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La journaliste Tahamida Mzé séquestrée illégalement

La journaliste Tahamida Mzé séquestrée illégalement

Kiki veut connaître sa source d’informations, bien avérées

Par ARM

       Lors du règne maudit des Mohéliens de Bête-Salam, un 5 juillet, votre site préféré avait publié le discours qu’Ikililou Dhoinine allait prononcer le lendemain, à l’occasion de la fête nationale du 6-Juillet. Ikililou Dhoinine avait prononcé le même discours. Il n’y avait eu ni licenciement à Bête-Bête, ni demande d’informations adressée à votre site sur l’origine de la fuite. L’affaire avait été traitée sous l’angle de la curiosité, sans plus.

Or, aujourd’hui, les Comoriens sont horrifiés, scandalisés et dégoûtés en apprenant que Mme Tahamida Mzé, Directrice adjointe de la station Hayba FM, est entre les mains de Kiki et de sa Gestapo car le média dont elle est le n°2 a fait connaître avant publication officielle le calendrier des prétendues élections législatives de janvier 2020. Rien que ça! La qualification juridique de la fuite relève du procès kafkaïen, qu’affectionne le mort-vivant et «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri, «Le Père qui ne prépare jamais à manger»: «Vol, recel et diffusion d’un document confidentiel». Ha! «Document confidentiel»? Comment un «document confidentiel» finit-il dans la nature, et fait l’objet d’un «vol, recel et diffusion»?

       Parlons vrai. Quand une personne se sent diffamée, elle peut porter plainte. Mais, il est interdit de poursuivre un journaliste qui a bénéficié d’une fuite. Il est interdit de demander à un journaliste de divulguer la source de ses informations. Alors, il faudra rappeler les devoirs des journalistes sur la Charte de Déontologie de Munich (ou Déclaration des devoirs et des droits des journalistes), signée le 24 novembre 1971 à Munich et adoptée par la suite par la Fédération internationale des Journalistes et par l’Organisation internationale des Journalistes:

«1.- Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité.

2.- Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique.

3.- Publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents.

4.- Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents.

5.- S’obliger à respecter la vie privée des personnes.

6.- Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte.

7.- Garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement.

8.- S’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information.

9.- Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs.

10.- Refuser toute pression et n’accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction».

Mme Tahamida Mzé est placée en garde à vue depuis la matinée de ce lundi 21 octobre 2019 alors qu’elle a respecté toutes ces obligations. Dans un pays civilisé, ces arrestations barbares et honteuses sont interdites. Mme Tahamida Mzé est innocente. Elle n’aurait jamais dû être arrêtée.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 21 octobre 2019.

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