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La monnaie fait partie de notre souveraineté nationale

La monnaie fait partie de notre souveraineté nationale

Il n’y a pas d’indépendance sans indépendance monétaire

Par Saïd Ahmed Saïd Abdillah

     «Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est maître absolu de toute l’industrie et tout le commerce… et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d’une manière ou d’une autre, par une très petite élite de puissants, vous n’aurez pas besoin qu’on vous explique comment les périodes d’inflation et de déflation apparaissent»: James A. Garfield (1831-1881), Président des États-Unis, assassiné.

     Les Comores sont indépendantes depuis le 6 juillet 1975 et reconnues par les Nations Unies sur la base de quatre îles à savoir Mayotte, Anjouan, Mohéli et Grande-Comore le 12 novembre 1975. L’indépendance est acquise avec beaucoup de bruits mais reste inachevée. Elle est inachevée car notre île, Mayotte, est encore occupée par la France et l’ancien colonisateur nous impose toujours sa monnaie, le franc CFA appelé aux Comores pour nous duper «franc comorien». La question de Mayotte est très souvent débattue par les hommes politiques comoriens. Mais, celle de la monnaie est ignorée, et les dirigeants comoriens d’hier et d’aujourd’hui croient pouvoir s’adapter et vivre avec une monnaie étrangère, c’est-à-dire, des devises. Depuis plusieurs années d’indépendance, le pays n’arrive même pas à assurer les paiements réguliers des fonctionnaires. Ceci est dû avant tout, à l’absence d’une monnaie nationale et d’une politique monétaire. La monnaie est la base de tout développement et l’un des fondements de notre souveraineté nationale. La France nous colonise toujours par la monnaie, la politique monétaire et par l’économie. Pour sauver les Comores et libérer un jour l’île comorienne de Mayotte de l’occupation française, nous devons quitter la zone franc CFA en ayant notre propre monnaie nationale. Il est suicidaire de confier la gestion monétaire de son pays à un autre pays, qui occupe par la force une partie de notre territoire.

Les avantages cités pour notre appartenance à la zone franc CFA

     «J’estime que maintenant, après cinquante ans d’indépendance, il faut revoir la gestion monétaire. Si nous récupérons notre pouvoir monétaire, nous gérerons mieux. Le Ghana a sa propre monnaie et la gère bien. C’est le cas aussi de la Mauritanie, de la Gambie qui financent leurs propres économies» avait déclaré Abdoulaye Wade, alors Président du Sénégal, sur Radio France Internationale (RFI), le 3 avril 2010. Pour pérenniser sa domination sur nos pays et quatorze autres pays de l’Afrique francophone, la France nous impose sa monnaie avec les fameux accords de coopération monétaire qui ne sont autres qu’une colonisation monétaire et la mainmise sur notre économie nationale. Cette politique néocoloniale est entretenue et appliquée par des hommes et des femmes des Comores et d’autres pays d’Afrique qui profitent du système au détriment de leurs populations et de leurs pays. Les porte-drapeaux du néocolonialisme avancent des avantages sur notre appartenance au système monétaire colonial appelé zone franc, utilisant le franc CFA.

     L’appartenance des Comores à la zone franc, disent-ils, permet la convertibilité illimitée de la monnaie dite franc comorien en franc français et par la suite en euros. Il faut d’abord signaler que ce n’est pas notre monnaie. C’est une monnaie française qui s’appelait dans le temps franc de la communauté française d’Afrique, donc le franc des colonies françaises d’Afrique pendant la colonisation totale des Comores par la France. Aujourd’hui, on l’appelle franc comorien pour duper notre peuple et nos élites. Si une monnaie française est convertible à une autre monnaie française, il n’y a ni miracle, ni avantage pour le peuple comorien.

