés et salis par la veulerie et le grand banditisme d’Ibrahim Ali Mzimba. Maintenant, ce dernier va-t-il engager ses insulteurs habituels pour injurier Mme Fatima M’Madi Saïd, qui a prouvé en public, documents à l’appui, qu’il est un vulgaire renégat assoiffé de l’argent des autres sans honte, ni humanité? Souvenez-vous: il y a encore quelques semaines, cet Ibrahim Ali Mzimba-là payait des insulteurs pour injurier, calomnier, diffamer, accuser injustement et tenter de discréditer des gens honnêtes. Brutalement, les Comoriens découvrent qu’il est un brigand prêt à tout pour de l’argent. Rien ne sera tenté par les autorités contre lui, car même le 26 mai 2021, il s’est prosterné à Bête-Salam devant le dictateur Assoumani Azali Boinaheri. Mais, les Comoriens qui lui confieront des dossiers et qui seront volés par lui ne devront pas pleurer en public maintenant qu’ils ont appris ses saletés, et savent à quel point il est pourri par l’incompétence et la corruption.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 8 août 2021.

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