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La rentrée 2020/2021 semble être incertaine pour certaines écoles.

Jusqu’à avant hier lundi 9 novembre 2020, aucun calendrier fixant les dates de la rentrée 2020/2021 n’est publié. Une situation qui inquiète plus d’un. Pour certains responsables des écoles privées, même si le calendrier est publié, certains établissements privés auront du mal à reprendre les cours. D’autres ne sont même pas en mesure d’ouvrir les portes aux élèves. La crise de la Covid-19 en est la cause. Certaines écoles privées ont des dettes à la banque qu’elles n’arrivent pas à honorer. Une grande majorité n’arrive pas à payer les loyers.

 
La rentrée 2020/2021 semble être incertaine. C’est du moins ce qu’affirment des responsables de certaines écoles privées que nous avons contactés. Plusieurs facteurs seraient la cause comme le souligne le directeur de l’école Franco-Arabe, Ali Ahamada, trésorier de la coordination des écoles privées. Selon lui, aucun calendrier n’est sorti jusqu’aujourd’hui. “Certaines écoles privées voulaient effectuer la rentrée les 2 et 3 novembre dernier mais un communiqué du ministère de l’Education nous l’a interdite sous prétexte que le ministère doit introduire une note en conseil avec des propositions sur les dates de la rentrée scolaire. Et jusqu’à maintenant on ne nous a rien informés”.

Selon lui, le ministère voudrait à ce que la rentrée soit effectuée le même jour pour les établissements publics et privés. Le directeur de l’école Franco-arabe nous parlera d’énormes difficultés que rencontrent les écoles privées. “Le ministère a demandé à ce qu’on ne délivre pas des cartes professionnelles aux enseignants car cette charge lui incombe et à ce jour ces cartes ne sont pas faites.
Nous avons des dettes envers les banques et des loyers à payer”, souligne le même Ali Ahamada. “Certaines écoles qui ont eu quelques recettes pendant la reprise étaient obligées de payer les impôts, alors que nous avions demandé qu’on soit exonéré. D’autres ne vont pas pouvoir ouvrir leurs portes pour cause de dettes”. Selon le trésorier de la coordination des écoles privées, les responsables des écoles privées de Ndzuani et Mwali se sont réunis pour discuter sur le même sujet. L’idée d’organiser un congrès national est à l’étude.
Rentrée non effective
Pour sa part, le directeur de l’école Gymnase, Ali Ahmed Mouigni Amir indique qu’ils sont en négociation avec le ministère de l’Education. “Nous avions un paquet de revendications suite à la crise de la Covid-19 qui n’a pas été satisfait et la rentrée ne peut pas être effective tant que les problèmes que nous avons ne sont pas résolus”. Il estime qu’il est incompréhensible que des services soient aidés par le gouvernement et que les établissements scolaires privés “qui contribuent d’une façon importante au budget de l’Etat et qui comptent plus de 6000 agents permanents soient délaissés”. “Après plusieurs mois de négociations avec les ministres de l’Education, de l’Economie et des Finances, rien n’a avancé”.

Il soulignera que certains établissements ont jugé nécessaire d’organiser des cours de remise à niveau ou des séances de rattrapage pour les élèves, mais que la rentrée générale ne pourra être effectuée tant qu’ils ne seront pas en harmonie avec le ministère de l’Education nationale. “Nous avons discuté sur plusieurs questions comme les dettes envers les banques, les loyers à régulariser, les impôts et taxes. Des questions financières qui font que les écoles privées soient dans des situations catastrophiques et nous avons présenté un budget de plus d’un milliard, revu à la baisse par le ministère de l’Education sans notre consentement à un coût de 655 millions.
Ce dernier tient compte seulement de l’école maternelle, du scolaire et du personnel permanent et non du collège et du lycée et c’est une initiative prise par le ministère seulement. Ce dossier a été transmis au ministère de l’Economie puis à celui des Finances mais jusqu’à maintenant rien n’a été fait”. Contacté au téléphone, le directeur de cabinet du ministre de l’Education nationale déclare que le ministère a proposé un calendrier au conseil et qu’il doit être discuté en interministériel cette semaine pour validation. Concernant les revendications des écoles privées, il souligne que le dossier se trouve actuellement au ministère des Finances.

Abouhariat Saïd Abdallah – Al-watwan

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