     Les laudateurs également de l’utilité d’avoir une monnaie stable. La monnaie française dite franc comorien est arrimé hier au franc français aujourd’hui à l’euro avec à une parité fixe. Cette parité lui permet d’être stable quelles que soient les secousses financières et économiques mondiales. C’est une fausse analyse du rôle de la monnaie de vouloir l’apprécier comme un mur stable. La monnaie est l’oxygène d’un pays et ne peut être stable quand l’économie est instable. Même avant pour certains, tous les monnaies mondiales y compris l’euro sont instables, c’est-à-dire flottantes. Comment peut-on être attaché à quelque chose qui bouge régulièrement sans subir un effet de mouvement? Mais comme c’est une monnaie qui ne reflète pas notre économie et qui n’a aucun apport pour notre production locale?

     Ce sont les avantages cités par les porte-drapeaux, pour ne pas dire des collabos du néocolonialisme, afin de nous de garder sous sa domination par des mirages.

Les inconvénients de notre appartenance à la zone franc

     «Permettez-moi d’émettre et de contrôler les ressources monétaires d’un pays et je me moque de celui qui écrit ses lois»: M. A. Rothschild (1744-1812).

     La dépendance monétaire n’est concevable pour aucun pays, petit ou grand, riche ou pauvre. La colonisation économique et monétaire nous empêche toute voie de développement. Le pays vit à base des devises, autrement dit des monnaies étrangères. Le premier inconvénient de la colonisation monétaire, admise par certains leaders politiques comoriens, est le retard quasi permanent des paiements des salaires des fonctionnaires. Il faut savoir qu’un pays qui n’arrive pas à payer ses fonctionnaires n’a plus d’existence économique, ni morale. Je ne parle pas du blocage de la consommation et de la production, qui sont des facteurs fondamentaux qui vont stimuler la croissance. Depuis l’indépendance de notre pays, on vit sur ce système qui nous tue à petit feu. Aucun de nos hommes politiques et de nos dirigeants n’osent mettre en cause ce colonialisme monétaire et oser à prendre en charge l’indépendance économique et monétaire de notre pays. Le professeur d’Économie et ancien président de l’Assemblée nationale de Côte-d’Ivoire, Mamadou Coulibaly accuse: «Les élites et la classe politique africaine n’ont fait qu’empirer la situation en prétendant qu’elles ne possédaient pas des compétences nécessaires pour gérer propre monnaie de manière efficace et responsable, à l’inverse des pays occidentaux ou asiatiques».

Le deuxième inconvénient grave de notre colonialisme monétaire avalisé par ce qu’on nous impose comme des accords de coopération monétaire est de garder 65%, au moins, de nos avoirs extérieurs au sein d’un compte ouvert auprès du Trésor français. Ce compte reste très opaque et personne ne sait combien l’État comorien dispose à son sein. Les Comores sont encore à 65% voire 100% au moment où tous les pays de la zone Franc (14 pays) sont passés à 50%. Comment un pays pauvre comme le nôtre peut se permettre de laisser 65% de ses avoirs extérieurs (toutes les rentrées en devises, les ventes, les crédits, les aides, etc.) à un pays aussi comme la France? Nos dirigeants doivent se réveiller afin de penser à l’avenir de la population comorienne au lieu de s’occuper uniquement des intérêts du colonialiste et de leurs intérêts propres.

     Il est souvent avancé comme argument que le dépôt de 65% est la garantie que la France porte sur notre monnaie. La monnaie ne peut être garantie que par l’État qui l’émet à la limite de la frontière de son usage. Ceci étant, la monnaie comorienne est une monnaie française, et cela signifie que notre territoire est encore sous la coupole de la France, qui en use comme garant de notre monnaie pour enrichir sa propre monnaie.

     Le troisième inconvénient grave du colonialisme monétaire est l’absence totale de la maîtrise de la politique monétaire de notre pays

     «Il n’existe pas de moyen plus efficace pour prendre le contrôle d’une nation que de diriger son système de crédit (monétaire)»: M. Phillip A. Benson, Président de l’American Bankers’ Association, 8 juin 1939.

