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La libération d’innocents n’est pas un bonbon à un bébé

La libération d’innocents n’est pas un bonbon à un bébé

Assoumani Azali se targue de vouloir libérer des innocents

Par ARM

     Depuis le dimanche 26 mai 2019, on entend de nouvelles stupidités de la part du mort-vivant et «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». Il parle de «mesures d’apaisement». Le mardi 28 mai 2019, lors d’une interview accordée à Radio France Internationale (RFI), il a même eu l’indécence de s’attribuer le beau rôle en promettant la libération d’innocents. Cette histoire réveille de vieux souvenirs du Maroc, même si ces souvenirs sont positifs, mais tout de même surprenants.

Voici l’affaire du Maroc: «Le 28 février 1997, à Rabat, onze partis politiques, dont cinq de l’opposition, ont signé, avec le ministre de l’intérieur, M. Driss Basri, une charte politique visant “à la consolidation du régime démocratique fondé sur la monarchieˮ par la voie du consensus. Les termes de ce document sont révélateurs de l’atmosphère politique qui domine l’actuelle transition au Maroc. Tous les signataires se sont engagés à respecter la Loi; l’administration s’oblige à veiller “au respect de l’égalité, de l’impartialité envers tous les partis politiquesˮ et à “sanctionner les pratiques illégalesˮ. Quant aux partis, ils promettent de mobiliser leurs électeurs “dans un esprit positifˮ et de ne pas contester, a priori, la sincérité des scrutins. L’opinion publique, à l’annonce d’un tel accord, a été passablement stupéfaite. Un journaliste a exprimé sa propre surprise en ces termes: “Depuis quand, dans les démocraties, éprouve-t-on le besoin de signer un engagement, en en faisant une montagne médiatique, qui stipule spectaculairement… que les gens vont respecter la Loi?ˮ»: Zakya Daoud et Brahim Ouchelm: Vers une transition tranquille? Le Maroc prêt pour l’alternance, Le Monde diplomatique, Paris, juin 1997.

Dans le cas des Comores, toutes les personnes sensées se posent la même question que le journaliste marocain: «Depuis quand, dans les “démocratiesˮ, éprouve-t-on le besoin de faire des discours, en en faisant une montagne médiatique, qui stipule clairement que les gens vont respecter la Loi, en libérant des innocents jetés en prison pour des raisons illégales et politiciennes sans la moindre valeur juridique?». Oui, tous nos prisonniers politiques sont innocents et ont été emmurés illégalement. Leur libération n’honorera jamais leur bourreau.

Dans son discours «d’investiture» et dans son interview à RFI, le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri s’exprime comme si la libération des innocents est un cadeau à ses victimes, à leurs familles et au peuple comorien. Il se trompe, et il se trompe lourdement. S’il était un homme éduqué normalement, et s’il n’était pas fou, il aurait dû commencer par demander pardon à Dieu, au peuple comorien, à ses innocentes victimes et à leurs familles. D’ailleurs, maintenant qu’il croit avoir réalisé son plan pour rester à Bête-Salam dans l’illégitimité jusqu’à «l’horizon 2030» et au-delà, il pourra même demander la résurrection de ceux qu’il a lâchement assassinés et dont le sang souille à jamais sa personne malfaisante de criminel.

Rira bien qui rira le dernier. Comme disait le Chinois Lao-Tseu (VIème – Vème siècles avant Jésus-Christ), «si quelqu’un te fait du mal, ne cherche pas à te venger; assieds-toi au bord de la rivière et bientôt, tu verras passer son cadavre». Le «ventriote» Assoumani Azali Boinaheri ne quittera jamais Bête-Salam vivant. En plus, personne de sérieux ne le voit continuer de crâner et de faire du mal au-delà du 31 décembre 2019.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 29 mai 2019.

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