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La présidence bicéphale iranienne aux Comores inquiète

La présidence bicéphale iranienne aux Comores inquiète

Dangers géostratégiques des saletés de Hamada Madi Boléro

Par ARM

  Quand il faisait le mal absolu pour placer frauduleusement le putschiste Azali Assoumani au pouvoir, Hamada Madi Boléro n’a pas pensé aux conséquences désastreuses de sa haine envers Mohamed Ali Soilihi. Il voulait juste frauder au profit d’Azali Assoumani et Ahmed Sambi, mais sans penser aux implications néfastes de sa haine sur tout un pays. Il est donc invité à lire l’article publié le mercredi 18 mai 2016 par le site www.mondafrique.com, article qui fait apparaître de nombreuses horreurs, notamment le financement de la campagne électorale des deux dictateurs par l’Iran via son Ambassade à Antananarivo, sur l’île de Madagascar, mais aussi la colonisation des Comores par l’Iran. Lecture…

  «Allié de l’Arabie saoudite au cœur de l’océan Indien, les Comores pourraient désormais tendre la main à l’Iran suite aux présidentielles qui ont consacré la victoire, début mai, non pas d’un, mais de deux anciens chefs d’État. Dix ans après la fin de sa présidence, le colonel Assoumani Azali, ex-putschiste qui a régné sur ce petit archipel de 750.000 habitants entre 2002 et 2006, fait son grand retour aux affaires, emportant dans ses bagages son principal bras droit durant la campagne, l’ex-chef d’État Ahmed Abdallah Sambi. Connu pour sa proximité avec les autorités de Téhéran, ce religieux formé en partie en Iran et surnommé “l’Ayatollah” par ses adversaires avait aidé la grande puissance chiite à renforcer sa présence dans le pays sous sa présidence de 2006 à 2011.

  Les années Téhéran

  Signe de ce réchauffement des relations entre Moroni et Téhéran, l’Iran avait ouvert sa propre ambassade dans la banlieue de la capitale comorienne en 2010. Un symbole de poids qui avait entraîné dans son sillage la création de plusieurs organismes alimentés par des capitaux iraniens. C’est le cas de la Fondation culturelle “Tybiane” dédiée notamment à la promotion de l’islam ou encore des centres médicaux du Croissant vert iranien qui dispensent des soins gratuits aux plus démunis. En 2010, l’organisation caritative “The Imam Khomeiny Relief Foundation”, qui met en place des activités de formation professionnelle, s’est par ailleurs installée dans un immeuble du nord de la capitale bâti, à l’origine, sur financement européen.

  VRP choyé de Téhéran qui considère les Comores comme un tremplin stratégique vers l’Afrique australe et du sud, Sambi est rapidement récompensé pour ses loyaux services. Des subsides versés depuis l’Iran à travers la Société Anonyme de la Grande-Comore (SAGC), héritière d’une société coloniale française en charge de gérer les terres du pays, alimentent, pendant plusieurs années, la confortable fortune que se constitue l’ex-chef de l’État. À l’époque, l’opposition affirme que la formation de sa garde personnelle est en partie assurée par les “Pasdaran” iraniens. Enfin, lors de la dernière campagne électorale en 2016, des rumeurs circulent dans les cercles diplomatiques faisant état de l’envoi de financements depuis l’ambassade iranienne à Madagascar au profit du candidat Azali.

  Duel des titans

  Clairement affiché, ce tropisme iranien irrite au plus haut point le pouvoir saoudien qui se pensait en terre conquise dans cette petite République islamique composé à 99% de musulmans sunnites. La tension monte encore d’un cran lorsque Sambi décide de décorer l’émir du Qatar du Grand Croissant de l’Ordre du Croissant Vert des Comores à l’occasion de l’une de ses visites. Riyad, qui s’inquiète à l’époque de voir grossir l’influence de son voisin qatari, parrain des frères musulmans que les saoudiens conspuent, prend ces honneurs pour une provocation.

  La monarchie ne restera froissée qu’un temps. L’arrivée au pouvoir du président Ikililou Dhoinine aux Comores ramène l’archipel dans le giron de Riyad. En parvenant à rembourser 80% des 55 millions de dollars de prêts versés par le Fonds saoudien de développement (FSD) à l’État comorien, les autorités du pays donnent des gages de bonne volonté. Progressivement, le vent tourne.

  En 2013, le royaume saoudien répond à l’influence iranienne en installant sa propre ambassade à Moroni avant de signer un accord de défense avec l’État comorien. Célébrant la nouvelle entente avec l’archipel, Riyad accorde un don de 40 millions de dollars dont une partie sert à couvrir les arriérés de salaires des fonctionnaires comoriens. De quoi convaincre Moroni d’emboîter le pas aux Émirats arabes unis, au Bahreïn et au Soudan, qui rompent, à la suite de l’Arabie saoudite, les relations diplomatiques avec l’Iran en janvier 2016. Une décision motivée par l’attaque de plusieurs missions diplomatiques saoudiennes par des manifestants qui protestaient contre l’exécution du dignitaire religieux chiite saoudien, cheikh Nimr al-Baqer al-Nimr. Dans la foulée, l’ambassadeur iranien à Moroni est appelé par le ministère des Affaires étrangères comorien à “prendre toutes les dispositions appropriées pour quitter le territoire national dans les meilleurs délais”. Un temps rangé du côté des partenaires privilégiés des Comores, l’Iran est finalement mis hors-jeu. Porté à la tête de l’État le duo Azali-Sambi pourrait, à nouveau, renverser la donne».

  Voilà les dangers auxquels Hamada Madi Boléro, Azali Assoumani et Ahmed Sambi exposent les Comores. Et ce n’est qu’une partie des malheurs que ce triumvir de la haine et de la haine prépare pour les Comores.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 21 mai 2016.

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