     Pour développer l’économie d’un pays, on a besoin la politique monétaire et de la politique budgétaire. Les Comores n’ont pas une monnaie nationale donc pas de Banque centrale digne de ce nom. Faute d’avoir une monnaie, notre gouvernement ne peut jamais user de politique monétaire pour lancer l’économie ni pour la soutenir. Notre gouvernement est condamné à emprunter, à mendier et à vendre des passeports, c’est-à-dire notre identité nationale, parfois à des terroristes, pour assurer ses charges et surtout payer les fonctionnaires. Les Comores n’ont pas une banque centrale digne de ce nom mais des murs et une administration qui représente le Trésor public français. Pour duper le peuple comorien, la France a créé une institution symbolique qui ne contrôle pas notre politique monétaire mais assure la transaction entre la France, les Comores et les autres pays et les institutions financières internationales. Au sein de ladite «Banque centrale des Comores» qui compte fêter ses trente ans d’existence sans que les Comoriens ne sachent ce qu’elle a apporté au développement de notre pays, il y a huit administrateurs: quatre Français et quatre Comoriens. La France dispose aussi d’un droit de blocage pour les décisions importantes. La Banque centrale des Comores ne peut adopter une décision qu’avec l’accord d’au moins cinq des représentants. Elle ne maîtrise pas notre politique monétaire et n’assume pas les rôles traditionnels d’une banque centrale. Les Comoriens n’ont aucun pouvoir de décision sur leur banque centrale. La politique monétaire suivi par notre banque centrale est celle décidée par la Banque centrale européenne (BCE). La banque centrale des Comores se contente de lutter contre l’inflation et d’assurer la stabilité financière. Un pays comme les Comores ne peut pas avoir une même politique monétaire que l’Europe, et surtout pas la zone euro. L’action de la Banque centrale des Comores est contraire aux intérêts de la population comorienne et ne favorise pas le développement du pays. Ce colonialisme monétaire nous a amené à la dévaluation de 14 janvier 1994. La plupart des chefs d’État membres de la zone franc ont tout fait pour s’opposer, mais en vain.

     La dévaluation d’une monnaie dépend de la vision de la politique économique et monétaire d’un pays. Elle n’est jamais été un avis simple d’une politique extérieure, aussi puissante ou visionnaire soit-elle. Le constat de cette dévaluation imposée de l’extérieur est amer. Il n’est pas à exclure que la France qui subit une crise de surendettement s’attaque aux réserves des États africains laissées dans son Trésor en dévaluant encore le franc CFA sans l’aval des pays concernés.

L’arrimage du franc CFA à l’euro

     La France, en adhérant à la monnaie unique européenne, n’a pas voulu se libérer de ses colonies monétaires et a su négocier leurs arrivages à la zone euro. Le 11 janvier 1999, l’euro est devenu la monnaie de onze pays de l’Europe, dont la France. La monnaie coloniale, le franc CFA a suivi son maître en remplaçant le franc français par l’euro. La France garde ses avantages sur les monnaies africaines, qui gardent au moins 65% de leurs avoirs extérieurs au sein des comptes d’opérations ouvert à son Trésor et les peuples africains crèvent de faim. L’Union européenne, en héritant des accords monétaires franco-africains, a acquis juridiquement le pouvoir de modifier selon ses intérêts la parité entre le franc CFA et l’euro. C’est l’Union européenne qui intervient au nom des pays africains membres de la zone franc sur les marchés internationaux des devises. Les Banques centrales africaines de la zone franc n’ont aucune existence juridique sur les marchés des changes.

L’indépendance économique et monétaire

     «Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas. Mais c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles»: Sénèque.

     La question de l’indépendance monétaire ne devrait même pas se poser aujourd’hui après 41 ans d’une indépendance à minima. La monnaie fait partie de notre souveraineté nationale comme le drapeau. L’indépendance d’un pays ne peut s’assumer à moitié, en laissant une partie à l’ancien colonisateur, lui permettant de continuer à nous dominer. Nos aînés en politiques ont fait leurs devoirs selon leurs moyens et leurs capacités. Ils nous ont laissé ce beau pays dont nos rôles sont entre autres de parachever l’indépendance monétaire et territoriale de notre pays. Nous avons le devoir de bâtir notre pays en instaurant un État fort viable et stable ayant sa propre monnaie et libérant Mayotte de l’occupation française. Pour lutter contre la pauvreté, la corruption et assurer un développement pour notre pays, nous devons quitter la zone franc. Il est aberrant de crier pour la libération de Mayotte en laissant la France le soin de gérer notre politique économique et monétaire.

Les avantages de l’indépendance monétaire

     «Le gouvernement devrait créer, émettre, et faire circuler toutes les devises et tous les crédits nécessaires pour satisfaire les dépenses du gouvernement et le pouvoir d’achat des consommateurs. En adoptant ces principes, les contribuables économiseraient d’immenses sommes d’argent en intérêts. Le privilège de créer et d’émettre de la monnaie n’est pas seulement la prérogative suprême du gouvernement, mais c’est aussi sa plus grande opportunité»: Abraham Lincoln (1809-1865), Président des États-Unis, assassiné.

     L’un des premiers avantages de notre indépendance monétaire est d’assurer les paiements réguliers de nos fonctionnaires. Lorsque les fonctionnaires sont payés à temps, il y a aura une relance de la consommation, qui va entraîner une production (agricole…) qui va favoriser la croissance. Par ailleurs, un fonctionnaire qui est assuré d’avoir son salaire à chaque fin de mois est moins corruptible que celui qui accumule cinq mois d’arriérés. Il est aussi à noter qu’on évitera de vendre notre identité nationale ou mendier pour payer nos fonctionnaires et dettes internes.

     L’État peut aussi faire des grands investissements dans les infrastructures routières, immobilières et agricoles. Cette indépendance monétaire nous permettra de nous développer rapidement et de lutter contre le chômage, surtout celui des jeunes diplômés.

     Le deuxième avantage de notre indépendance monétaire est de nous permettre d’avoir une Banque centrale des Comores qui aura une politique économique et monétaire favorable à notre pays. La Banque centrale, qui a, entre autres rôles de mener une politique monétaire adaptée à notre besoin national et aussi de lutter contre le chômage et pour la maîtrise de l’inflation et du pouvoir d’injecter directement une quantité de monnaie dans le circuit de l’économie. Cette fonction permet à la banque centrale de baisser le taux d’intérêt des crédits bancaires en vers les petites, les moyennes entreprises et l’artisanat, fers de lance de notre développement économique.

     Avoir une Banque centrale nous permettra aussi d’avoir des banques secondaires, appelées banques commerciales pour faciliter nos transactions et développer notre économie. Comment peut-on comprendre qu’après 41 ans d’indépendance, nous n’avons pas une seule banque nationale? À défaut d’une monnaie nationale, d’une Banque centrale nationale, notre peuple est laissé à la merci d’une spoliation par un système financier colonialiste français (Meck, Sanduk, Bic, Exxim et BFC), avec des crédits hypothécaires qui appauvrissent et pilent l’or de nos citoyens. Le pays a besoin d’urgence d’une indépendance monétaire afin de vivre avec sa propre monnaie et se préparer à l’intégration régionale vers l’océan Indien et l’Afrique de l’Est.

     L’indépendance monétaire nous permet, aussi, de valoriser la manne financière de la diaspora comorienne en France et ailleurs. Les Comores auront dû avoir un très grand avantage par rapport aux autres pays de l’océan Indien si elles avaient une monnaie nationale. Il y a un transfert d’énorme des devises provenant de la diaspora comorienne résidant en France vers les Comores sans que ces fonds ne profitent à l’État comorien.

     Un Mauricien résidant en France qui envoie 100 euros à sa mère aide sa famille et son pays, car la famille de ce Mauricien encaisse des roupies qui équivalent aux 100 euros, et la Banque centrale de Maurice garde le 100 euros dans ses réserves des devises et crée une autre monnaie qui équivaut à ces mêmes 100 euros. Un Comorien résidant en France qui envoie 100 euros aux Comores aide sa famille et non l’État comorien. Car la France, par le biais de la poste ou autre, donne du franc comorien à la famille de ce Comorien et récupère le 100 euros, au lieu d’être conservé au sein de notre banque centrale. C’est un exemple aussi banal mais quotidien qui montre l’avantage et l’importance de notre indépendance monétaire. Il faudra noter qu’à chaque entrée de devises, le pays gagne doublement si nous avons notre propre monnaie nationale. C’est dans ce sens qu’on stimule et favorise l’arrivée des touristes dans notre pays afin qu’ils apportent des devises. Mais, pour valoriser les devises, comme celles apportées par notre diaspora, il nous faut une monnaie nationale.

L’indépendance monétaire nous permet de valoriser doublement les aides du monde arabo-musulman

     Il faut souligner que nous sommes l’un des rares pays du monde à bénéficier des aides non remboursables des pays arabo-musulmans. Pour le moment, ces aides profitent beaucoup à la France qu’aux Comores et aux Comoriens du fait qu’on utilise la monnaie française. Il nous arrive d’avoir des aides extérieures importantes qu’aucun pays de l’océan Indien ne peut espérer obtenir. Mais, ces aides ne profitent au final qu’à la France. Chaque entrée d’une devise entraîne une création monétaire équivalente en monnaie d’usage locale, le franc comorien, donc une intervention de la France, propriétaire de la monnaie. Quand le roi du Qatar nous a fait un don des millions d’euros afin de payer les fonctionnaires suite à la demande du Président Ahmed Abdallah Sambi, notre pays avait gagné beaucoup des devises. Or un État souverain ne paie pas ses fonctionnaires en devises étrangères. C’est totalement absurde. Depuis quand un pays paie ses fonctionnaires en devises étrangères? On avait donné à la France ces devises qui nous les avait échangées à sa monnaie étiquetée franc comorien pour payer nos fonctionnaires. Or si on avait notre propre monnaie nationale, notre Banque centrale aurait créé une monnaie équivalente à la somme des millions d’euros pour payer nos fonctionnaires et aussi garder ces millions d’euros au sein de notre Banque centrale. Ces devises nous auraient permis d’acheter un bateau, un avion ou d’autres choses pour favoriser le développement de notre pays et non pour payer des fonctionnaires.

Les craintes des anti-indépendances économiques et monétaires

     La plupart des leaders politiques comoriens ne se prononcent sur la question monétaire en craignant le gouvernement français pour leur avenir politique. Pour masquer leurs craintes, ils évoquent la situation économique et sociale de Madagascar, qui n’a rien à voir avec leur indépendance monétaire. Ils font semblant d’oublier ou d’ignorer le cas de Maurice, de Seychelles, pays qui ont leurs propres monnaies et qui connaissent un réel développement économique et social. Certains parleront des risques de l’inflation ou de l’immaturité politique des Comoriens. Ce sont des craintes qui n’ont aucune raison de nous freiner pour aller en avant, en demandant notre indépendance économique et monétaire.

     Il y a d’autres qui avancent l’absence des productions ou des richesses minières pour gérer et maitriser une monnaie nationale. C’est la monnaie qui stimule et favorise la production et non l’inverse. Un pays, qu’il soit pauvre ou riche, doit à tout moment avoir sa propre monnaie pour pouvoir exister et assurer un moyen d’échange, de réserve et avoir une unité des valeurs, qui sont les rôles fondamentaux de la monnaie. Ayons le courage de prendre notre destin en main. Il n’y aura ni Messie, ni Prophète pour sauver notre pays. C’est à nous de le faire, au prix de notre sueur et notre sang et rien d’autre.

     Que Dieu bénisse les Comores dans l’unité de l’archipel à savoir, Mayotte, Anjouan, Mohéli et Grande Comore.

Par Saïd Ahmed Saïd Abdillah

Président Parti Comores Alternatives (P.C.A)

saidabdillah@yahoo.fr

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© www.lemohelien.com – Mercredi 24 août 2016.

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